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samedi 31 mars 2018

Le château de la Cataudière - Gravure ancienne.


Source : Image de la Cataudière transmise par le CCHA, confiée par un ancien châtelleraudais apparenté à la famille Treuille. Non datée.

Transcription : 
La Cataudière
Ainsi dénommée pour ce que en le temps d'autrefois certains godelunaux et damoiseaux y venaient quérir rencontres et aventures moult plaisantes autant que délectables.
Cesluy chasteau fûst en ces dernières années reconstitué selon la mode et le goûst du jour par l'éminent architecte le Sieur Favernait. Ingéneur es bâtiments de sa Majesté le Roy.
La galerie en devanture es un des plus mirifiques travaux de ferronnerie qu'oncques se vit. Au dedans?, deux trompes d'angle sont des merveilles de coins et pierre (Tiré d'après nature).

A Paris et se vend chez l'auteur le Sieur O graveur Marchand d'estampes demeurant rue de la Buscherie en la maison de Monsieur Maumente la 2ème porte cochère après la rue aux rats. 

Soumise à la sagacité des animateurs Culture et Patrimoine du Grand Châtelleraudais, cette iconographie semble se situer au XIXème siècle, entre 1820 et 1850, c'est à dire durant la période d'occupation du château par Cora Millet-Robinet.


mardi 14 février 2017

Une série, un épisode - AD86 Série 4 U 31 Justice de Paix à Availles.

Source AD86 - Série 4 U 31 

L'exploration du patrimoine d'Availles me mène régulièrement aux Archives Départementales de la Vienne. J'y découvre des ressources inexplorées et des pépites incontestables. Celles-ci construisent petit à petit l'histoire de notre commune. Les informations se recoupent. Les personnages deviennent familiers. Derrière l'anecdotique qui sait ce qu'il est possible d'apprendre ? 
Ici la Justice de Paix du canton de Vouneuil-sur-Vienne (4 U 31), dont dépendent les communes d'Availles et de Prinçay (en 1808, Prinçay est encore une commune). Le Juge de Paix est M. DELAFOND, propriétaire de la Cataudière. C'est dans son château qu'est rendue la Justice. La Justice de Paix est mise en place en 1790. C'est une justice de proximité, simple, rapide et gratuite dont le but est la conciliation. 
La Série 4 U est savoureuse : c'est le feuilleton des petits tracas, qui finissent par s'arranger, moyennant une amende et un peu de bonne volonté ! 
Ainsi en septembre 1808, le Sieur RABAUD s'agace après ses voisins, tous ses voisins...
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o   26/09/1808 - René RABAUD de Prinçay contre René GUILLE. GUILLE ne cesse de « passer et repasser » journellement dans un pré de 50 ares appartenant à RABAUD et situé au « Pré des Eaux ». Il y passe pour aller cultiver une pièce de terre. Le 19 aout dernier il est même passé avec ses bœufs !
-  Le juge de Paix ordonne une amende de 40F de dommages et intérêts.
-  GUILLE dit qu’il a un droit de passage, qu’il n’est que fermier et demande le renvoi sous huitaine pour informer son maitre.
o   3/10/1808 Audience à la simple police. GUILLE est certes « passé et repassé » mais sur les ordres de son maitre Jacques Antoine DELAFOUCHARDIERE. Celui-ci confirme qu’il a un droit de passage de « temps immémorial ». Renvoi car le juge est absent.
o   10/10/1808 Devant Pierre ARNAULT suppléant de la Justice de Paix, tenant audience à la Catodière, appartenant à Mr DELAFOND, juge de Paix, Etienne François CHABOT est secrétaire ordinaire. René RABAUD contre DELAFOND. On voit ici que RABAUD entre en guerre contre le Juge de Paix et le fait passer de l'autre coté du barreau !!! Au Pré des Eaux, RABAUD possède une terre de 140 ares, renfermée de toutes parts de « fossés ». DELAFOND s’est permis de curer le fossé qui "lui touche du coté nord" et de jeter la terre en provenance sur son terrain. De plus, il a coupé quelques "boussées d’épine et un petit ormeau". Pierre ARNAULT, le suppléant, qui ne doute de rien, condamne DELAFOND, son supérieur, à tout remettre en état. DELAFOND s’étonne de la présentation de RABAUD, car il possède le fossé ainsi que l’ormeau et l’épine. Rien n’est à RABAUD !  La décision est prise de se transporter sur les lieux le 22 du mois.
o   17/10/1808 – DELAFOUCHARDIERE et RABAUD devront se présenter devant les juges compétents (la Justice de Paix a ses limites) pour savoir ce qui appartient à qui. Les pièces fournies sont insuffisantes…
o   22/10/1808 – Transport sur le fossé de la Contestation (qui est à deux pas de la Cataudière pour ceux qui l’ignoreraient). Conciliation entre RABAUD et DELAFOND.
-   Preuve à l'appui, le fossé appartient à RABAUD
-   DELAFOND aura le droit de faire rouir ses chanvres dans le dit fossé et faire rouir ceux de ses métayers. Il fera curer à ses frais le fossé sans nuire aux récoltes de l’autre.

- Le Juge est à l'amende, pour le fossé,  RABAUD reçoit 22F ! 
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Souvenez-vous. Nous en avons parlé ensemble au premier Bistrot Patrimoine. Celui sur les lavoirs.   La mémoire orale du village retenait la culture de chanvre.
Il se dit, encore aujourd'hui,  que l'on faisait rouir le chanvre dans l'ancien lavoir des Petites Rivières. 
Le rouissage consiste à laisser macérer la plante dans l'eau, afin de faire pourrir une partie des fibres pour mieux séparer celles qui seront utiles au tissage. 

Nous n'avions aucune archive ancienne attestant de cette activité. Et bien désormais nous l'avons et grâce à la Justice de Paix ! Qui l'eut cru ? 





jeudi 4 avril 2013

Comme u Coup d'Dé - Availles - 1677/1989


Le 7 Janvier 1677, le premier Le Dé laisse une trace écrite dans le village de Prinçay.
Abel, il s'appelle Abel.

Depuis combien de temps était-il là ?
312 ans plus tard, Janvier 1989, presque sur un coup d'dé, Alain Godard Dé-barque à Prinçay avec sa sorcière et sa ribambelle.

Entre temps, 

vinrent Jean Le Dé père de Jean Le Dhay père de Jean Le Dhay, père de Perrine Day.
Mondon/Day jusqu'au 23 Octobre 1844 fin Définitive des Day de notre Dé-scendance.
Ce sont les Mondon/Ouvrard qui prennent le relai jusqu'en 1879.
Ils passent la pioche aux Mondon/Rouget qui Dé-frichent le terrain Availles, Prinçay jusqu'en 1901. Les Mondon aussi étaient d'Availles.
Puis vinrent les Rouget/Roy. Toujours  Prinçay jusqu'en 1940. Les Roy étaient d'Availles depuis moins longtemps, ils venaient d'Archigny, du coté de la ligne Acadienne.


Après eux les Roy/Sarrazin domestiques à la Cataudière à Prinçay, puis cultivateurs et propriétaires à Prinçay de la ferme en face de l'église jusqu'en 1988.
Enfin les Godard/Pino y tracent leur De-stin, depuis 25 ans et baptisent leur repaire, la Godardière.


Lorsque nous avons commencé l'arbre, il était encore en papier, on pouvait le coller sur le frigo.
Ici avec un frigo on apprend à lire, on apprend à compter, on apprend la généalogie.
J'apprenais la généalogie avec mes enfants et je m'étais amusée à tamponner une petite sorcière à chaque ancêtre retrouvé sur Prinçay.
ça nous avait épaté d'être enracinés à Prinçay ! Enfin nous... Eux ;-)
Le challenge me donne l'occasion de remettre à l'honneur ce document de travail déjà ancien et pour moi très émouvant ;-)


jeudi 28 mars 2013

BSAO - 1838 - Sur la découverte d'un tombeau gallo-romain.



La suite avec le texte intégral sur Google Books, page 15 à 22.

Cora Millet-Robinet, grace à ses nombreux ouvrages, concernant la maison, la maternité et l'éducation des enfants, passera à la postérité. Son époux moins célèbre,  est, à l'époque de leur vie à la Cataudière, membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest et ne manque pas d'y rapporter tous les trésors qu'il découvre dans son domaine, à Prinçay.
En 1938, un premier cercueil gallo-romain est trouvé, composé de tuiles romaines à rebord et de grands carreaux de terre cuite, une coupe se trouve près de la tête du squelette.
Quelque temps après, à proximité de la tombe on retrouve des fondations construites en pierre dure de Chauvigny, en silex rouge et en meulière. Elles constituent un massif carré de 4 à 5 m de coté. On y trouvera un pierre provenant d'une colonne et des fragments de sculpture. La tradition populaire attribuents ces ruines à une ancienne ville du nom de de Préleau.
Un deuxième tombe est retrouvé, et c'est lui qui fait l'objet de présent article. Il se trouve près du premier, à 50 cm de profondeur. Ses parois sont en bois, ce qui est exceptionnel, et le couvercle est fermé par 4 carreaux de terre cuite de 47 à 49cm de coté et 5cm d'épaisseur.
La tombe envahie de sable comprend un squelette intact que Monsieur Robinet (beau-frère de Monsieur Millet) identifiera comme celui d'une femme. Il est entouré de 5 vases, 4 autour de la tête, dont certains en verre et un sous l'aisselle. Au pieds du squelette se trouve un coquillage et certains vases sont emplis de coquille d'oeufs.
Un médaille de Constantin est retrouvée permettant de dater la découverte du milieu du IVème siècle, l'incertitude demeure concernant l'époque précise Constantin 1er ou second....
La discussion qui suit la découverte de cette tombe, nous apprend qu'elles sont très nombreuses sur la rive gauche de la Vienne entre Bonneuil-Matours et Cenon sur Vienne, mais qu'on en trouve également beaucoup entre la route de Chauvigny et la Vienne. Néanmoins, les sarcophages sont en pierre creusés comme des auges, et recouverts d'une pierre unique. Celui qui est décrit dans ce bulletin est en bois et recouvert de carreaux de terre cuite. Il semble donc plus ancien.

jeudi 21 mars 2013

Né loin et mort à Prinçay - 1883.


Louis Jean-Baptiste MEDARD DE MALAVOIS, 96 ans, propriétaire veuf de Dame Louise Perrine BARON,  né le 8 Juin 1795 aux Iles Seychelles, fut :
Membre du Conseil colonial électif de l'île de la Réunion
Commandant des Milices de la Réunion
Chevalier de la LH, Médaille de Ste Hélène.
Il mourut le 24 Décembre 1871 au château de la Cataudière à Prinçay. 
Il sera inhumé le 29 septembre 1883 au Père Lachaise dans le caveau de famille VERRUE. 76ème div. 

Source  ADV Availles-en-Châtellerault NPMD 1868-1872 page 76. 



mardi 19 mars 2013

Le Château de la Cataudière - Prinçay



Il y a quatre châteaux à Availles-en-Châtellerault. Celui de la Cataudière faisait partie de la paroisse puis de la commune de Prinçay.
Il est situé en contrebas du hameau et contribue avec la vallée à donner à ma petite maison une vue princière ;-)
La véranda n'existe plus aujourd'hui.

Parmi les noms à particule qui ont occupé cette jolie demeure, les CREUZE, les DE LA FOUCHARDIERE, et d'autres encore, je retiendrai plus particulièrement celui d'une de ses châtelaines, une certaine Cora Elisabeth MILLET-ROBINET qui mérite à elle seule plus d'un chapitre.

Cora Robinet nait à Paris le 28/11/1798. Elle épouse un certain Millet et s'installe au château de la Cataudière. L'époux sous intendant militaire de Poitiers et le beau-frère membre de l'Académie Royale de médecine se lancent dans la culture du vers à soie en 1835 et plantent sur 2 hectares de terrain en bordure du château des muriers, le chemin qui longe cette parcelle s'appelle toujours le chemin des muriers. Cora s'investit dans cette entreprise qui voit en 1837 la production de 85 kilos de cocons. Les Millet Robinet ne souhaitent pas sous traiter la filature, ils font venir au château une fileuse Tourangelle, particulièrement douée. Ils développent également des procédés de filature qui feront l'objet de rapports très très précis dans différents mémoires d'agriculture de l'époque.

Cora la parisienne prend goût à sa vie de Prinçaysse, elle écrit de nombreux ouvrages dont le plus célèbre est

La maison rustique des Dames

Bible de la vie près de la Cataudière et autres campagnes, je vous livrerai quelques trésors de cet ouvrage qui fait partie de mes grimoires de sorcière ;-)


Cora Millet-Robinet et Marie-Anne Thomas (née Cosmao) seront  les premières femmes décorées de l'Ordre du Mérite Agricole le 28 Décembre 1884, un an après la création du titre, et après Pasteur ( 29 Décembre 1883) qui le sera lui pour ses travaux sur les vignes et le vin.
Il est probable d'ailleurs qu'ils se soient rencontrés, car Pasteur a consacré un ouvrage de 800 pages à l'étude des maladies des vers à soie.....
Il me plait de rêver Pasteur parcourant le chemin des muriers et montant à Prinçay pour l'office de la p'tite église...
Je n'ai trouvé ni portrait ni photo de Cora, elle meurt à Poitiers le 07 Décembre 1890 à 92 ans.

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