Le 12 juin 1873 est consacré le nouveau cimetière. L'ancien cimetière de l'actuelle place est fermé à clé. A partir de cette date, tous les défunts du village sont inhumés au nouveau cimetière. Pendant 5 ans, les familles ont la possibilité de translater les tombes de leurs proches de l'ancien vers le nouveau cimetière.
La vente des premières concessions améliore la gestion financière de cette lourde charge communale que constitue la translation du cimetière.
1 mars 1878, le conseil municipal décide de détruire l'ancien cimetière, pour en faire un place publique. Il ne faut plus tarder à décider de la conservation des tombes, car le 20 septembre, l'exhumation et l'enlèvement des pierres tumulaires sont programmés. Tout est enlevé. Les exhumations qui devaient avoir lieu ont été faites. Les délais sont depuis longtemps expirés. Le conseil peut donc à son gré disposer du terrain.
Les mots, le ton employé expriment la douleur du sujet, les réticences des habitants, les difficultés à mettre un point final à cette délicate opération.
Ainsi parmi les premières concessions vendues qui nous restent, celle de la famille PETIT qui prend en juin, donc tardivement cette douloureuse décision de translation.
François PETIT, meunier au Chillou, commune de Châtellerault, agissant tant en son nom qu'en celui de M. Joseph PETIT meunier demeurant à Ozon, commune de Châtellerault et de Mme VERDIN née PETIT domiciliée à Naintré, ses frère et soeur ;
Arrêtons :
Art 1er - Il est concédé à perpétuité à M. François PETIT, ce acceptant, une portion de terrain de deux mètres superficiels dans le nouveau cimetière de cette commune pour y transporter de l'ancien cimetière les restes mortels de : 1er M. François PETIT, leur père décédé en cette commune le vingt huit janvier mil huit cent soixante treize ; 2e et Mme Catherine GUILLET, leur mère, épouse du précédent, décédée aussi en cette commune le treize décembre mil huit cent soixante quatre.
Le 20 juin 1878.
Veritable arbre généalogique, ce modeste document montre que le rapport à la mort change, les meuniers du Chillou et d'Ozon ont à coeur de pouvoir continuer à se recueillir sur les tombes de leurs parents.
Nous ne savons localiser cette tombe dans le cimetière.
Source : Archives municipales.




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