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mardi 5 juillet 2022
Bacheliers d'hier et d'aujourd'hui : Bravo !
En 1851, la gloire du village, c'est le PETIT Paul, le fils "à son père et à sa mère" ! Paul a 22 ans, il vit au Bas Plessis, pas loin de Prinçay.
Certes son père est propriétaire, mais ce n'est ni le rentier de la Tour d'Oyré, ni le Sous-intendant de la Cataudière !
Au bas Plessis, on ne compte pas de château ni de grosse demeure, seulement des fermes.
François PETIT dit le Malin vit avec Catherine GUILLE, il est cultivateur.
Leur vie est travailleuse mais confortable, deux domestiques, Louis BOUTET 19 ans, et Marie NEVEU 25 ans.
Un seul enfant nait dans ce foyer. Longtemps attendu, François et Catherine ont la quarantaine quand la vie leur fait enfin ce cadeau. Un p'tit Paul. Pour ce fils unique François et Catherine ont des projets, une ambition à laquelle le p'tit Paul répond, curieux, intelligent.
Au village, le p'tit Paul, tout le monde est fier de lui. Monsieur BEJEAU, l'instituteur de l'école publique fraichement ouverte, et Pierre COTREAU qui fut le premier maitre d'Availles en 1841 et enseignait chez lui. Fier l'était aussi Jean-Baptiste MORIN, le curé qui lui a fait réciter ses déclinaisons après la messe.
Même moi je suis fière de lui encore aujourd'hui !
Parce que le p'tit Paul, c'est le bachelier d'Availles !
Notre Bachelier es lettres !
Généalogie du village d'Availles-en-Châtellerault.
Source : AD86 recensements de population.
lundi 11 janvier 2021
La Croix Fleuriau.
La Croix Fleuriau version 2020.
La précédente s'était fendue puis brisée sous les rudesses de l'hiver.
La nouvelle Croix Fleuriau interpelle le regard du promeneur et se prête à merveille aux jeux de lumière de ce rendez-vous chargé de mémoire.
Choisie parmi les croix des tombes abandonnées du cimetière de Prinçay lors du processus de reprise des concessions, elle trouve ici naturellement sa place.
A l'occasion de ce processus de reprise des concessions, un travail de documentation, de conservation et d'archivage fut mis en place par François ARNAULT et Jean-Denis VASLIN, mené avec soin par Jacky JOSEPH ancien conseiller municipal et poursuivi jusqu'en 2020 par l'archiviste de la commune.
La Croix Fleuriau fait partie de la Rando des Croix inaugurée lors de l'opération "Un village des patrimoines" en 2016 et que j'ai eu le plaisir de guider à de nombreuses reprises.
Ce chemin de randonnée fait désormais partie des itinéraires retenus par l'Office du Tourisme du Grand Châtellerault.
Revenons à l'histoire de la Croix Fleuriau.
Pour l'amateur des Bois, elle est un incontournable lieu de promenade.
Elle est nommée Fleuriau sur le cadastre de 1810,
Fleurioux sur le suivant, allez savoir pourquoi, certains la nomment Furiot ou Fleuriot.
D'Availles à Prinçay, tout le monde sait qu'à cet endroit sont morts un ou plusieurs enfants,
noyés dans une des fosses laissées par l'extraction de la pierre meulière. Cette pierre que l'on trouve par chez nous et qui transportée jusqu'à la Vienne, fit longtemps les moulins du royaume.
La moulière extraite, la nature reprend ses droits, les arbres s'installent, l'eau stagne, la vie et la mort se côtoient.
Une noyade d'enfants donc mais... Qui ? Quand ? Combien ?
Petite enquête généalogique.
En Octobre 1753, un autre drame se joue au même endroit, exactement. Les documents qui en attestent nomment ce croisement de chemins, la "Croix Fleuriau", confirmant ainsi l'orthographe du lieu. Il nous faut chercher patiemment plus avant dans les registres.
La tâche n'est pas bien difficile, il y a peu d'actes pour les Fleuriau, tous concentrés entre 1677 et 1717.
Elle s'y noie sans doute la veille et sera inhumée le 13/09/1717.
Aucun autre enfant n'est mort ce jour-là, ni à Prinçay, ni à Availles, ni à Asnières, paroisses environnantes. Jeanne est probablement la seule victime de ce drame.
Ce n'est pas une petite paysanne ordinaire.
Son père est Pierre Fleuriau et sa mère Catherine Chevallier, ils se sont mariés à Chatellerault et sont fils et fille d'huissiers, ils signent tous deux le registre.
A cette époque lointaine, les douleurs s'apaisaient-elles déjà dans les chemins sombres et solitaires qui mènent à une croix ?
Il arrive parfois que le sort s'acharne, hier encore bien plus qu'aujourd'hui.
Moins d'un an avant la naissance de Jeanne, Pierre et Catherine perdaient leur premier enfant, Renée, à un jour de vie. Je ne leur retrouve pas d'autre enfant.
Au petit bouquet sylvestre retrouvé lors d'une promenade matinale au pied de la Croix, il me plait à penser que la petite Fleuriau n'est pas la seule belle âme à protéger ce lieu, celle d'un jardinier amoureux de ces chemins l'accompagne sans doute.
Voilà la Croix telle qu'elle était avant la seconde guerre mondiale. Combien de fois a-t-elle été remplacée ? Personne ne sait. Le bulletin municipal de 2002 nous apprend que démolie après la guerre, elle sera réinstallée quelques années après et bénie en 1995 par le curé Bucco en présence de Jacky PELTIER, maire et des habitants du village.
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Mise à jour d'un article datant de 2013
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jeudi 22 décembre 2016
Les Joyeux Noël d'Availles ! Mise à Jour 2016
La cigogne et le Père Noël !!
Bienvenue aux petits Noël, Natal, Noëlle, et Marie !
Petite mise à jour de ces naissances particulières dans notre village.
Ils étaient 6 l'année dernière, ils sont 20 cette année !
Le maillage généalogique de la commune d'Availles-en-Châtellerault a donc bien avancé !
Retrouvez ce travail en ligne
Joyeux Noël à tous !
- ANDRAULT Noël né avant 1624
- BERTRAND Marie née le 25 décembre 1735
- BAUDEAU Louis né le 24 décembre 1690
- BOBIN Noël né avant 1611
- CHABOT Marie née le 25 décembre 1663
- CREUZE Robert Augustin né le 24 décembre 1873
- DEGENNE Marie née le 24 décembre 1721
- GASCHARD Natal né le 25 décembre 1662
- GAUVAIN Noël né avant 1614
- JOUBERT Natal né avant 1645
- MERCIER Jean-Noël 25 décembre 1736
- MERLE Marie né le 25 décembre 1700
- MEUSNIER Jeanne née le 24 décembre 1669
- MORIN Jeanne Françoise née le 24 décembre 1717
- NEVEU Jeanne 25 décembre 1727
- PELTIER Marguerite née le 24 décembre 1736
- PIGNON Louis né le 25 décembre 1695
- TRANCHANT Jean Denis né le 24 décembre 1783
- VARENNES Paul 25 décembre 1644
- VILLAUME Adèle 25 décembre 1846
lundi 21 mars 2016
Un 21 mars 1633 à Availles.
jeudi 11 février 2016
Un 11 février à Availles et Prinçay.
11 février 1650, les Availlais et les Prinçois ne le pleurent pas encore, la nouvelle tardera sans doute à parvenir au village et le curé du village ne mentionnera pas la perte de notre VIP local. Le "Sieur du Perron", René Descartes meurt à Stockholm.
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Le 11 février 1679, George ROPION a été retrouvé mort au dessous du plancher de la Tour d'Oyré. (Source : AD86/Availles-en-Châtellerault/S/ 1629-1687/vue28)
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Le 11 février 1713, Marie Jeanne HUET, un an est inhumée dans l'église de Prinçay.
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lundi 1 février 2016
Un 1er février 1626 à Availles.
Février, changement de curé ! DEGENNES prend la suite de GUERINEAU (AD86/Availles-en-Chat/B-1621-1626-Vue 28)
mercredi 20 janvier 2016
Un 20 janvier 1660 à Availles.
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mercredi 23 décembre 2015
Un 23 décembre 1662 à Availles.
23 décembre 1662 Louis DUDOIGT paroissien de St Jehan de Chatellerault est trouvé mort dans la neige le long de l'Ozon (AD86/Availles-en-Chat/S-1629-1687-Vue 18)
samedi 30 mai 2015
Un 30 Mai 1715 - De paroisse en église...
Mais qui est donc François BUIAN ( BUJAN ?) inhumé dans l'église de Prinçay le 30 mai 1715 ?
Paroissien de Beaumont, nous apprenons qu'il tomba malade à Vouneuil-sur-Vienne et à la demande et avec la permission du curé de Vouneuil, fut inhumé dans l'église de Prinçay ?
Un VIP plein de mystère.
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jeudi 28 mai 2015
Faire parler un AVC au XVIIème siècle.
La construction progressive de l'arbre
généalogique d'un village, prend parfois tout son sens au détour d'une archive
insolite et offre au jardinier de racines,
à l'amoureux des vies modestes, un étonnement, une leçon de vie, une
idée de l'intime, une récompense qui l'encourage à poursuivre.
Que nous dit cette archive insolite du
village d'Availles ?
Le 25ème jour de mai mille six cent
quatre-vingt
est décédé Jean Guiot, qui a reçu tous les
sacrements
après avoir été paralytique et dépourvu de
l'usage
de tous ses membres à la réserve de la
langue et de son
jugement l'espace de seize ans et est
inhumé dans le cimetière de céans.
René Fradin.
Que pouvons-nous lui faire raconter de
plus ?
Jean GUIOT s'est marié avec Vincente
GAUVAIN, le 10
Juillet 1633, à Availles. Cet acte de mariage est réduit au minimum. Il ne
nous apprend rien de plus, sinon que personne ne signe. La condition sociale
des mariés est peut-être modeste, bien que les GAUVAIN fassent partie parfois
des VIP de chez nous !
Comme il est d'usage à l'époque, nos
tourtereaux, lorsqu’ils convolent, ont probablement plus de 25 ans. On ne se
marie pas jeune au XVIIème siècle, c'est une manière d'assurer la survie de la
famille en prêtant ses bras et c’est également une méthode de régulation des
naissances...
Ensemble, Jean et Vincente auront, sept
enfants (4 filles et 3 garçons) entre 1635 et 1658, soit 23 ans de fertilité.
Les naissances se suivent régulièrement
avec un intervalle de 2 à 6 ans entre chaque petit.
Vincente met au monde son dernier enfant à
l'âge de 45 ans.
Nous ne savons rien du métier de Jean
GUIOT/GUYOT
Sa paralysie survient 16 ans avant son
décès, nous dit le bon curé Fradin. Soit en 1664. Jean GUIOT , 56 ans, se
retrouve paralysé des quatre membres alors que le plus jeune de ses enfants n'a
que 6 ans.
La vie se complique pour cette
famille.
Vincente, épuisée sans doute, meurt, 9 ans
plus tard, à l'âge de 60 ans.
Le petit dernier de la famille a
alors 15 ans.
Les ainés sont là, solidaires pour leur
frère, pour leur père. Forcément solidaires. La date de son décès, mais aussi
le détail de cet acte de sépulture, le ton solennel du curé, l'importance qu'il
apporte à partager le détail de cette âme sauvée, nous donne la mesure du
dévouement de cette fratrie.
Jean GUIOT, peut-être victime d'un accident
vasculaire cérébral, ou d'une mauvaise chute, paralysé des quatre membres, mais ayant gardé toutes ses
facultés mentales et l'usage de la parole, meurt à l'âge d'environ 72 ans.
Après seize ans d’une survie
exceptionnelle face à un problème de santé d'une telle gravité.
samedi 4 avril 2015
Un 4 Avril 1798, aux Coutures.
Lorsqu’elle disparait, nous sommes en l’an VI de la République (04/04/1798) , Marie Pichot une soixantaine d’années vit à Vouneuil sur Vienne, avec François Chaussbours, ils se sont mariés 42ans avant à Cenan, près d’Archigny , un 23 novembre.
Le père et le fils Silvin, la cherchent partout la mère Pichot, longtemps, trop longtemps, pendant 12 jours.
Lorsque le 15 Germinal, aux Coutures de Prinçay, on sort un cadavre de la Vienne, on se doute et on appelle les Chaussbours. Silvin le fils, lorsqu’il va chercher l’officier de police judiciaire, Jacques Antoine Blanchard, est certain qu’il s’agit d’un crime, il dit que sa mère a été étranglée.
Tous deux se rendent sur place ensemble, mais la nuit tombe. Impossible de laisser le cadavre sur la berge, ce serait contraire aux « meurs » et puis, il serait dévoré par les loups...
Les Loups...
En l’an VI de la République, les loups rôdent à Prinçay.
Le corps est ramené à Vouneuil, dans la maison familiale.
C’est le lendemain matin à 7H que l’officier de santé fera sur place les constatations. Il examine minutieusement le cadavre, note son emplacement dans la pièce : sur deux perches, sur un coffre. Confirme qu’il s’agit bien d’une femme de 55 à 60ans. Inspecte avec attention toute la surface de son corps et ne relève aucune trace de violence évidente, mais plutôt un aspect général compatible avec une noyade. Il ne peut dater le décès. Tessier l’adjoint, donne le permis d’inhumer. Les témoins, les parents, et ceux qui ont découvert le cadavre seront entendus pour préciser les causes du décès .
Alors ?
Crime, comme le pense le fils ? Suicide ou accident ?
L'intégralité de l'acte.
dimanche 29 mars 2015
L'heure d'été - Tic Tac - L'horloger d'Availles- 1688.
Le 15 janvier 1688, Pierre GARNAULT, de la paroisse de St Jacques de Châtellerault, horloger, épouse à Availles, Marie COSTIERE, fille de Michel, marchand de cette paroisse.
Les mariés signent le registre.
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L'heure d'été - Tic- Tac l'horloger de Prinçay -1712.
14 Novembre 1712, Jean Chamois horloger, 24 ans, de la Paroisse de ST Jacques de Chatellerault, se marie avec Marie GIRARD à Prinçay
Tous deux signent leur acte de mariage.
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samedi 21 mars 2015
Un 21 Mars 1633 - Crime à Availles.
Source AD86/Availles-en-Châtellerault/S-1629-1687-vue 3)
Jean BAILLY "fut tué" un 21 Mars 1633 à Availles. Pourquoi, par qui, comment ? En saurons-nous un jour quelque chose ?
Peut-être, car Jean BAILLY n'est pas n'importe qui, il est inhumé dans l'église du village.
mercredi 11 mars 2015
Un 11 mars - Jean Poinçon, mort sans admonestation - 1635.
Source : AD86/Availles-en-Châtellerault/S-1629-1687-vue3.
Le 11 Mars 1635, Jean Poinçon est enterré au cimetière d'Availles sans admonestation. Le curé n'ayant pas été averti de sa maladie...
mardi 6 janvier 2015
La mort en toute précision.
Le curé FRADIN n'est pas toujours bavard, mais le 6 janvier il met en terre du beau monde de sa famille. Les FRADIN, les MARQUET ne sont pas tous notables mais il arrive qu'ils fassent partie des VIP d'Availles.
Au XVIIème siècle, on enterre les VIP dans l'église, et sous les dalles de Notre Dame d'Availles, il y a du monde et presque toujours du beau monde.
Jeanne MARQUET meurt à l'âge de 88 ans et 4 mois, un grand âge et une extrème précision pour une personne de renom qui pouvait présenter une trace écrite de son acte de baptême.
Nous voilà au XVIème siècle, Jeanne MARQUET est peut-être née
le 6 septembre 1589 !
Grande précison également dans le lieu de l'inhumation, dans l'église, près du confessionnal.
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Le sixième Janvier mil six cent soixante dix huit
est décédéee Jeanne MARQUET femme de deffunt
Melaine FRADIN aagée de quatre vingt huit ans et
quatre mois et est inhumée dans l'église de céans
proche le confesionnal.
René FRADIN.
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mercredi 25 décembre 2013
Joyeuses fêtes de la Nativité !
Le vingt-cinquième jour de décembre 1662 a esté baptiszé NATAL fils de Thomas Gaschard et de Françoise Degennes, ses père et mère, et a esté parrain Jehan Hesnin et marrainne Léonarde Serreau.
R. Fradin curé.
Joyeuses Fêtes de Noël à tous les Availlais, petits, grands et nouveaux-nés !
lundi 25 novembre 2013
Un mouton à tête de chien à La Doubtière ! 1775
Source : AD 86 - Affiches du Poitou Avril 1775.
Il est né dans la métairie de la Basse Doutière, paroisse d'Availles, près Châtellerault, un agneau qui avait une tête de chien, très grosse et très bien conformée. Cet animal qui est venu mort, a causé tant de travail à sa mère, qu'elle est morte aussi deux jours après. On laisse aux physiologistes le soin d'expliquer cette bizarerie de la nature. on croit s'être assuré que cet animal n'était pas né de deux animaux d'espèce différente. D'où peut donc venir sa difformité ? De la même cause sans doute qui forme tous les monstres, et qui est encore ignorée. Quand la nature sortira-t-elle de son secret ?
En 1775 déjà , les journaux régionaux apportent la preuve de leur proximité ! Certes la monstruosité est source d'étonnement et les bizarreries de la nature amènent les visiteurs et les interrogations. Notre village a donc les honneurs de la Presse pour ce pauvre mouton né à la Basse Doubtière !
Toujours aussi didactiques, les Affiches du Poitou en profitent pour souhaiter une rapide avancée des connaissances ! 235 ans plus tard, la nature n'a pas encore livré tous ses secrets !
Il est né dans la métairie de la Basse Doutière, paroisse d'Availles, près Châtellerault, un agneau qui avait une tête de chien, très grosse et très bien conformée. Cet animal qui est venu mort, a causé tant de travail à sa mère, qu'elle est morte aussi deux jours après. On laisse aux physiologistes le soin d'expliquer cette bizarerie de la nature. on croit s'être assuré que cet animal n'était pas né de deux animaux d'espèce différente. D'où peut donc venir sa difformité ? De la même cause sans doute qui forme tous les monstres, et qui est encore ignorée. Quand la nature sortira-t-elle de son secret ?
En 1775 déjà , les journaux régionaux apportent la preuve de leur proximité ! Certes la monstruosité est source d'étonnement et les bizarreries de la nature amènent les visiteurs et les interrogations. Notre village a donc les honneurs de la Presse pour ce pauvre mouton né à la Basse Doubtière !
Toujours aussi didactiques, les Affiches du Poitou en profitent pour souhaiter une rapide avancée des connaissances ! 235 ans plus tard, la nature n'a pas encore livré tous ses secrets !
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mercredi 15 mai 2013
FOMBEUR - Un baptème bien arrosé ?
Source Archives Départementales de la Vienne B 1621/1626 page 23.
Ce vingtroisième jour de septembre 1624, le bon curé Guérineau gribouille, ce qui n'est pas son habitude !
Il gribouille, il rature, il cochonne le registre, et ils sont deux à le signer. L'ambiance est joyeuse, car Thoinette est née.
Le lendemain matin, le curé a les idées un peu plus claires. Dégrisé, il constate le désordre et recopie l'acte de sa belle écriture matinale !
Thoinette aura deux versions de son acte de naissance !
Thoinette est la fille de Louis Fombeur et de Marguerite Berthon. On lui donna pour parrain Jacques Boutée et pour marainne la Jacquette, vous savez la fille de ce pauvre Fulgent Chauveau, mort peu de temps avant !
Chez les FOMBEUR, on fait des drollières ! La première, une petite Laurence est née le 8 Mars 1621.
Thoinette va grandir à Availles et se marier le 29 avril 1646 avec Jacques Degennes qui vient de Prinçay.
Le chemin de Thoinette s'arrête l'année suivante le 14 avril 1647, peut-être est-elle morte en couches ?
Son père Louis Fombeur meurt le 31 Décembre 1652 à l'âge de 70 ans.
Allez savoir, ce sont peut-être ces FOMBEUR là qui vont donner leur nom au hameau des Fombeurs à Availles !
Ce vingtroisième jour de septembre 1624, le bon curé Guérineau gribouille, ce qui n'est pas son habitude !
Il gribouille, il rature, il cochonne le registre, et ils sont deux à le signer. L'ambiance est joyeuse, car Thoinette est née.
Le lendemain matin, le curé a les idées un peu plus claires. Dégrisé, il constate le désordre et recopie l'acte de sa belle écriture matinale !
Thoinette aura deux versions de son acte de naissance !
Thoinette est la fille de Louis Fombeur et de Marguerite Berthon. On lui donna pour parrain Jacques Boutée et pour marainne la Jacquette, vous savez la fille de ce pauvre Fulgent Chauveau, mort peu de temps avant !
Chez les FOMBEUR, on fait des drollières ! La première, une petite Laurence est née le 8 Mars 1621.
Thoinette va grandir à Availles et se marier le 29 avril 1646 avec Jacques Degennes qui vient de Prinçay.
Le chemin de Thoinette s'arrête l'année suivante le 14 avril 1647, peut-être est-elle morte en couches ?
Son père Louis Fombeur meurt le 31 Décembre 1652 à l'âge de 70 ans.
Allez savoir, ce sont peut-être ces FOMBEUR là qui vont donner leur nom au hameau des Fombeurs à Availles !
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samedi 13 avril 2013
Soldat Leronde - Prinçay - 1793

Natif de Prinçay (27/12/1774), François L'Heronde (Léronde) est mort à 19 ans, à Luçon en Juillet 1793 lors des guerres de Vendée.
Les vendéens n'ont pas vraiment apprécié les dispositions de la Convention vis à vis du clergé, l'exécution du Roi n'arrange rien à la révolte des paysans dans la région. Le 10 mars 1793, la Convention fait lever en masse 300 000 hommes dans tout le pays. François de Prinçay en est, c'est un "bleu" un républicain, il part en guerre contre les paysans vendéens, les "blancs" ses si proches voisins.
Nous maréchal René Creuzé, juge de paix du canton de Dangé Département de la Vienne, certifie à tous ceux qu'il appartiendra que lorsque je commandais en 1793 la deuxième compagnie du premier bataillon de Partenay, le citoyen François L'Heronde de la commune de Prinçais canton de Vouneuille, est mort à Luçon dans le mois de Juillet et qu'il était volontaire dans ma compagnie de 1793 à Piollant commune de Dangé ce 23 Fructidor au fin de la République française une et indivisible.
Moi François Barbot, caporal retiré en vertu d'un congé absolu à cause de mes blessures comme ayant servi avec le commandant François L'Heronde dans la deuxième Compagnie du Premier Bataillon de Partenay, certifie que le dit François L'Héronde est mort à Luçon dans le mois de Juillet 1793 en foi de quoi j'ai figuré le présent certificat.
Le 1er le général Tuncq passe de Varades à Luçon, et des rives de la Loire aux bords de l'Océan. Il prend le commandement qui est retiré à Sandos.
« Sandos était méprisé du soldat. Tuncq n'est guère aimé. Le bataillon le Vengeur se mutine contre lui, et ce n'est que le 5 que finit ce désordre.
« Les querelles cessent quand on apprend la défaite de Westermann et le succès obtenu par les Brigands à Châtillon.
« Il ne s'agit plus de se disputer, mais de se défendre.
« La première moitié du mois se passe en escarmouches, dans la vallée du Lay.
« Dans la seconde moitié, les combats deviennent sérieux.
« Le 25, l'adjudant général Canier se porte à Saint-Philbert-de-Pont-Charron ; il passe la rivière, et prend un canon à la bande d'avant-garde de l'armée de Royrand, qui veut s'opposer à sa marche.
« Tuncq arrive, et achève de défaire cette avant- garde. Sapinaud de la Verrie, qui la commande, est pris et sabré.
Le 26, Tuncq entre à Chantonay, après avoir battu et dispersé le corps d'armée de Royrand, fort de cinq à six mille hommes, et qu'il a surpris à l'heure de vêpres.
« Après cet exploit, nos troupes qui ne se sentent soutenues ni par la division de Niort ni par celle des Sables, et qui aisément pourraient être coupées, se replient sur Luçon, et se fortifient dans trois positions retranchées qu'elles prennent en avant dans la ville ».
« La droite, commandée par Sagot, est à Sainte- Gemme ; la gauche, commandée par Lecomte 3, est à Corps.
« Deux bataillons et du canon , qui étaient en observation à Bessacs (près Mareuil), sont rappelés et rentrent au camp établi aux Quatre-Chemins.
« Le 29, on reçoit l'avis de l'approche des Brigands, et toute l'armée de Luçon se tient sous les armes
« Le 30, l'armée chrétienne, forte de trente mille hommes, s'avance, et attaque à midi avec son impétuosité accoutumée. Notre centre plie, et les Brigands déjà comptent sur la victoire. Mais nos bataillons, à la voix de Tuncq, à la voix de leurs chefs, se remettent en ligne : c'est aux Vendéens à plier àleur tour. Aux ailes, le combat s'est constamment soutenu en notre faveur. A trois heures, tout le front s'élance aux cris de vive la République : Tuncq, Sagot, Lecomte, font assaut d'héroïsme. Tous les officiers imitent leur exemple : les troupes se surpassent. On cite un capitaine de grenadiers qui, criblé de coups de feu, de coups de sabre, combat toujours.
« Lescure, d'Elbée, Royrand, Marigny, Talmont, Larochejaquelein, se battent en désespérés; mais il faut qu'ils reculent; leurs bandes se dispersent, et partie de leurs canons, de leurs drapeaux, de leurs blessés restent en notre pouvoir.
« Nos hussards poursuivent les Brigands jusqu'au Lay, et jonchent de morts les chemins, les champs, les fermes. »
Bulletin de Luçon Juillet 1793.
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