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lundi 25 mars 2013

La noyée des Coutures.




Lorsqu’elle disparait, nous sommes en l’an VI de la République (04/04/1798) , Marie PICHOT une soixantaine d’années vit à Vouneuil sur Vienne, avec François CHAUSSBOURS, ils se sont mariés 42 ans avant à Cenan, près d’Archigny , un 23 novembre.

Le père et le fils Silvin, la cherchent partout la mère Pichot, longtemps, trop longtemps, pendant 12 jours.

 Lorsque le 15 Germinal, aux Coutures de Prinçay, on sort un cadavre de la Vienne, on se doute et on appelle les Chaussbours. Silvin le fils, lorsqu’il va chercher l’officier de police judiciaire, Jacques Antoine BLANCHARD, est certain qu’il s’agit d’un crime, il dit que sa mère a été étranglée.

Tous deux se rendent sur place ensemble, mais la nuit tombe. Impossible de laisser le cadavre sur la berge, ce serait contraire aux « meurs » et puis, il serait dévoré par les loups.



Les Loups...
 En l’an VI de la République, les loups rôdent à Prinçay.

Le corps est ramené à Vouneuil, dans la maison familiale.

C’est le lendemain matin à 7H que l’officier de santé fera sur place les constatations. Il examine minutieusement le cadavre, note son emplacement dans la pièce : sur deux perches, sur un coffre. Confirme qu’il s’agit bien d’une femme de 55 à 60ans. Inspecte avec attention toute la surface de son corps et ne relève aucune trace de violence évidente, mais plutôt un aspect général compatible avec une noyade. Il ne peut dater le décès. Tessier l’adjoint, donne le permis d’inhumer. Les témoins, les parents, et ceux qui ont découvert le cadavre seront entendus pour préciser les causes du décès .

Alors ?

Crime, comme le pense le fils ? Suicide ou accident ?





L'intégralité de l'acte.