Arigault, une famille de passage à
Availles-en-Châtellerault.
par Anthony Gourdeau
La commune
d'Availles-en-Châtellerault est formée le 18/11/1818, de la réunion des deux
anciennes paroisses d'Availles et de Prinçay. D'où ma présente recherche pour
laquelle il faut bien se reporter à l'ancienne paroisse de Prinçay, pour les
actes antérieurs à ce regroupement.
En 1813, Simon ARIGAULT (HARIGAULT ou HARIGOT) est
domestique meunier au moulin de Chitré à Vouneuil-sur-Vienne, paroisse voisine
au sud, en bordure aussi de la rivière de la Vienne.
Il est originaire de
Marigny-Marmande en Indre-et-Loire, dans l'arrondissement de Chinon, commune
limitrophe du département de la Vienne. Il s'unit le 24/11/1813 à Marguerite
COUGNEE (COGNE) née à Vouneuil. A cette occasion, il est dit "porteur d'un congé de réforme à lui donné par le conseil
d'administration du dépôt des conscrits réfractaires de la 12e division, à la
place de l’Île de Ré, le 03/12/1811". En 1814, Simon est dit laboureur
domicilié à Chaumont à Vouneuil.
La cure
de Prinçay, à la droite du portail de l'église (Google maps).
Le couple s'installe en 1816, à la cure du village de Prinçay, avec leurs enfants Vincent et Marguerite qui y naît. Simon y est dit journalier. La petite église* proche ne préserve pas ce foyer qui rapidement voit les Marguerite fille puis mère disparaître, au cours de l'automne de cette même année.
Vincent
devient maçon tout comme son grand-père paternel. On peut supposer qu'il ait été
élevé par sa grand-mère maternelle n'étant âgé que de deux ans et demi à la
mort de sa mère et son père ne s'étant pas remarié. Il est d'ailleurs indiqué
vivant chez sa grand-mère maternelle au Plessis à Availles, lorsqu'il se marie
le 12/11/1839 à une lingère du même hameau Marie BORDESSOLE. Celle-ci est
native d'Availles en 1819. Simon le père de l'époux présent à cette union est
dit veuf et journalier à Vouneuil.
Localisations
des lieux cités.
Leur fille Joséphine Louise née
en 1842 à Availles est couturière et épouse en 1860 Silvain CARTIER, lui aussi
maçon, originaire de Vouneuil. Leur fils Ernest Joseph né à Availles en 1864,
est tailleur de pierres en 1884 à Hommes (37), commune située au nord du fleuve
de la Loire. Il fait son service dans le 3e régiment de dragons à partir du
05/12/1885. Maréchal des logis, il signe un rengagement le 05/08/1889 et est
nommé gendarme à cheval dans la Vienne par décision ministérielle du
12/11/1889. Il ne reviendra dans le châtelleraudais qu'à l'âge de la retraite.
Anthony GOURDEAU
Les archives d'Availles (AD86 série 2 O 8 -3) apportent quelques précisions à cette histoire familiale :
* La petite église de Prinçay et son cimetière sont vendus à la chandelle en 1812. A cette date, Availles et Prinçay sont déjà réunis pour le spirituel. Le conseil municipal de Prinçay accepte la vente de l'église en ruines et du cimetière afin de participer à l'achat du presbytère d'Availles qui doit loger le desservant. Pendant 40 ans, les Prinçois vont à la messe à Availles et enterrent leurs morts au cimetière du bourg qui était alors situé sur l'actuelle place Descartes. Ce n'est qu'en 1852, après une rude bataille, que Prinçay verra son église érigée en succursale et le petit cimetière construit.
Anthony GOURDEAU
Les archives d'Availles (AD86 série 2 O 8 -3) apportent quelques précisions à cette histoire familiale :
* La petite église de Prinçay et son cimetière sont vendus à la chandelle en 1812. A cette date, Availles et Prinçay sont déjà réunis pour le spirituel. Le conseil municipal de Prinçay accepte la vente de l'église en ruines et du cimetière afin de participer à l'achat du presbytère d'Availles qui doit loger le desservant. Pendant 40 ans, les Prinçois vont à la messe à Availles et enterrent leurs morts au cimetière du bourg qui était alors situé sur l'actuelle place Descartes. Ce n'est qu'en 1852, après une rude bataille, que Prinçay verra son église érigée en succursale et le petit cimetière construit.



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