Ce ne sont pas les noyers qui manquent à Availles !
J'en vois qui marmonnent derrière leur écran : quelle histoire horrible va-t-elle encore nous raconter ?
Ce ne sont pas les noyers qui manquent à Availles, disais-je... On en fait même de l'or.
Oui, car à Availles, les noyers sont essentiellement... Des arbres à noix.
Tout availlais qui se respecte sait que du noyer coule l'or d'Availles, j'ai nommé l'huile. L'huile de l'huilerie Lépine, la meilleure.
On plantait donc des noyers partout au village : il y en avait sur l'ancienne place (celle qui était près de l'église), il y en avait sur le terrain d'un des plus anciens cimetières, là où sera construite la maison école. On en trouvait même en bordure du cimetière, celui qui va devenir notre place.
La saison venue, on ramassait les noix, celles de la place, celles des chemins, celles des terrains et même celles qui tombaient dans le cimetière. Et on les vendait aux enchères. Le bénéfice de la vente revenait aux pauvres du village avec un petit dédommagement pour celui qui s'était occupé du travail. Aucune noix ne se perdait !
Les noyers sont au conseil municipal ce que les marronniers sont aux journalistes. Ils reviennent tous les ans. Il y a de bonnes et de mauvaises saisons. C'est le pain des pauvres qui en subit les conséquences.
En 1861, c'est Pierre HENIN qui est fermier des noyers de la place.
Ainsi en 1865, la vente à la criée des noix provenant de la récolte des sept noyers de la place produit la somme de 25 francs et est adjugée au Sieur MOREAU François du bourg.
En 1867, c'est GUINDEUIL qui ramasse 35 francs.
En 1868, 28 francs adjugés à Pierre FURGE.
En 1878, Les 5 noyers qui se trouvent au milieu du bourg seront vendus pour être arrachés immédiatement, le terrain sera planté en marronniers comme la nouvelle place. On pourrait vendre aussi le noyer qui est au bord du ruisseau longeant l’ancien cimetière, de manière que la nouvelle plantation régulière aille jusqu’à ce cours d’eau ou à 1 m environ de ce cours d’eau. Les 5 noyers valent 125F
Combien de noyers du village attendent aujourd'hui des availlais de bonne volonté pour rentabiliser leurs fruits ? Allez les jeunes, un peu d'huile de coude que diable !
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Ancien
cimetière, les patronymes de l'allée N
ARNAULT
– BLANCHARD – CLERTE – DOUBLEAU - GRANDIN – HILLERET – LAUGEL - LEPINE – MARTIN
– MERCIER – MORIN – RIBREAU – RICHARD - SAIVEAU -
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Cimetière
de Prinçay, les patronymes en N
NAUTRE

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