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lundi 11 janvier 2021

La Croix Fleuriau.




La Croix Fleuriau version 2020. 
La précédente s'était fendue puis brisée sous les rudesses de l'hiver. 
La nouvelle Croix Fleuriau interpelle le regard du promeneur et se prête à merveille aux jeux de lumière de ce rendez-vous chargé de mémoire. 
Choisie parmi les croix des tombes abandonnées du cimetière de Prinçay lors du processus de reprise des concessions, elle trouve ici naturellement sa place.  
A l'occasion de ce processus de reprise des concessions, un travail de documentation, de conservation et d'archivage fut mis en place par François ARNAULT et Jean-Denis VASLIN, mené avec soin par Jacky JOSEPH ancien conseiller municipal et poursuivi jusqu'en 2020 par l'archiviste de la commune. 
La Croix Fleuriau fait partie de la Rando des Croix inaugurée lors de l'opération "Un village des patrimoines" en 2016 et que j'ai eu le plaisir de guider à de nombreuses reprises. 
Ce chemin de randonnée fait désormais partie des itinéraires retenus par l'Office du Tourisme du Grand Châtellerault. 

Revenons à l'histoire de la Croix Fleuriau. 


Pour l'amateur des Bois, elle est un incontournable lieu de promenade.


Elle est nommée Fleuriau sur le cadastre de 1810,


Fleurioux sur le suivant, allez savoir pourquoi, certains la nomment Furiot ou Fleuriot.
D'Availles à Prinçay, tout le monde sait qu'à cet endroit sont morts un ou plusieurs enfants,
 noyés dans une des fosses laissées par l'extraction de la pierre meulière. Cette pierre que l'on trouve par chez nous et qui transportée jusqu'à la Vienne, fit longtemps les moulins du royaume.


La moulière extraite, la nature reprend ses droits, les arbres s'installent, l'eau stagne, la vie et la mort se côtoient.


Une noyade d'enfants donc mais... Qui ? Quand ? Combien ?
Petite enquête généalogique.
En Octobre 1753, un autre drame se joue au même endroit, exactement.  Les documents qui en attestent nomment ce croisement de chemins,  la "Croix Fleuriau", confirmant ainsi l'orthographe du lieu. Il nous faut chercher patiemment plus avant dans les registres.
La tâche n'est pas bien difficile, il y a peu d'actes pour les Fleuriau, tous concentrés entre 1677 et 1717.


 C'est l'âme de la petite Jeanne Fleuriau 7 ans, qui dort dans les Bois de Prinçay.
Elle s'y noie  sans doute la veille et sera inhumée le 13/09/1717.
Aucun autre enfant n'est mort ce jour-là, ni à Prinçay, ni à Availles, ni à Asnières, paroisses environnantes. Jeanne est probablement la seule victime de ce drame.
Ce n'est pas une petite paysanne ordinaire.


 Elle est née à Prinçay le 14 Octobre 1710.


Son père est Pierre Fleuriau et sa mère Catherine Chevallier, ils se sont mariés à Chatellerault et sont fils et fille d'huissiers, ils signent tous deux le registre.


A cette époque lointaine, les douleurs s'apaisaient-elles déjà dans les chemins sombres et solitaires qui mènent à une croix ?
Il arrive parfois que le sort s'acharne, hier encore bien plus qu'aujourd'hui.

Moins d'un an avant la naissance de Jeanne, Pierre et Catherine perdaient leur premier enfant, Renée, à un jour de vie. Je ne leur retrouve pas d'autre enfant.

Au petit bouquet sylvestre retrouvé lors d'une promenade matinale au pied de la Croix, il me plait à penser que la petite Fleuriau n'est pas la seule belle âme à protéger ce lieu, celle d'un jardinier amoureux de ces chemins l'accompagne sans doute.


Voilà la Croix telle qu'elle était avant la seconde guerre mondiale. Combien de fois a-t-elle été remplacée ? Personne ne sait. Le bulletin municipal de 2002 nous apprend que démolie après la guerre, elle sera réinstallée quelques années après et bénie en 1995 par le curé Bucco en présence de Jacky PELTIER, maire et des habitants du village.

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Mise à jour d'un article datant de 2013

jeudi 14 février 2019

ça baigne dans l'huile pour les mariés de la Saint Valentin ! 1703


Le 14 Février 1703, René BACQUET, journalier, fils de défunt Jean BACQUET et Renée COURAULT épouse à Availles, la p'tite Renée FEURGER. Renée ? C'est la fille de l'huilier du village, Charles FEURGER, sa mère est Louise ECHEVARD.

La poursuite du dépouillement des registres, nous dira s'il vécurent heureux et eurent de nombreux enfants...

Et en attendant ce mariage de la Saint Valentin nous apprend que Charles FEURGER fut un des premiers huiliers de la commune d'Availles.

Bonne Saint Valentin à tous !

mardi 31 mai 2016

1746 à Availles et Prinçay - Au fil des ans et des registres.


Les beaux mariages VIP ! Entre Claude Antoine DELABARRE DU VIVIER, fil de Jacques, procureur au Chateler d'Orléans et Marie Anne DESCHAMPS fille de René, greffier en chef à Châtellerault ( AD86/Availles/BMS/1737-1750/page 69)
A Prinçay, le 25 avril 1746, Denyse COUGNEE met au monde son second enfant sans père...
A Availles, le 1er septembre Jean JARNOU meurt à 16 ans, le curé n'indique pas sa filiation. Le 11 septembre deux filles du couple GUYOT Pierre et RICATEAU Marie meurent le même jour, elles sont agées de 4 et 6 ans. Le 24 septembre deux autres petites filles sont inhumées, enfants de Philippe PAGE et Marie GRABOT.

  • Availles :
    • 33 N - 3 M - 19  S
    • Source : AD 86/ BMS/1737-1750/ page 67-72
  • Prinçay :
    • 5 N - 2 M -8 S 
    • Source : AD86/BMS 1734-1790/page 28-30


Sources :
- AD 86 : Registres Paroissiaux : Relevés et relecture personnels. 
- GE 86 : Climat et ressources historiques dans la Vienne. 
- CGP : Climat et ressources historiques dans la Vienne. 
- Wikipédia au fil des ans de l'histoire. 

samedi 12 mars 2016

1745 à Availles et Prinçay - Au fil des ans et des registres.

Cette année-là, l'épizootie du bétail poursuit ses ravages. A Paris, Madame de Pompadour devient la favorite de Louis XV. Le dauphin Louis Ferdinand, fils ainé du Roi, se marie avec l'infante Marie-Thérèse Antoinette d'Espagne.
Que se passe-t-il au moulin des Halles d'Availles, chez les Bordesolle ? Cette année encore, deux enfants meurent en bas âge à 22 mois et 3 ans. Souvenez-vous l'année précédente deux garçons disparaissaient dans cette famille. On peut s'étonner que le curé ne mentionne pas toujours leur prénom "un enfant de Bordesolle", "une petite fille"... Accident ? Maladie familiale ? On ne le saura sans doute jamais, en cette fin d'année 1745, le petit Louis né en août tente de consoler le chagrin de ses parents....
Au village cette année-là, 9 enfants sont morts.
  • Availles :
    • 17 N - 6 M - 16 S
    • Source : AD86/Availles/BMS/1744-1760/pages 5-7
  • Prinçay :
    • 3 N - 0 M - 3 S 
    • Source : AD86/Prinçay/BMS/1741-1791/pages12-13

Sources :
- AD 86 : Registres Paroissiaux : Relevés et relecture personnels. 
- GE 86 : Climat et ressources historiques dans la Vienne. 
- CGP : Climat et ressources historiques dans la Vienne. 
- Wikipédia au fil des ans de l'histoire. 

mardi 23 février 2016

1744 à Availles et Prinçay - Au fil des ans et des registres.

Cette année-là, Louis XV déclarait la guerre à l'Angleterre. Une grave épizootie commençait à  ravager le bétail du royaume de France, mais aucune mention n'en est faite à cette date dans le Poitou. Aucune mention particulière concernant la météo dans notre département.
Les 15 et 27 janvier, deux enfants BORDESOLLE âgés de 4 et 8 ans, meurent à quelques jours d'intervalle. Bizarrement le curé ne nous donne pas le prénom du plus jeune. Les BORDESOLLE sont-ils nouveaux dans la paroisse ? Le 20 février, Marie DUFFAULT, épouse BORDESOLLE met au monde une petite Marie. La vie se poursuit avec ses joies et ses peines inoubliables.
9 Février : Mort de Florence MOUNIER, épouse LESUIRE. Le curé lui donne 80 ans, elle n'en a "que" 74 !
La mariée n'avait pas de nom ! Le 27 avril Louise, fille naturelle d'Anne BOUTET se marie avec GUILLOTEAU Antoine, tailleur, né à Availles le 11 septembre 1716, fils d'Antoine et de feue Françoise DUCELIER. Louise n'a pas de nom, même pas celui de sa mère, elle n'a pas d'âge non plus, ni de date de naissance, ni même de date de baptème... Mais elle est de la paroisse d'Availles.
Le 25 juillet 1744, à l'âge de 35 ans, Marie CARDINEAU, en mettant au monde Louis, son huitième enfant, entre dans le cercle des grandes multipares. Autour du berceau, 7 petits MERLE, tous bien vivants. La douceur de ce foyer est éphémère. A peine 15 jours après la venue du petit Louis, Antoine le père de cette famille si nombreuse, meurt. On ne saura sans doute jamais dans quelles circonstances, Marie CARDINEAU rejoint le cercle des veuves de la paroisse.
Le 31 aout, Renée ECHEVARD, après avoir mis au monde 5 garçons, découvre une petite Anne, une fille enfin se réjouit sans doute Antoine PELLETIER ! On en connait comme ça des fratries peu paritaires !
Le 3 novembre, mort de Pierre LEPINE grand vieillard de 82 ans !
Le 20 novembre, sont baptisés à la maison, car en danger de mort, les jumeaux garçon de Marie BOURGOUGNON et Marin RAYMOND. Les nouveaux-nés ne survivent pas.
  • Availles :
    • 21 N - 5 M - 15 S
    • Source : AD86/Availles/BMS/1744-1760/pages 1-5
  • Prinçay : 
    • 5 N - 2 M - 0 S
    • Source : AD86/Prinçay/BMS/pages 25

Sources :
- AD 86 : Registres Paroissiaux : Relevés et relecture personnels. 
- GE 86 : Climat et ressources historiques dans la Vienne. 
- CGP : Climat et ressources historiques dans la Vienne. 
- Wikipédia. 

jeudi 18 février 2016

1743 à Availles et Prinçay - Au fil des ans et des registres.

L'épidémie de grippe se poursuit en ce début d'année 1743 à Availles avec 9 décès à la mi février pour les deux paroisses.
Chez les ARNAULT le père et le fils meurent à une semaine d'intervalle.
Jeanne GILLET, épouse de Jean DEGENNES laisse trois orphelins de 1 à 8 ans.
10 mars François ARNAULT, fils de Jean et François DUCELIER, meurt quelques heures après sa naissance.

22 Juin : Décès de Suzanne SAUVE, 68 ans, de Bruxelles, veuve de Jean LEVANT.

18 Juillet : Marie Anne de MAUSSABRE met au monde son septième enfant au château de la Tour d'Oyré. Son époux Joseph Pascal COTTEREAU de GRAND CHAMP fut ancien mousquetaire du roi.
15 octobre : l'enfant ROLLAND, 8 jour, fils de Joseph, serrurier de Châtellerault meurt à Availles.

  • Availles :
    • 23 N - 4 M - 21 S
    • Source : AD86/Availles/BMS/1737-1750/pages 47-52
  • Prinçay :
    • 6 N - 2 M - 6 S
    • Source : AD86/Prinçay/BMS/1734-1790/pages 21-24

lundi 15 février 2016

1742 à Availles et Prinçay - Au fil des ans et des registres.

1742, toujours sous le règne de Louis XV, la France grelotte depuis trois hivers, la disette s'installe et la grippe frappe en fin d'année, à Availles et Prinçay comme ailleurs. Nous comptons dans nos deux paroisses respectivement 35 et 11 décès, qui touchent essentiellement les enfants et les personnes agés, les fragiles...

En Janvier, Joseph François DUPLEIX devient gouverneur général de l'Inde française. Les DUPLEX sont mentionnés dans les registres paroissiaux d'Availles depuis 1631. Joseph François DUPLEIX, à son retour en France, fera contruire en 1751 la partie centrale du château de la Doubtière.

1742, année des veufs remariés ? 7 mariages à Availles et autant de veufs et veuves à convoler ! Etonnant non ?
18 Mars : COUGNEE Marie, fille de Louis, 9 ans, inhumée dans l'église.
10 avril : GUILLEMOT Jean, fils de Jean, 16 ans, inhumé dans l'église.
Le 18 mars, Marie COUGNEE, 9 ans,  fille de Louis est inhumée dans l'église d'Availles.
Nombreuses cérémonies de baptême ou de sépulture célébrées par les curés des paroisses alentour (Prinçay, Archigny) avec l'accord du curé d'Availles. Est-il malade ?
Le 26 avril, Jean RIVIERE, 6 mois, est inhumé dans l'église.
Jean MENECE meurt le 31Mai, son épouse le 8 novembre. Ils laissent deux orphelins de 8 et 5 ans.
Cette année-là, les morts se succèdent, jour après jour, souvent dans la même maison qui abrite trois générations. Les plus jeunes et nombre des plus vieux. La petite Marie BOUCHE 7 ans et sa probable grand-mère de 72 ans. La petite Jeanne BERTRAND 5 semaines son grand-père Jean de 70 ans. Novembre, décembre mais aussi juillet...
A Prinçay aussi, l'année est étrange. Aucun mariage, aucune naissance, mais 11 sépultures. Parmi celles-ci, Renée AGRISSAIS, mère de 7 enfants et Jean COUDREAU, un vieillard de plus de 80 ans.
  • Availles :
    • 18 N - 7 M - 35 S
    • Source : AD86/Availles-en-Châtellerault/BMS/ 1737-1750/p37-43
  • Prinçay :
    • 0 N - 0 M -11 S
    • Source : AD86/Availles-Prinçay/BMS/1734-1790/pages 18-21
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Sources et ressources : 
Généalogie du Village d'Availles. (Gloria Godard) Mise-à-jour faite en février. 


mardi 9 février 2016

1741 à Availles et Prinçay - Au fil des ans et des registres.

Cette année-là à Availles, Renée ECHEVARD accouche pour la quatrième fois. Elle met au monde un garçon que son père prénommera Antoine. Antoine comme les deux petits perdus successivement en 1738 et 1740. Etonnant cet acharnement à nommer l'enfant !
Marguerite BRION, mère de 12 enfants meurt le 31 janvier, à 55 ans, nous dit le curé. Il est approximatif, car elle a eu son premier enfant en 1708.
Marie LEPAGE, épouse de Jacques HILLAIRET, met au monde son premier enfant et meurt une semaine plus tard le 23 mai. La petite Marie Jeanne née le 15 mai, ne survivra que trois semaines.
15 septembre, Michelle PICHOT accouche enfin d'un fils ! Antoine MOREAU fils de Pierre, vient en septième position dans la fratrie !
8 Novembre, baptême d'Anne CHARTIER, fille de Jacques et de Louise DUBOIS. Cérémonie pratiquée par le curé de Prinçay avec l'accord de celui d'Availles.
A Prinçay, un enfant nait sans père en Janvier, Anne COUGNEE. Pierre DUBREUIL est trouvé mort en mai, sans plus de précision. A la Cataudière, les joies suivent les drames chez la famille ROUX. Marie-Anne, 3 ans, meurt le 8 octobre, la douleur du chagrin est toujours vive lorsque sa maman met au monde un petit Jean le 27 novembre...
  • Availles-en-Châtellerault :
    • 27 N - 6 M - 12 S
    • Source : AD86/Availles-en-Châtellerault/BMS/1737-1750/pages 28-35
  • Prinçay :
    • 4 N - 1 M - 3  S
    • Source : AD86/Prinçay Availles/ BMS 1734-1790/pages 17-18

jeudi 21 janvier 2016

1740 - Availles et Prinçay au fil des actes et des registres.


Le froid reste intense cette année-là jusqu'en mars. Avec, en conséquence, Famine et Disette, le duo habituel !
A Prinçay, Mariage VIP en juin entre Jean OUVRARD, cavalier de la maréchaussée de Châtellerault qui signe et Marthe DUCLOS GRENET qui signe aussi !
A Availles, la famille JARNOU/BACAULT perd un second enfant en bas âge. Après la mort d'Antoine en 1738 à l'âge de 2 ans, c'est le petit Antoine suivant, né en 1739, qui s'éteint à l'âge de 8mois. Le 30 mai, Simon THOMAS est inhumé dans l'église.
En Juillet, Jean MOREAU, le sacristain meurt à l'âge de 58 ans, il laisse à Anne FEURGER sa veuve, 5 enfants dont deux en bas âge.
Le 29 aout, Jeanne MARSAULT, 28 ans, la femme de François SERREAU meurt le lendemain de ses secondes couches. Sa petite Françoise semble avoir survécu.
  • Availles :
    • 23 N - 4 M - 26 S
    • 25 Février :  la famille JARNOU/BACAULT perd un second enfant en bas âge. Après la mort d'Antoine en 1738 à l'âge de 2 ans, c'est le petit Antoine suivant, né en 1739, qui s'éteint à l'âge de 8mois. 
    • 30 mai : Simon THOMAS inhumé dans l'église. 
    • 24 juillet Jean MOREAU le sacristain, meurt à 58 ans. 
    • 29 aout : Jeanne MARSAULT meurt en couches, après avoir mis au monde la veille une petite Françoise, fille de de François SERREAU.
    • Source : AD86/Availles/BMS/ 1737-1750/ p19-28
  • Prinçay :
    • 2 N - 2 M - 4 S 
    • Source : AD86/Prinçay/BMS/ 1734-1790/ p15-17

vendredi 11 décembre 2015

1739 - Availles et Prinçay au fil des ans et des registres.


Louis XV est un peu polisson, il multiplie les maitresses et devra, par conséquent, en cette année 1739, renoncer à toucher les écrouelles des malades. Voilà pour les mains baladeuses !  Décision sans appel prise par son confesseur !
A partir du mois d'octobre, le froid s'installe, l'hiver sera glacial et durera jusqu'en mars de l'année suivante. La famine sévit et les soulèvements populaires se multiplient.
Au village , la mortalité reste élevée, et concerne encore les jeunes et les enfants.
Dans la paroisse d'Availles, Gabriel GUERIN, veuf de la pauvre Madeleine Piraudeau morte en couches, s'est remarié avec Renée ECHEVARD, un petit Michel nait le 1er juin.
La famille COTTEREAU DE GRAND CHAMP, propriétaire de la Tour d'Oyré est durement touchée : Marie Anne, six ans, fille ainée de Joseph Pascal et Marie Anne DE MAUSSABRE meurt le 1er décembre, 15 jours après la naissance de sa petite soeur Marie Dorothée. Elle est inhumée dans l'église.
A Prinçay, l'année se termine avec le décès du curé René Thomas DE LA CAILLERIE, disparu le 26 décembre 1739, et inhumé dans l'église en présence de GASCHET curé d'Asnières, FRADIN curé d'Availles, BAUDY curé de Senillé, et MAURY curé de Vouneuil-sur-Vienne. Nous perdons une belle et très lisible plume !

  • Availles :
    •  9 N - 3 M - 18 S
    • 6 septembre : Madeleine FORESTIER, fille du Procureur au siège Royal de Châtellerault meurt à Availles. 
    • 25 novembre : inhumation dans l'église  de Marie DUBOIS, épouse de Jacques GRABOT
    • 1 décembre : inhumation dans l'église de Marie Anne COTTEREAU de GRAND CHAMP, 6 ans, fille de Joseph Pascal et de Marie Anne de MAUSSABRE, 
    • Source : AD86/Availles-en-Châtellerault/BMS/ 1737-1750/p13-18
  • Prinçay :
    • 3 N - 0 M - 4 S 
    • 26 décembre : inhumation dans l'église de René Thomas DE LA CAILLERIE, curé de Prinçay
    • Source : AD86/Prinçay/BMS/1734-1790/p13-15

jeudi 10 décembre 2015

1738 - Availles et Prinçay au fil des ans et des registres.




A Prinçay,
Les enfants ARNAULT (Jeanne et Jean) se marient ! Grande fratie que celle de Jean ARNAULT et de Jeanne AUTEXIER une belle ribambelle de 7 petits prinçois parmi laquelle des jumeaux Jeanne et Etienne nés en 1718, Etienne meurt en 1732 à l'âge de 14 ans, c'est sa jumelle qui se marie en 1738 en novembre. En janvier son frère ainé  a convolé. Tous deux ont élus leurs épousés dans le village de Vouneuil-sur-Vienne : Jean épouse Jeanne ARNAULT (quelle pagaille) et Jeanne épouse Pierre DELAVEAU.
Charles DERINGERE, procureur et François BAGUET tisserand sont inhumés dans l'église. Un tisserand c'est étonnant, on y a déjà vu un laboureur ou un maçon. Ces inhumations de plus humbles ont rarement lieu à Availles.
On compte 7 décès dans la paroisse, dont 5 d'enfants ( de 6 mois à 8 ans), c'est trop, une épidémie sévit forcément...
Jean COUGNE est laboureur et sacristain, son petit Louis nait en janvier. André GUINET et Jean LE DE sont tisserands, Etienne JOUBERT est bourdier à la Cataudière, tandis que René ROUX y est fermier.
A Availles,
En janvier, Renée Paillé est inhumée dans l'église. Agée de 69 ans, Epouse de François FRADIN, notaire royal, sieur de la Grand Maison, Renée Paillé mit au monde 12 enfants !
Février, drame chez les GUERIN. Le premier février Madeleine PIRAUDEAU, femme de Gabriel GUERIN, accouche de deux enfants jumeaux, les petites sont baptisées "en danger de mort". Marie meurt à 4 jours. L'accouchement a été particulièrement difficile, le 9 c'est un autre drame qui frappe la famille, Madelein, la jeune accouchée succombe à l'âge de 31 ans. La seconde des jumelles survit quelques jours puis s'éteint le 17 février à l'âge de 16 jours.
Mais cette année c'est la mortalité globale qui interpelle, comme à Prinçay. 25 décès dont 13 enfants et de nombreux jeunes adultes !!! La grippe sévit dans le royaume cette année là* et elle fera 2,5 millions de victimes, à cette catastrophe s'ajoute une disette due à la baisse de la récolte de blé. Deux éléments qui expliquent sans doute la forte mortalité constatée dans notre village.


*Source : Contexte Thierry Sabot. 
  • Availles :
    • 22 N - 6 M - 25 S
    • Mort maternelle de Madeleine PIRAUDEAU. Ses jumelles ne survivent pas. 
    • Mort de Jeanne PAILLE inhumée dans l'église
    • Mort de Madeleine MENECE inhumée dans l'église. 
    • Source AD86/Availles-en-Châtellerault/BMS/1737-1750/pages 8 à 13
  • Prinçay :
    • 7 N - 2 M -7 S
    • Charles DERINGERE inhumé dans l'église. 
    • François BAGUET inhumé dans l'église. 
    • 5 décès d'enfants
    • Source : Source : AD86/Prinçay/BMS/1731-1790

mercredi 9 décembre 2015

1737 - Availles et Prinçay au fil des ans et des registres



Je ne sais pas si c'est l'effet de la circulaire Aguesseau sur la tenue des registres mais notre curé de Prinçay René de la Caillerie n'en finit plus de nous détailler les baptêmes de sa très belle écriture : la précision du lieu-dit (Le Plessis, la Cataudière), la profession du père, et même la filiation des parrain et marraine !!! Un trésor de plus pour le généalogiste ou l'amoureux d'archives.
Nous apprenons ainsi que la petite Marie ROUX fille est la fille du fermier de la Cataudière !
Les actes de sépulture se précisent, l'âge du décédé est mentionné ainsi que sa filiation qui manquait parfois.
André GUINET est tisserand. Pierre MONIER (parrain de sa fille Marguerite) est étudiant au collège de Châtellerault, ses parents viennent de Vendôme et sa mère Marie JOUBERT veuve est domestique du curé depuis 26 ans ! Pierre, l'étudiant est à coup sur la fierté de René de la Caillerie, le curé n'est pas sans doute pas étranger à cette belle promotion sociale d'un fils de domestique !
On ne compte que deux décès à Prinçay cette année-là, mais deux décès de tout-petits 11 jours et 6 mois.
A Availles, Jean MOREAU est sacristain, François SERREAU tailleur, André GERVAIS tonnelier, et Marguerite CORCHAND sait signer.
Cette année on n'inhume personne dans les églises de nos deux paroisses.

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  • Availles :
    • 15 N - 6 M - 6 S
    • Jean MOREAU est sacristain
    • Source : AD86/Availles-en-Chatellerault/BMS/ 1715-1743/vue 95-99
  • Prinçay :
    • 7 N - 1 M - 2 S 
    • René ROUX, laboureur et fermier de la Cataudière
    • Pierre MONIER, étudiant au collège de Châtellerault
    • Source :  AD86/Prinçay/BMS/1731-1790/vue2-4

jeudi 3 décembre 2015

1736 - Availles et Prinçay au fil des ans et des registres.

En cette année 1736, la France est sous le règne de Louis XV, la Reine Marie Leszczyńska met au monde sa septième fille Thérèse Félicité.
Cette année est remarquable pour les généalogistes. En effet, le chancelier d'Aguesseau impose aux curés de tenir les registres paroissiaux en double exemplaire et d'en déposer un au greffe du tribunal. La qualité, la profession, les liens des témoins doivent être mentionnés dans les actes qui se précisent, la tenue des registres se complète, s'améliore.
Dans notre village, l'année est faste, 34 nouveau-nés voient le jour !

Méli-mélo pour la première naissance : Le petit Jean DEGENNES, fils de Jean DEGENNES et de Jeanne GILLET a pour parrain Jean DEGENNES et pour marraine Jeanne GILLET !!!...
En avril, le curé d'Availles s'absente, remplacé par le curé de Prinçay. La naissance de François LEMERLE nous permet d'apprendre que sa maman, Geneviève DUBOIS est la sage-femme du village.

A la Tour d'Oyré, la famille COTTEREAU de GRAND CHAMP s'agrandit, Antoine le petit troisième voit le jour. Son papa Joseph Pascal est ecuyer du Roy et Seigneur de la Tour d'Oyré.

Jacques DEGENNES, François BARDIN (laboureur) et Catherine SERREAU sont inhumés dans l'église.
Quant à Denise DESCHAMPS elle rejoint le club des grandes multipares en mettant au monde son huitième enfant avec Gabriel MERLE.
  • Année 1736 :
    • Availles :
      • 34 N - 2 M - 8 S Record de naissances pour cette année 1736 à Availles ! 
      • 20 mars : Jacques DEGENNES est inhumé dans l'église à l'âge de 78 ans. 
      • 8 avril : Denise DESCHAMPS met au monde son huitième enfant avec Gabriel MERLE
      • 20 avril : François LEMERLE est baptisé par le curé de Prinçay en l'absence du curé d'Availles. Sa mère est Geneviève DUBOIS sage-femme. 
      • 18 mai : François BARDIN, laboureur est inhumé dans l'église. 
      • 12 octobre Naissance VIP d'Antoine fils de Marie Anne MAUSSABRE et Joseph Pascal COTTEREAU de GRAND CHAMP, ecuyer du Roi et Seigneur de la Tour d'Oyré
    • Prinçay :
      • 6N - 2 M - 4 S
      • 10 décembre : Catherine SERREAU, veuve de Pierre FLEURIAU est inhumée dans l'église.
      • Source : 
        Source : AD86/Prinçay/BMS/1734-1790/vue 2-4

dimanche 26 avril 2015

Les Centenaires d'Availles et Prinçay.

Source AD86/Availles/S/1629-1687/vue 20

A peine publié et déjà détrôné ! Le brave Louis LAMACHERE perd son titre de premier centenaire d'Availles, battu à plates coutures par Catherin JUTREAU inhumé dans le cimetière d'availles le 23 octobre 1667 âgé "environ de cent ans", qui avait échappé à ma vigilance ! Naissance du patriarche autour de 1567 !
Deux Centenaires, c'est déjà une liste, cet article sera remis à la une à chaque nouvelle découverte sur le sujet.
InsoliteDATE EVENEMENTNomPrénomNé(e) leDécédé le Lieu Remarques Source
Centenaire1667/10/23JUTREAUCatherin15671667/10/23Availles100 ans - Naissance calculéeSource AD86/Availles/S/1629-1687/vue 20
Centenaire1727/09/09LAMACHERELouis16271727/09/09Availles104 ans - Naissance calculéeSource : AD86/Availles-en-Chatellerault/BMS/ 1717-1736/vue 46
Centenaire1940/12/21GROUGEARD Marie
18391940/12/21Availles101 ans - confirméSource : AD86/Availles-en-Chatellerault/

vendredi 24 avril 2015

Louis LAMACHERE (1623?/1727) - Centenaire à Availles.


En écho à l'article paru hier dans Centre Presse (Itinéraire d'une centenaire), présentation aujourd'hui de Louis LAMACHERE, second (!) centenaire répertorié dans les registres paroissiaux d'Availles et de Prinçay. 
Louis meurt à l'âge de 104 ans, le 9 septembre 1727, si l'on en croit René Fradin, notre curé de l'époque, qui n'est hélas pas très bavard. S'il mentionne bien son très grand âge "Cent quatre ans", il ne nous dit rien d'autre de ce paroissien particulier.
Ni enfant, ni témoin, ni mention de conjoint, aucune mention de lieu-dit...
Louis LAMACHERE serait donc né en 1623
Une recherche sur les indexations faites dans les villages de la Vienne par le groupe GE86 et le Cercle Généalogique Poitevin nous mène autour de Montmorillon : Lathus, Sillars, Haims, Bourg-Archambault. C'est à dire à 60km d'Availles.


  • Coté Mariages : 30 Juin 1670, pour le plus ancien et unique mariage de Louis Lamachère indexé avant 1727. Marié avec Bonnamy Marie à Sillars. Louis Lamachère est fils de Nicolas et de Marguerite LAURENCE. Né probablement autour de 1640, ce n'est pas le notre...
  • Coté naissances : Un Louis LAMACHERE est retrouvé à Bourg-Archambault, né le 7 janvier 1628, fils de François et de Marie PARTAUD. Si celui-ci a des fourmis dans les jambes, si on ne lui retrouve pas de mariage local (voir ci-dessus, pas de mariage), il pourrait être le notre...


Avec des SI.... Louis Lamachère est-il venu de là-bas ? 

L'indexation des registres d'Availles et de Prinçay nous permet d'affirmer 
1 - Qu'il n'existe aucun Lamachère au village de chez nous avant ce Louis là... Enfin aucun mentionné sur les registres paroissiaux.
2 - Que d'autres Lamachère vont suivre :


  • Naissance de Pierre LAMACHERE le 12 novembre 1704, fils de Louis et de Renée Pointureau. Pierre, fils, petit-fils ou arrière petit-fils de centenaire ? 
      • Parrain Daniel Pierre POESNIN et Marraine Françoise GENEVRIER qui déclarent ne savoir signer. 
    • Fils ? D'un père de 81ans remarié avec une jeunette ?
      •  Renée Pointureau, épouse de Louis LAMACHERE meurt le 28 février 1725. Son âge n'est pas mentionné. Aucun témoin mentionné.
==>Petit-fils c'est plus probable. 

Petit-fils... ou pas. Car en l'état actuel des indexations (relecture jusqu'en 1734), rien d'autre sur les LAMACHERE.
Pour l'instant ce sacré vieillard semble garder son mystère. 


samedi 4 avril 2015

Un 4 Avril 1798, aux Coutures.



Lorsqu’elle disparait, nous sommes en l’an VI de la République (04/04/1798) , Marie Pichot une soixantaine d’années vit à Vouneuil sur Vienne, avec François Chaussbours, ils se sont mariés 42ans avant à Cenan, près d’Archigny , un 23 novembre.

Le père et le fils Silvin, la cherchent partout la mère Pichot, longtemps, trop longtemps, pendant 12 jours.

 Lorsque le 15 Germinal, aux Coutures de Prinçay, on sort un cadavre de la Vienne, on se doute et on appelle les Chaussbours. Silvin le fils, lorsqu’il va chercher l’officier de police judiciaire, Jacques Antoine Blanchard, est certain qu’il s’agit d’un crime, il dit que sa mère a été étranglée.

Tous deux se rendent sur place ensemble, mais la nuit tombe. Impossible de laisser le cadavre sur la berge, ce serait contraire aux « meurs » et puis, il serait dévoré par les loups...



Les Loups...
 En l’an VI de la République, les loups rôdent à Prinçay.



Le corps est ramené à Vouneuil, dans la maison familiale.

C’est le lendemain matin à 7H que l’officier de santé fera sur place les constatations. Il examine minutieusement le cadavre, note son emplacement dans la pièce : sur deux perches, sur un coffre. Confirme qu’il s’agit bien d’une femme de 55 à 60ans. Inspecte avec attention toute la surface de son corps et ne relève aucune trace de violence évidente, mais plutôt un aspect général compatible avec une noyade. Il ne peut dater le décès. Tessier l’adjoint, donne le permis d’inhumer. Les témoins, les parents, et ceux qui ont découvert le cadavre seront entendus pour préciser les causes du décès .

Alors ?

Crime, comme le pense le fils ? Suicide ou accident ?







L'intégralité de l'acte.

dimanche 29 mars 2015

L'heure d'été - Tic- Tac l'horloger de Prinçay -1712.


14 Novembre 1712, Jean Chamois horloger, 24 ans, de la Paroisse de ST Jacques de Chatellerault, se marie avec Marie GIRARD à Prinçay 
Tous deux signent leur acte de mariage. 
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jeudi 5 mars 2015

1733 - Les miliciens d'Availles et de Prinçay.


Source : Archives municipales de Châtellerault. 

Au XVIIIème siècle, la milice provinciale est une conscription. Chaque village établit une liste de ses garçons agés de plus de 18 ans, en bonne santé et mesurant plus de cinq pouces. Les fils de notable sont épargnés. Les miliciens sont désignés par tirage au sort. Ce recrutement est très impopulaire dans les villages. Chaque tiré au sort peut présenter un remplaçant. Il arrive parfois que certains villages proposent leurs vagabonds ou les étrangers de passage. 
Les archives municipales de Châtellerault gardent une trace du tirage au sort de l'année 1733 pour les paroisses d'Availles et de Prinçay. Antoine COUDREAU et Jean MARSAULT furent tirés au sort cette année là. 

Pour Availles et Asnières :
Antoine COUDREAU, fils de Fulgent et d'Henriette MERIGOT, natif d'Availles en Poitou, juridiction de Châtellerault, agé de 26 ans, taille cinq pieds un pouce, cheveux châtains, visage carré, un grain de picotte au dessus du sourcil gauche, nez bien fait, les yeux bleus. 
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Pour Prinçay et Leigné-les-Bois :
Jean MARSAULT, fils de René et de Jeanne JOYEUX, natif de Lauthiers en Poitou, juridiction de Poitiers, agé de 23 ans, taille cinq pieds un pouce, cheveux un peu roux, visage plat, deux seings au front du coté droit, deux autres du coté gauche, l'un près de l'oeil, l'autre près de la bouche. Les yeux bleus. 



mercredi 11 février 2015

Fradin Pierre-François curé d'Availles sous la révolution.




Le document ci-dessus nous apprend que le 30 messidor de l'an VI, Pierre-François FRADIN ex curé bénéficie d'une pension annuelle dite ecclésiastique de 800 francs. 
Documents fournis par Fradin pour en bénéficier :
1 -Son acte de naissance
2 - l'expédition de la prestation de serment fait d'après la loi du 14 Aout 1792*
3 - Certificat de vie, d'individualité et de résidence
4 - Déclaration signée de lui portant qu'il n'a point retraité son serment. 

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Par la loi du 14 Aout 1792, les prêtres, constitutionnels et réfractaires, comme tout Français percevant une pension ou traitement de l'État, doivent prêter un nouveau serment dit serment de "liberté-égalité" :
« Je jure d'être fidèle à la nation et de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir en les défendant »