C’est une photo de mariage comme tant d’autres.
Le 29 avril 1920, Maurice Adrien Thiollet épouse Denise
Renée Martin à Availles-en-Châtellerault.
Mais Maurice Adrien est « spécial », il est né à
Latillé, et il apparait dans ma base de généalogie, celle où j’essaie de
reconstituer les familles de Latillé.
Avant que je commence les recherches pour cet article, les
parents de Maurice, Toussaint Thiollet et Marie Radegonde Girard, sont
présents dans ma base de données jusqu’au recensement de 1896, quand ils
habitent encore à Maury, village de Latillé, avec leurs sept enfants.
AD86 – Recensement Latillé 1896 – vue 16-17/27
Je retrouve la famille en 1901, au lieu-dit Terrefort à
Doussay. C’est là que Marie Adrienne, l’ainée des enfants, se marie le 6
septembre 1904 avec Narcisse Gilloire. La famille s’installe à Antran le 14
août 1908, si l’on en croit les registres matricules des fils, qui indiquent
tous cette même date. En 1909, Antonin, un des fils, se marie à St Genest avec
Herminie Rivalier. C’est à Availles qu’a lieu le troisième mariage de la
famille, le 8 octobre 1910, celui d’Eugène, le second des enfants, avec
Gabrielle Bardin. En 1911, toute la famille sauf Eugène et son épouse vit
encore ensemble, à Antran.
Maurice Thiollet est le dernier fils d’une fratrie qui
compte cinq frères, nés entre 1879 et 1895. Ils vont tous être impliqués à
différents niveaux dans les événements de la Première Guerre Mondiale, et vont
tous en revenir. Rares sont les familles à avoir eu cette chance.
·
Aimé Eugène – classe 1899 Chatellerault –
matricule 1372 – fait toute la campagne à l’intérieur, entre autres au 69e
RIT , puis au dépôt du 125e RI. Il revient à Availles le 27
février 1919
·
Emile – classe 1901 Chatellerault – matricule 76
– commence par une période aux armées, au 9e escadron du train des
équipages. Malade en avril 1915, il est évacué jusqu’en décembre. Enfin, du 24
décembre 1915 au 4 février 1919, il retourne aux armées, dans l’artillerie, au
26e régiment d’artillerie.
·
Antonin – classe 1903 Chatellerault – matricule
284 – fait toute la guerre au front, dans des unités combattantes, souvent en
1ere ligne. Il est blessé trois fois : en 1914, 1915 et 1918, et chaque
fois il retourne au front.
Il est cité à l’ordre du régiment, et reçoit la Médaille
militaire, ainsi que la Croix de guerre avec étoile de bronze.
·
Gustave – classe 1910 Chatellerault – matricule
646. Il fait la première partie de la guerre dans une unité combattante, au
front, le 32e RI. Blessé lors de la bataille de Champenoux le 25
aout 1914, il retourne aux armées le 13 juillet 1916 comme téléphoniste et
agent de liaison dans différents régiments de première ligne. Il est cité à
l’ordre du régiment et est libéré pour retourner dans les foyers en août 1919.
Il est titulaire de la Croix de guerre.
·
Maurice Adrien, notre futur marié – classe 1915
Chatellerault, matricule 732 – sous l’uniforme du 13 février 1915 au 13
septembre 1919, sert successivement dans l’artillerie, le train et au 2e
groupe d’aviation.
A Noël 1919, les cinq frères Thiollet sont revenus dans leur
foyer, un bonheur que beaucoup de familles, à Availles ou dans le reste de la
France, ne connaissent pas.
En 1921, seuls deux des frères habitent à Availles ;
Eugène et Maurice, qui sont propriétaire exploitants.
En 1926, ils sont quatre à s’être installés à
Availles : Eugène et Maurice ont été rejoints par Adrienne et par Emile,
qui ne figurent plus dans le recensement de 1931.
Je vous ai parlé d’une photo, peut être est il temps de vous
la montrer. Voici la photo de mariage de Maurice et Denise.
A la droite du marié, Maurice Thiollet, est assise sa mère, Marie Radegonde Girard.
C’est en remontant les racines de Marie Radegonde, pourtant
née à Vasles le 10 aout 1856 qu’on revient à Latillé, et que je me retrouve à
cousiner – de loin, très loin – avec toute la fratrie Thiollet. Et pas juste
une fois par hasard, non par 4 couples d’ancêtres différents, et par mes deux
grands parents maternels. Ca en fait du cousinage à ce niveau.
Alors comme un petit dessin, que dis je un, quatre petits
dessins, valent mieux qu’un long discours, voici les ancêtres communs entre mes
grands parents maternels, Achille Reau et Marie Rose Guignard, et Maurice
Thiollet et ses frères.
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Le mot de la sorcière.
Passionnés de généalogie, ce n'est pas à vous qu'il faut présenter Brigitte Billard, la plus parisienne et la plus insatiable de nos généalogistes de la Vienne ! Des plus humbles aux plus puissants, l'arbre de Brigitte est une source inépuisable de recherches, de balades, qu'elle nous conte avec talent et précision dans son blog Chroniques d'antan et d'ailleurs. Dans la Vienne, on la sait ancrée à Latillé, et voilà qu'elle s'invite à Availles ! Brigitte est généreuse et a le sens du partage, elle porte aujourd'hui son regard sur une de nos plus anciennes photos de mariage.
Cette photo fut prise au Pigeonnier du Perron, ancienne propriété de Descartes et toujours propriété de la famille Thiollet.




Merci Gloria de m'avoir donné l'opportunité et l'envie d'écrire un article pour ton blog. Un blog, une ressource, et plein de liens et d'échanges dans le présent.
RépondreSupprimerOui c'est le sens de ces échanges et le sens de ce loisir. S'il y a bien une chose qu'apporte la généalogie, plus forte que des racines familiales c'est l'amitié. Tout simplement. Merci à toi !
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