samedi 10 octobre 2026

Les Marnay du cimetière de Prinçay

  • MARNAY Anne décédée le 14 juillet 1856
    • à l'âge de 85 ans, veuve de Favreau cordier, née à Ingrandes. 
  • MARNAY Gabrielle Blanche décédée le  18 septembre 1857
    • à l'âge de 5 ans, fille de Marie Adeline Piorry et de Hippolyte Marnay
  • MARNAY Marie Adeline  décédée le 2 février 1877
    • à l'âge de 23 ans à la Brocharderie. Fille de Hippolyte Marnay (commissaire de police à La Rochelle) et de Marie Modeste Adeline Piorry. 
  • PIORRY Modeste Alexandre décédé le 1er octobre 1874
    • à l'âge de 71 ans, rentier, époux de Marie Justine CONTENCIN 81 ans. Fils de Nicolas Alexandre PIORRY et de Modeste Anne BAUDET de la Pajarderie. 
  • MARNAY Hippolyte décédé le 3 avril 1890
    • à l'âge de 67 ans, propriétaire à la Pajarderie, époux de Marie Adeline PIORRY. Fils d'Hippolyte MARNAY et de feue DANSAC Anne. 


vendredi 9 octobre 2026

1824 - Jeanne, enfant naturelle.


Au hasard d'un registre des AD86, se laisser porter au delà des 10 kilomètres, par l'histoire de Jeanne, enfant naturelle. 

Jeanne, née le 17 mai 1824 à Availles-en-Châtellerault, est fille de Jeanne GUILLOT et de François BARROUX. 
     - François BARROUX, né à Targé en 1803, fils de René 66 ans, est jeune soldat au moment de la déclaration de cette naissance. Il déclare à l'officier d'état civil "avoir abusé de Jeanne GUILLOT qui vient d'accoucher d'une fille qu'il reconnait comme son enfant." L'accouchement eut lieu au domicile du grand-père, rue des Neaux. 

    - Jeanne GUILLOT est née à le 6 mars 1796 à Archigny. Archigny terre des réfugiés d'Acadie. C'est la généalogie de Roselyne GERME LEBLANC publiée sur Généanet qui nous permet d'en savoir rapidement plus sur les ancêtres maternels de la petite Jeanne. Son grand-père Jean-Baptiste GUILLOT est acadien et descendant québécois. 
Parmi ces lointains ascendants, quelques aventuriers, pionniers acadiens et québécois :
- René GUILLOT, Pionnier en Acadie, déporté et décédé en France 1695-1758
- Jean DOIRON, Pionnier en Acadie ca 1649-1735.
- Guillaume TRAHAN forestier, 1611-1682
- Madeleine BRUN, Pionnière en Acadie 1645-/1700
- Olivier DAIGRE, Pionnier en Acadie ca 1643-/1686 
- Antoine BOURG, Pionnier en Acadie ca 1609-1687
- Antoinette LANDRY, Pionnière en Acadie ca 1618-1693..1698
- Françoise BRUN, Ancêtre acadienne ca 1653-1725
- Michel BOUDROT, Pionnier en Acadie ca 1600-/1693
- Michèle AUCOIN, Pionnière en Acadie ca 1621-1706
- Jean MEUNIER, Québécois migré en Acadie 1651-1678/
- Marguerite HOUSSEAU, Pionnière au Québec et migrée en Acadie 1641-1691/

Les parents de la petite Jeanne se marient à Availles, deux ans après sa naissance, le 4 janvier 1826. Le couple aura 3 autres enfants. 
Jeanne grandit à Availles puis devient domestique. 
Elle aura trois enfants :
    - Deux sont de père inconnu :
            - Françoise BARROUX, née le 20 mars 1848 à Availles, sera couturière, mariée à Auguste GUILLOT elle est la grand-mère d'Adrien LAROCHE, poilu d'Availles Mort pour la France. 
            - Jean Delphin BARROUX, né le 15 juillet 1855 à Prinçay, marié à Zéline Octavie BONNIN

    - Le 5 juillet 1864, à l'âge de 40 ans, Jeanne se marie avec Jacques PETIT à Vouneuil-sur-Vienne, un petit dernier va naître de cette union : 
            - Joseph PETIT, né le 31 octobre 1865 à Vouneuil-sur-Vienne. 



 

jeudi 8 octobre 2026

BARROUX François (1833 - 1855) Mort à Constantinople.




François BARROUX, fils de François et de Jeanne GUILLOT, est né à Availles le 10 janvier 1833 à la Doubtière

françois Barrouox Fusilier au 42ème Régiment de ligne, 2ème bataillon et 1ère compagnie, matricule 4540.
Entré à l'hopital de Dolma Batché, commune de Constantinople le 8 mars de 1855 et y est décédé le 14 du mois de mars 1855 à onze heures du soir par suite de congélation légère des pieds avec ulcères des deux gros orteils, bronchite chronique tuberculeuse.
Décès transcrit sur les Registres d'Etat Civil de la commune d'Availles le 13 avril 1857...
Source AD86 NPMD 1853/1857 vue 105/108.

DESCENDANT ACADIEN par son grand-père Jean-Baptiste GUILLOT fils d'Ambroise GUILLOT et Théotiste DAIGLE (acadiens).
DESCENDANT QUEBECOIS par Théotiste DAIGLE, petite-fille de Catherine MEUNIER (québécoise).

 13 avril 1857 transcription du décès



samedi 27 juin 2026

PHILIPONNEAU Pierre - Maire d'Availles



Pierre PHILIPONNEAU né le 31 aout 1761 à Availles, fils de Pierre laboureur et Marie DEBAIN d'Availles.
Propriétaire.
Témoin lors du procès de Charles BARREAU (1796)
Maire d'Availles de 1806 à 1813.
Décédé le 6 Février 1851 à Availles, à l'âge de 89 ans.

Histoire de l'église Ste Madeleine de Prinçay.



  • 1787
    •  baptême de la petite cloche Barbe, le parrain est le Marquis de Perusse des Cars et la marraine Louise de Verneuil époux du Marquis de la Roche du Maine Seigneur du Fou
  • 28 Frimaire An XIII (19 décembre 1804)
    • Le conseil municipal de Prinçay demande à la commune d'Availles de pourvoir aux réparations de l'église. Donc l'église n'a pas été vendue ? Il est fait mention que les communes sont réunies pour le culte depuis avant 1804.
  • 8 Nivose An XIII 
    • Réparations de l'église de Prinçay
  • 31 mai 1812
    • L'Evêque de Poitiers autorise la vente du cimetière et de l'église de Prinçay pour payer le presbytère d'Availles. 
  • 4 novembre 1813
    • L'église et le cimetière de Prinçay sont mis aux enchères respectivement 450 et 50 F. L'église est adjugée à GUILLE (COUGNE perd) 530F. Le cimetière est adjugé 70F à Joseph COCHEREAU (SENECHAULT perd)
  • 1852 :
    • Demande des habitants de Prinçay de s'ériger en succursale. On comte 144 habitants à Prinçay. 
    • L'église menace ruine. La municipalité d'Availles ne veut pas s'engager aux dépenses et veut qu'il soit établi que ce soit Prinçay qui paye. Extrait du conseil municipal :
      • "Le conseil municipal croit reconnaitre que dans cette demande de succursale, il y a un but caché qui est celui de se désunir complètement de la commune et de devenir elle-même, commune, comme il est arrivé dans d'autres localités. "
      • Le conseil autorise le curé d'Availles à aller dire la messe à Prinçay pour apaiser les esprits. 
  • Novembre 1852 :
    • Le curé de Prinçay veut ouvrir une école libre à Prinçay. Demande faite au maire d'Availles. 
  • 1853 :
    • Réparation de l'église de Prinçay
    • Plan du nouveau cimetière. 
  • 1898 :
    • Réfection de la toiture de l'église. 

mardi 5 juillet 2022

Bacheliers d'hier et d'aujourd'hui : Bravo !




En 1851, la gloire du village, c'est le PETIT Paul, le fils "à son père et à sa mère" ! Paul a 22 ans, il vit au Bas Plessis, pas loin de Prinçay.
Certes son père est propriétaire, mais ce n'est ni le rentier de la Tour d'Oyré, ni le Sous-intendant  de la Cataudière !
Au bas Plessis, on ne compte pas de château ni de grosse demeure, seulement des fermes.
François PETIT dit le Malin vit avec Catherine GUILLE, il est cultivateur.
Leur vie est travailleuse mais confortable, deux domestiques, Louis BOUTET 19 ans, et Marie NEVEU 25 ans.
Un seul enfant nait dans ce foyer. Longtemps attendu, François et Catherine ont la quarantaine quand la vie leur fait enfin ce cadeau.  Un p'tit Paul. Pour ce fils unique François et Catherine ont des projets, une ambition à laquelle le p'tit Paul répond, curieux, intelligent.
Au village, le p'tit Paul, tout le monde est fier de lui. Monsieur BEJEAU, l'instituteur de l'école publique fraichement ouverte, et Pierre COTREAU qui fut le premier maitre d'Availles en 1841 et enseignait chez lui. Fier l'était aussi Jean-Baptiste MORIN, le curé qui lui a fait réciter ses déclinaisons après la messe.
Même moi je suis fière de lui encore aujourd'hui !
Parce que le p'tit Paul, c'est le bachelier d'Availles !
Notre Bachelier es lettres !


Généalogie du village d'Availles-en-Châtellerault. 
Source : AD86 recensements de population.

lundi 11 janvier 2021

La Croix Fleuriau.




La Croix Fleuriau version 2020. 
La précédente s'était fendue puis brisée sous les rudesses de l'hiver. 
La nouvelle Croix Fleuriau interpelle le regard du promeneur et se prête à merveille aux jeux de lumière de ce rendez-vous chargé de mémoire. 
Choisie parmi les croix des tombes abandonnées du cimetière de Prinçay lors du processus de reprise des concessions, elle trouve ici naturellement sa place.  
A l'occasion de ce processus de reprise des concessions, un travail de documentation, de conservation et d'archivage fut mis en place par François ARNAULT et Jean-Denis VASLIN, mené avec soin par Jacky JOSEPH ancien conseiller municipal et poursuivi jusqu'en 2020 par l'archiviste de la commune. 
La Croix Fleuriau fait partie de la Rando des Croix inaugurée lors de l'opération "Un village des patrimoines" en 2016 et que j'ai eu le plaisir de guider à de nombreuses reprises. 
Ce chemin de randonnée fait désormais partie des itinéraires retenus par l'Office du Tourisme du Grand Châtellerault. 

Revenons à l'histoire de la Croix Fleuriau. 


Pour l'amateur des Bois, elle est un incontournable lieu de promenade.


Elle est nommée Fleuriau sur le cadastre de 1810,


Fleurioux sur le suivant, allez savoir pourquoi, certains la nomment Furiot ou Fleuriot.
D'Availles à Prinçay, tout le monde sait qu'à cet endroit sont morts un ou plusieurs enfants,
 noyés dans une des fosses laissées par l'extraction de la pierre meulière. Cette pierre que l'on trouve par chez nous et qui transportée jusqu'à la Vienne, fit longtemps les moulins du royaume.


La moulière extraite, la nature reprend ses droits, les arbres s'installent, l'eau stagne, la vie et la mort se côtoient.


Une noyade d'enfants donc mais... Qui ? Quand ? Combien ?
Petite enquête généalogique.
En Octobre 1753, un autre drame se joue au même endroit, exactement.  Les documents qui en attestent nomment ce croisement de chemins,  la "Croix Fleuriau", confirmant ainsi l'orthographe du lieu. Il nous faut chercher patiemment plus avant dans les registres.
La tâche n'est pas bien difficile, il y a peu d'actes pour les Fleuriau, tous concentrés entre 1677 et 1717.


 C'est l'âme de la petite Jeanne Fleuriau 7 ans, qui dort dans les Bois de Prinçay.
Elle s'y noie  sans doute la veille et sera inhumée le 13/09/1717.
Aucun autre enfant n'est mort ce jour-là, ni à Prinçay, ni à Availles, ni à Asnières, paroisses environnantes. Jeanne est probablement la seule victime de ce drame.
Ce n'est pas une petite paysanne ordinaire.


 Elle est née à Prinçay le 14 Octobre 1710.


Son père est Pierre Fleuriau et sa mère Catherine Chevallier, ils se sont mariés à Chatellerault et sont fils et fille d'huissiers, ils signent tous deux le registre.


A cette époque lointaine, les douleurs s'apaisaient-elles déjà dans les chemins sombres et solitaires qui mènent à une croix ?
Il arrive parfois que le sort s'acharne, hier encore bien plus qu'aujourd'hui.

Moins d'un an avant la naissance de Jeanne, Pierre et Catherine perdaient leur premier enfant, Renée, à un jour de vie. Je ne leur retrouve pas d'autre enfant.

Au petit bouquet sylvestre retrouvé lors d'une promenade matinale au pied de la Croix, il me plait à penser que la petite Fleuriau n'est pas la seule belle âme à protéger ce lieu, celle d'un jardinier amoureux de ces chemins l'accompagne sans doute.


Voilà la Croix telle qu'elle était avant la seconde guerre mondiale. Combien de fois a-t-elle été remplacée ? Personne ne sait. Le bulletin municipal de 2002 nous apprend que démolie après la guerre, elle sera réinstallée quelques années après et bénie en 1995 par le curé Bucco en présence de Jacky PELTIER, maire et des habitants du village.

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Mise à jour d'un article datant de 2013

samedi 12 septembre 2020

Availles 2020, une page se tourne.

 Une page se tourne pour moi en cette année 2020 qui m'impose d'envisager d'autres projets personnels et m'amène par conséquent à pas renouveler les animations de Bistrot Patrimoine et d'atelier de généalogie menés à Availles depuis 4 ans.

Encore merci à ma cabaretière pour ces belles années au Coq Hardi. Merci d'avoir accepté ce pari de causerie mensuelle qui nous a donné tant de bons moments. C'était une expérience unique, un pari de culture populaire.
Merci à ceux qui ont participé, encouragé, pris plaisir à ces rencontres.
Portez-vous bien et méfiez-vous des épidémies, les archives nous rappellent qu'elles furent dévastatrices... Même à Availles.

samedi 22 février 2020

#Geneatheme - Les délibérations de conseil municipal #Availles86530



Reprendre, autant que faire se peut, le rythme des généathèmes proposés par Sophie Boudarel, une bonne résolution en ce début d’année. Participer à cet exercice d’écriture collective autour d’un thème imposé de généalogie est une excellente manière de varier le regard vers des horizons aussi divers que lointains.
En ce mois de février, nous partageons autour des délibérations de conseil municipal (DCM).
Ce sujet s’est naturellement inscrit au programme de l’atelier mensuel de généalogie d’Availles que j’ai le plaisir d’animer  au sein de la MJC des Petites Rivières (le prochain aura lieu le 4 mars). En effet, les séances commencent souvent par la courte présentation d’une ressource d’archives, et sa mise en valeur à l’aide d’un exemple particulier.

Les délibérations de conseil municipal sont conservées aux archives communales d’Availles. Elles sont reliées en registres, et débutent le 28 mai 1849. Drôle de date pour ouvrir un premier registre. Il y en eut sans doute d'autres qui,  hélas, n'ont pas traversé le temps.
Quelques feuillets isolés, conservés aux AD86, concernent les budgets des communes d’Availles et de Prinçay avant leur réunion en 1818.

Les délibérations municipales se lisent comme un roman, comme un polar parfois. Il en est ainsi de celles d’Availles-en-Châtellerault qui débutent  par les différents qui opposent les gens de Prinçay à ceux d’Availles, au grand agacement de  Monsieur Chabot, maire des dites communes si difficilement réunies.
En ouvrant le premier registre, nous basculons dans une saga availlaise truculente et fleurie, nous cheminons dans le temps et l’histoire au rythme des élans rédactionnels de monsieur le maire. Nous croisons les conseillers municipaux, leurs préoccupations, leurs ambitions, leurs espoirs, leurs revendications. Nous croisons les Availlais et leur difficile vie quotidienne, la liste des indigents, des enfants aidés, des veuves abandonnées, les malades condamnés par la lenteur de mise en pratique d’un progrès scientifique conquérant. Nous bataillons pour une armoire bibliothèque, nous croisons une brodeuse de bonnes mœurs, nous installons l’électricité afin que l’institutrice puisse enfin enseigner les parents d’élèves.

Pour le généalogiste, l’envie est là de tout lire, de tout collecter, de transcrire afin de faciliter les recherches, d’indexer, de partager afin de retracer enfin quelques parcours tombés dans l’oubli. Ces pages illustrent le quotidien de la ruralité, mais aussi  le courage, la ténacité, l’espoir des gens de biens et des gens de peu au sein de ce nid communal qu'est la maison commune.
Nous avons, à Availles, réussi à mener une transcription de ces ressources qui à défaut d’être littérale s’avère exploitable. Un fichier word facilite les recherches et renvoie aux pages des registres concernés.

Afin de mettre en valeur la richesse de ces documents, nous leur avons consacré trois « bistrot patrimoine » qui nous ont menés jusqu’à la Grande Guerre et que nous avons intitulés « Guerres et Paix à Availles ». Vous pouvez les consulter sur le site de la mairie. 


Et à la généalogiste que je suis, que m’ont apporté ces archives ?

  •  L'honneur de rédiger le parcours availlais d'un des plus illustres personnages du Grand Châtellerault : Monsieur Adrien Treuille. Vous pouvez retrouver ce travail dans le numéro 37 de la revue du CCHA, disponible en salle de lecture de la médiathèque Paul Emile Victor. 
  • L'honneur de rédiger pour la Société des Sciences de Châtellerault,  l'histoire de la maison commune d'Availles, publication à paraître en avril. 

  • Concernant la généalogie availlaise de la Godardière
  La vie si difficile de certains d’entre eux qui bénéficièrent d’un embryon de solidarité communale, bien avant l’idée même d’une solidarité nationale.   J’ai vu les Roy, les Rouget et autres Mondon se déplacer cahin-caha sur ces chemins si mal entretenus, continuellement à déblayer, au risque de voir leur vie basculer avec leur charrette dans les fossés.   J’ai vu l’école apprendre à lire à ce pauvre fils de Roy, journalier depuis la nuit des temps. C’est en traçant enfin son nom, qu’il saisira sa chance.
   J’ai vu la Grande Guerre et ses suites.    J’ai vu ces malheureux de Targé trouver une aide à Availles.
   J’ai croisé les voisins, les amis de Chabonnes.    J’ai vu les murs tomber, j’ai vu le courage, j’ai vu l’indifférence.     J’ai vu les croix tracées sur le papier revendiquer de voir renaître Prinçay.
    J’ai pesé  le peu de bois donné aux pauvres, le froid dans les maisons.     J’ai écouté les silences, j’ai vu monter les ambitions. Et surtout j’ai poursuivi le maillage de la généalogie, qui mène à confronter les archives, à multiplier les sources, pour en apprendre encore, pour comprendre enfin, pour trouver parfois.



Comme il est désormais de bon ton de s’inscrire dans un territoire, je suis allée consulter les sites internet des 47 communes du GrandChâtellerault, espace géopolitique dans lequel s’inscrit Availles-en-Châtellerault.
 Mon objectif : rechercher les communes du Châtelleraudais qui mettent en ligne leurs DCM les plus anciens.
Quelques données issues de mon périple numérique dans notre communauté d’Agglo :
-          13/47 communes ne possèdent toujours pas de site internet.
-          15/34 communes bénéficiant d’un site internet ne mettent aucune délibération en ligne.
-          18/34 communes bénéficiant d’un site internet mettent leurs délibérations contemporaines en ligne. Les plus anciennes datent de 2008.


Et qui l'eut cru ? 
Une seule...
Vous avez bien lu...
Une seule des 47 communes du Grand Châtellerault met en ligne ses délibérations de conseil municipal les plus anciennes. 
Il s’agit de la commune d'Availles-en-Châtellerault. 
Les DCM sont en lecture libre de 1849 à 1918, grâce au projet de valorisation des archives initié en 2016 par Monsieur François ARNAULT, maire d'Availles, projet poursuivi par son successeur Monsieur Jean-Denis VASLIN.





dimanche 2 février 2020

La clé des archives.




J’ai rendu, vendredi 31 janvier, la clé des archives de la commune d’Availles-en-Châtellerault.
Ma mission est terminée et ma démission a été acceptée il y a un mois par Monsieur Jean-Denis Vaslin, maire.

J’ai mené ce travail d’archivage, avec passion, enthousiasme, rigueur et assiduité, en parfaite entente et au service des élus, du personnel communal que je remercie pour leur patience et leur attention.
J’ai partagé avec vous les Availlais, autant que possible, ce plaisir des recherches en archives et cette responsabilité citoyenne de transmission qui est la nôtre. Vous disposez désormais d’un service  efficace, de documents en ligne et de moyens pour mener vos recherches et nourrir votre curiosité.

Cette décision de démission, indispensable à mon éligibilité, m’autorise désormais à un nouveau projet. Je m’engage PourAvailles Avec Vous, avec le même enthousiasme et la même énergie, auprès de l’équipe rajeunie, dynamique responsable et efficace, réunie par André CLUZEL pour les prochaines élections municipales.

De tout cœur, je vous remercie pour la mission que vous m’avez confiée il y a trois ans.
Je vous dis à bientôt j’espère, si j’ai l’honneur de mériter votre confiance.

En attendant, la citoyenne Godard, poursuivra l’atelier de généalogie (le 5 février) et le Bistrot Patrimoine (le 5 mars), avec l’espoir chevillé à l’esprit d’un retour prochain au Coq Hardi.