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samedi 27 juin 2026

PHILIPONNEAU Pierre - Maire d'Availles



Pierre PHILIPONNEAU né le 31 aout 1761 à Availles, fils de Pierre laboureur et Marie DEBAIN d'Availles.
Propriétaire.
Témoin lors du procès de Charles BARREAU (1796)
Maire d'Availles de 1806 à 1813.
Décédé le 6 Février 1851 à Availles, à l'âge de 89 ans.

mardi 2 septembre 2014

Bulletin municipal - La chronique de Prinçay.


Vous l'avez reçu en Janvier mais avez-vous feuilleté votre bulletin municipal ? 
Cora Millet-Robinet est l'objet de la première Chronique de Prinçay. 
Rédigée par mes soins. 
Merci à l'équipe municipale du bulletin pour cette page offerte à la Dame de la Cataudière ! 
Et rendez-vous l'année prochaine ! 



dimanche 23 mars 2014

1792/1818 : Prinçay, commune effet maire.


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1792 - Marc TESSIER - Jean DEGENNE officier municipal.
1793 - An II/An VII : Charles BARREAU maire, TESSIER adjoint
An VIII/ An X : DELAFOND Maire, Jean DEGENNE adjoint
An X : Jean DEGENNES maire par intérim.
5 Prairial An X / 9 Messidor An X/ 17/04/1816 : TESSIER Maire
17/04/1816 - 1818 - François Joseph MILLET. Deviendra conseiller municipal de la commune d'Availles, lorsque Prinçay y sera rattachée. Décède à Availles le 17/12/1834 (AD -NPMD 1833/1834 page 46)


dimanche 17 novembre 2013

Généalogie d'une Huilerie - Journées Portes Ouvertes 16/17 Novembre 2013. Huilerie Lépine -Availles-en-Châtellerault


200 ans d'histoire sont racontés sur le site de l'Huilerie Lépine, avec de superbes photos et quelques autres que vous découvrirez sur place en allant ce dimanche aux journées portes ouvertes ! 

Grateau, Cognée, Lépine. 
Trois patronymes pour une huilerie ! 
Mais aussi 
Bardeau, 
Pour la lignée matrilinéaire.
Tiens...
Cognée, ça me dit quelque chose...
 Comme une envie de raccrocher quelques branches aux noyers de l'huilerie ! 
Un projet de plus, à la généalogie du village. 
Le travail commence à peine,
A suivre...

Tout commence avec les mariés de l'an VIII : Jean Grateau et Anne Bardeau ! En l'an VIII on se marie au chef lieu de canton à Monthoiron !


  • Grateau Jean et Anne Bardeau s'unissent le 30 prairial An VIII à Monthoiron
    • Grateau Jean, cultivateur de 18 ans, né le 13 Juillet 1782 à Availles, domicilié dans la commune d'Availles, fils de René Gratteau journalier et de Marie-Anne Crochard domiciliée dans la dite commune d'Availles.
    • Anne BARDEAU, agée de 22 ans, née le 6 Aout 1778 à Availles, domiciliée dans la dite commune d'Availles fille de feu François BARDEAU sabottier et de Anne Jarnou son épouse.
    • Ils sont accompagnés de : 
      • René Gratteau, journalier père du futur agé de 40 ans domicilié à Availles
      • François Crochard, cultivateur oncle maternel de la future, 43 ans, domicilié à Asnières
      • Anne Jarnou veuve de François BARDEAU sabotier mère de la future agée de 56 ans domiciliée à Availles
      • Antoine Jarnou, journalier, oncle maternel de la dite future agée de 58 ans domicilié à Senillé


Jean et Anne ont un petit Jean le 14 Vendémiaire de l'an X, mais l'enfant meurt à un mois de vie au village des Savignées. 

A peine un an plus tard, un autre petit Jean pointera le bout de son nez et son acte de naissance nous apprend que l'on surnommait alors sa maman Nanette !


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"Le départ de cette fabrique artisanale, alors située à la Margotière, aujourd’hui baptisée « La croix blanche » fût créé par Jean Grateau en 1810, puis reprise vers 1830 par son fils également nommé Jean Grateau, Qui céda sa place à son fils Pierre Grateau vers 1860.

· En 1890, c’est Alexandre Cognée, marié à Juliette Grateau qui reprit l’huilerie à son beau-père Pierre Grateau. En 1920, l’huilerie est transmise à Edouard Lépine son gendre, marié à Jeanne Cognée.

· Après la guerre en 1947, mon père André Lépine reprit la succession de mon grand père et installa l’huilerie au lieu dit « Le Pressoir » (Lieu où nous nous situons actuellement), avec du matériel plus moderne, qui, encore aujourd’hui, continu de fonctionner.

· En 1993, mon père me cède l’huilerie, et aujourd’hui je seconde mon fils Joffrey, qui assure la continuité pour les années à venir.
C’est donc 8 générations au service de « L’Huilerie »."


Naissances :

  • Grateau Jean 6 vendémiaire An 12 ou 29 sept 1802
  • Grateau Jean 14 vendémiaire An 10
Mariages :
  • Grateau Jean et Anne Bardeau 30 prairial An 8 à Monthoiron
    • Grateau Jean, cultivateur de 18 ans, né le 13 Juillet 1782 à Availles, domicilié dans la commune d'Availles, fils de René Gratteau journalier et de Marie-Anne Crochard domiciliée dans la dite commune d'Availles.
    • Anne BARDEAU, agée de 22 ans, née le 6 Aout 1778 à Availles, domiciliée dans la dite commune d'Availles fille de feu François BARDEAU sabottier et de Anne Jarnou son épouse, le premier venu à décès dans la dite commune d'Availles et la seconde domiciliée dans la même commune. 
    • Accompagnés de : 
      • René Gratteau, journalier père du futur agé de 40 ans domicilié à Availles
      • François Crochard, cultivateur oncle maternel de la future, 43 ans, domicilié à Asnières
      • Anne Jarnou veuve de François BARDEAU sabotier mère de la future agée de 56 ans domiciliée à Availles
      • Antoine Jarnou, journalier, oncle maternel de la dite future agée de 58 ans domicilié à Senillé
Décès 
  • Grateau Jean 1er Frimaire An 10. 





mardi 23 avril 2013

Petite histoire du cimetière de Prinçay.


Petite histoire du cimetière de Prinçay. 
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L'année du bicentenaire,
un coup d'pioche malencontreux porté dans une petite cour de ferme par une parisienne fraîchement promue sorcière prinçaysse multipare réveilla les âmes pré-révolutionnaires qui sommeillaient tranquillement sous les vieilles pierres. La ferveur généalogique n'était pas encore née,  mais l'hypothèse  d'un ancien cimetière sous la tablée des Cousinades fut émise.
Restait à la confirmer.


1811 : De paroisse, Prinçay est devenu commune. Son maire est Marc Tessier. Les registres sont passés de la soutane aux sans-culotte.
Les Prinçois sont-ils des rouges ?
Qu'est ce qui les pousse à décider la fusion du spirituel avec Availles ? Mystère pour le moment. Toujours est-il qu'en 1811, c'est fait. L'église ne sert plus et le cimetière non plus...
Les infos des matrices cadastrales permettent de confirmer la localisation de l'ancien cimetière de Prinçay, donnant raison à la sorcière qui médite depuis 20ans au milieu des fantômes...
Le terrain, parcelle I-97 est vendu aux enchères avec la p'tite église en 1811, afin de contribuer à l'acquisition du presbytère d'Availles.
 Accord conclu non sans difficulté, entre les deux maires de Prinçay et d'Availles.


Quelques années passent.
 Les Prinçois enterrent leurs morts au cimetière d'Availles à 2km de chez eux, pendant une petite quarantaine d'années sans trop broncher. Mais ça ne leur plait guère.

En Novembre 1818, Prinçay perd son statut de commune et est rattaché à Availles, ça  met, à coup sur, certains de très mauvaise humeur...
La colère monte doucement jusqu'en 1852.

Les paroissiens souhaitent de nouveau se faire enterrer chez eux, et le font savoir. Ils écrivent au maire d'Availles qui le prend de travers. Le ton monte comme il est permis de le supposer à la lecture du compte-rendu du conseil municipal, bien plus explicite et savoureux que ceux de notre fade époque administrative.
Le maire d'Availles (Martineau) s'oppose franchement à la construction d'un cimetière à Prinçay. Pour lui, les chemins sont bons, les 2km ne sont pas grand chose et la demande des paroissiens n'a pour but que de réactiver les vieilles querelles nées de la fusion de mauvais gré des deux communes.

Une enquête d'utilité publique est menée, la liste nominative des "traitres" à la cause du p'tit cimetière de Prinçay est toujours disponible...
Prinçay fait de la résistance, écrit au Préfet, qui tranchera l'affaire en leur faveur.

Tessier (ancien maire)  offre un de ses terrains, les Prinçois s'engagent à y faire eux même, les aménagements nécessaires.
Le maire d'Availles plie de mauvais coeur, la p'tite église du 13ème siècle reprend du service et

Prinçay retrouve son cimetière.



130 ans plus tard, autour de 1980, il sera de nouveau question de déplacer du mobilier de l'église de Prinçay vers celle d'Availles. Le sang des habitants de Prinçay ne fera qu'un tour, cathos ou pas, retrouvant l'enthousiasme et la solidarité de leurs prédécesseurs,  ils fonderont l'association des "Amis de Prinçay" afin de protéger et restaurer leur patrimoine : l'église, le cimetière, les souterrains et les chemins.



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Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

mardi 16 avril 2013

Naitre à Availles.


Au fil des registres et des dépouillements systématiques, on repère les professions, les habitués, les commerçants du village et tant d'autres trésors, et quelques clins d'oeil que je compte bien partager ici.

A Availles, en 1893, la sage-femme du village est Marie ADHUMEAU épouse SARRAZIN, sans doute, la première à faire entrer l'obstétrique dans la famille.

C'est Marie Sarrazin, qui déclare la naissance de l'enfant à la mairie. Fait plutôt rare dans les registres.... Cas de force majeure, le père de l'enfant est enfermé à l'asile d'aliénés ;-/.




Voici Angélique Marguerite Du Coudray, sage-femme des lumières.
Je lui laisse la parole :

"En attendant le moment de délivrer la femme, on doit la consoler le plus affectueusement possible : son état douloureux y engage ; mais il faut le faire avec une air de gaieté qui ne lui inspire aucune crainte de danger. Il faut éviter tous les chuchotements à l'oreille, qui ne pourraient que l'inquiéter et lui faire craindre des suites fâcheuses. On doit lui parler de Dieu et l'engager à le remercier de l'avoir mise hors de péril. Si elle recourt à des reliques, il faut lui représenter qu'elles seront tout aussi efficaces sur le lit voisin qui si on les posait sur elle-même, ce qui pourrait la gêner..."



Didactique et pédagogique, Madame Du Coudray exerce à Paris et est une protégée du roi. Elle écrit en 1759, un manuel des accouchements. Et surtout elle invente "sa machine" de démonstration. Elle forme des sage-femmes de village en village, aux frais de l'état qui la protège.


Voilà la fameuse invention. Très précise, elle permet à l'élève d'identifier les différentes présentations et d'apprendre l'anatomie, l'utérus, la vessie, les ovaires . Les parties dures du squelette sont présentes, ainsi que les fontanelles du foetus, et les doigts afin que l'élève s'habitue à reconnaitre les différents éléments en présence et distingue en particulier la main droite de la main gauche du foetus. La tête de la poupée est dotée d'une bouche ouverte qui permet à l'élève d'apprendre la manoeuvre de Moriceau (réorientation de la tête en mettant un doigt dans la bouche du foetus). Le placenta fait partie des éléments et est brodé de fil rouge et bleu ;-)

C'est la naissance de l'obstétrique, les médecins commencent à s'en mêler ( on en reparlera) et la concurrence avec les sage-femmes s'installe. Madame Du Coudray, la protégée du roi ne se fera pas que des copains ;-)

Grâce à vos commentaires on un p'tit plus pour le tout !

Comme dit Canotte, Louis XV aimait les femmes... De son épouse et de ses nombreuses maitresses, il aura 10 enfants légitimes et 13 illégitimes connus. Son intérêt pour les sage-femmes doit venir de là.
Angélique Marguerite étant sage-femme royale, on comprend mieux aussi sa grande expérience. On sait très peu de choses de sa vie privée à elle (mariage, enfants ?), qu'elle garde apparemment très secrète, même dans ses lettres. Mais on sait qu'elle était la petite nièce de Louise Bourgeois, dite la Boursier, sage-femme de Marie de Médicis, qui écrira un premier traité sur les maladies des femmes, et les accouchements des enfants de roi.

A l'époque la France perd cruellement ses enfants lors des accouchements confiés aux matrones. Les instruire, former les sage-femmes est le projet du roi et du gouvernement pour contrer cette hécatombe.



Madame Du Coudray, reconnue très vite dans de nombreux ouvrages médicaux, formera 5000 sages-femmes en 27 ans en sillonnant la France. Comme elle s'est rendue un peu partout on retrouve sa trace à Tours et sans doute ailleurs. A vos Archives Départementales. 

lundi 1 avril 2013

Availles - Recensement 1836


En 1836, au premier recensement, on trouve le minimum :

Les maisons numérotées sans indication complémentaire de lieu, leurs occupants, leur statut (marié, veuf), leur âge et leur profession. Quelques remarques partielles.

En 1836, le maire est Etienne CHABOT, son adjoint DEBESSE signe le registre de recensement. Au recensement suivant c'est MARTINEAU qui porte l'écharpe tricolore.

On apprend ainsi qu'il y a six domestiques à la Cataudière, au service du sous-intendant MILLET,  des jumeaux Louise et François ARNAULT,  7ans , et 5 soldats.


Au second recensement en 1851, on précise la localisation des maisons en indiquant les hameaux, et on pose un peu plus de questions !


Sont ainsi répertoriés :
  • Les hameaux
  • Les maisons de chaque hameau, numérotées
  • Les habitants de chaque maison. 
  • Pour chaque individu :
    • Nom, prénom, âge, statut familial, profession
    • Nationalité
    • Religion
    • Maladies, infirmités :
      • Aveugles
      • Borgnes
      • Sourds muets
      • Aliénés  à domicile ou en établissement, dangereux ou pas. 
      • Aliénés du goitre
      • Affligés d'une déviation de la colonne vertébrale
      • Affligé de la perte d'un bras ou d'une jambe
      • Pieds bots
      • Autres maladies et observations. 
A partir de ces données le village s'anime doucement...

En 1851,  Availles compte 756 habitants, à peu près autant d'hommes que de femmes. Un effectif dispersé comme aujourd'hui, 60 seulement autour de l'église, le reste dans les 37 hameaux d'Availles.

Avec deux cabaretiers, il fait bon vivre à Availles. Raymond EMERY et  René BUSSEREAU remplissent les verres, tandis que Marie DESMOULINS passe entre les tables en vendant son tabac. BUSSEREAU a des p''tits soucis de santé.
Parmi les quatre sabotiers, Charles ROBIN qui vit dans le bourg, est toujours prêt à rendre service, c'est lui que nous retrouvons souvent témoin des naissances. Ce sabotier là n'est sans doute pas loin du cabaret.
C'est François ARNAULT? le garde-champêtre qui garde un oeil bienveillant sur la population. Il est amusant de noter que c'est encore un François ARNAULT qui dirige la municipalité  !

Delphin PINGAULT le médecin est-il encore en exercice en 1851 ? ça ne m'étonnerait pas. Après tout il n'a que 70 ans, il vit à la Doubtière.
Le maitre d'école est Louis BEJEAU, pour le moment il n'a que des garçons dans sa classe.
A la Tour D'Oyré,  les enfants ont leur précepteur particulier, c'est Monsieur Roger HENIN qui leur fait la classe.
Availles est un village de tisserands, on en compte onze ! Certains travaillent à Prinçay, et poursuivent leur ouvrage pendant les veillées, dans le souterrain refuge.
Au village, la santé n'est pas toujours bien bonne. L'époque est au recensement des invalidités, l'hygiène, la prévention sont encore embryonnaires, mais en répertoriant les fléaux les plus fréquents, on cherche à les comprendre, à les prévenir, à les guérir.
Availles compte un épileptique, deux boiteux, deux aliénés.
Availles a son "idiot" du village, c'est Etienne, le fils ROUX. Pas certain que le terme qui choque aujourd'hui dans notre "vocabulairement" correct soit si péjoratif. En tous cas le fils ROUX, au village tout l'monde le connait, et il y a sa place depuis 24 ans.
Marie et Mélanie, elles, n'ont pas de père, c'est comme ça.
Availles est fière de ses soldats, elle en compte cinq.
Mais en 1851, la gloire du village, c'est le P'TIT Paul, le fils à son père et à sa mère ! Paul a 21 ans, il vit au Bas Plessis, pas loin de Prinçay.
Certes son père est propriétaire, mais ce n'est ni le rentier de la Tour d'Oyré, ni le Sous-intendant  de la Cataudière !
Au bas Plessis, on ne compte pas de château ni de grosse demeure, seulement des fermes.
François PETIT dit le Malin vit avec Catherine GUILLE, il est cultivateur.
Leur vie est travailleuse mais confortable, deux domestiques, Louis BOUTET 19 ans, et Marie NEVEU 25 ans.
Un seul enfant nait dans ce foyer. Longtemps attendu, François et Catherine ont la quarantaine quand la vie leur fait enfin ce cadeau.  Un p'tit Paul. Pour ce fils unique François et Catherine ont des projets, une ambition à laquelle le p'tit Paul répond, curieux, intelligent.
Au village, le p'tit Paul, tout le monde est fier de lui : Monsieur BEJEAU, l'instituteur qui lui a appris à lire avec les autres enfants, mais aussi Jean-Baptiste MORIN, le curé qui lui a fait réciter ses déclinaisons après la messe.
Même moi je suis fière de lui encore aujourd'hui !
Parce que le p'tit Paul, c'est le bachelier d'Availles !

Leur Bachelier es lettres !
Et c'est peut-être le premier diplomé  de l'école de mon village !

Généalogie du village d'Availles-en-Châtellerault. 




jeudi 28 mars 2013

Mariage Roy - Rouget -1894



Jean Joseph ROY 26 ans a épousé Louise-Joséphine ROUGET 22 ans, le 29 Octobre 1894 à Availles-en-Châtellerault.

Jean Joseph ROY est originaire des Naux à

Availles. Il travaille à la manufacture d'armes de Châtellerault.

Louise-Joséphine (qui se fait appeler Lucie et signera Lucie) est originaire de Chabonnes à Availles. Elle est lingère.


Personnes identifiées :

Sur cette photo de mariage, ce ne sont pas les parents qui entourent les mariés. Ils sont néanmoins présents à la noce comme en atteste l'acte de mariage.

Les parents ROY ont la cinquantaine, les parents ROUGET ont la soixantaine, peuvent-ils se trouver tout en haut de la photo ?

On peut supposer que ce sont les témoins qui entourent les mariés.

A droite du marié : RIBREAU Louise épouse de ROY Louis, témoin et frère du marié.

A gauche de la mariée : ROUGET Joseph Firmin et son épouse RIBREAU Marie-Louise. Entre la mariée et son frère, peut-être sa soeur Marie-Albertine ?

Un p'tit plus pour le tout

L'acte de mariage. page1 page2


Les signatures au bas de l'acte. La jolie mariée signe Lucie !
J'ai beaucoup de tendresse pour Lucie, car sans connaître son existence, j'ai donné ses prénoms (Louise et Joséphine) à deux de mes filles...

BSAO - 1838 - Sur la découverte d'un tombeau gallo-romain.



La suite avec le texte intégral sur Google Books, page 15 à 22.

Cora Millet-Robinet, grace à ses nombreux ouvrages, concernant la maison, la maternité et l'éducation des enfants, passera à la postérité. Son époux moins célèbre,  est, à l'époque de leur vie à la Cataudière, membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest et ne manque pas d'y rapporter tous les trésors qu'il découvre dans son domaine, à Prinçay.
En 1938, un premier cercueil gallo-romain est trouvé, composé de tuiles romaines à rebord et de grands carreaux de terre cuite, une coupe se trouve près de la tête du squelette.
Quelque temps après, à proximité de la tombe on retrouve des fondations construites en pierre dure de Chauvigny, en silex rouge et en meulière. Elles constituent un massif carré de 4 à 5 m de coté. On y trouvera un pierre provenant d'une colonne et des fragments de sculpture. La tradition populaire attribuents ces ruines à une ancienne ville du nom de de Préleau.
Un deuxième tombe est retrouvé, et c'est lui qui fait l'objet de présent article. Il se trouve près du premier, à 50 cm de profondeur. Ses parois sont en bois, ce qui est exceptionnel, et le couvercle est fermé par 4 carreaux de terre cuite de 47 à 49cm de coté et 5cm d'épaisseur.
La tombe envahie de sable comprend un squelette intact que Monsieur Robinet (beau-frère de Monsieur Millet) identifiera comme celui d'une femme. Il est entouré de 5 vases, 4 autour de la tête, dont certains en verre et un sous l'aisselle. Au pieds du squelette se trouve un coquillage et certains vases sont emplis de coquille d'oeufs.
Un médaille de Constantin est retrouvée permettant de dater la découverte du milieu du IVème siècle, l'incertitude demeure concernant l'époque précise Constantin 1er ou second....
La discussion qui suit la découverte de cette tombe, nous apprend qu'elles sont très nombreuses sur la rive gauche de la Vienne entre Bonneuil-Matours et Cenon sur Vienne, mais qu'on en trouve également beaucoup entre la route de Chauvigny et la Vienne. Néanmoins, les sarcophages sont en pierre creusés comme des auges, et recouverts d'une pierre unique. Celui qui est décrit dans ce bulletin est en bois et recouvert de carreaux de terre cuite. Il semble donc plus ancien.

lundi 25 mars 2013

La noyée des Coutures.




Lorsqu’elle disparait, nous sommes en l’an VI de la République (04/04/1798) , Marie PICHOT une soixantaine d’années vit à Vouneuil sur Vienne, avec François CHAUSSBOURS, ils se sont mariés 42 ans avant à Cenan, près d’Archigny , un 23 novembre.

Le père et le fils Silvin, la cherchent partout la mère Pichot, longtemps, trop longtemps, pendant 12 jours.

 Lorsque le 15 Germinal, aux Coutures de Prinçay, on sort un cadavre de la Vienne, on se doute et on appelle les Chaussbours. Silvin le fils, lorsqu’il va chercher l’officier de police judiciaire, Jacques Antoine BLANCHARD, est certain qu’il s’agit d’un crime, il dit que sa mère a été étranglée.

Tous deux se rendent sur place ensemble, mais la nuit tombe. Impossible de laisser le cadavre sur la berge, ce serait contraire aux « meurs » et puis, il serait dévoré par les loups.



Les Loups...
 En l’an VI de la République, les loups rôdent à Prinçay.

Le corps est ramené à Vouneuil, dans la maison familiale.

C’est le lendemain matin à 7H que l’officier de santé fera sur place les constatations. Il examine minutieusement le cadavre, note son emplacement dans la pièce : sur deux perches, sur un coffre. Confirme qu’il s’agit bien d’une femme de 55 à 60ans. Inspecte avec attention toute la surface de son corps et ne relève aucune trace de violence évidente, mais plutôt un aspect général compatible avec une noyade. Il ne peut dater le décès. Tessier l’adjoint, donne le permis d’inhumer. Les témoins, les parents, et ceux qui ont découvert le cadavre seront entendus pour préciser les causes du décès .

Alors ?

Crime, comme le pense le fils ? Suicide ou accident ?





L'intégralité de l'acte.