lundi 19 novembre 2018

P - Plaques de vélo par Jacques. #ChallengeAZ #Availles86




Il me revient en mémoire une anecdote que mon frère Paul m’a racontée.
«  Le grand-père Camille LAROCHE et moi partions des «Nauds » à Availles pour rejoindre Châtellerault, lui à mobylette et moi à vélo. Ma bicyclette restaurée à partir d’un ancien cadre et repeint à neuf. Sur la route, nous sommes arrêtés pour contrôle par des gendarmes mais catastrophe le grand-père avait oublié de s’acquitter de la plaque réglementaire, le voilà verbalisé ! Vexé, le retour s’est effectué à toute vitesse et j’avais même du mal à le suivre. Il faut dire que cet ancien poilu, plusieurs fois médaillé, citoyen modèle s’était senti humilié, hors la loi … »

Le récit évoque une plaque de vélo ; qu’est-ce que cette plaque aujourd’hui oubliée ?

 Et bien, il s’agit d’une taxe ou pour mieux  comprendre ce que cela était,
il s’agissait bien d’un impôt. Matérialisé par une sorte de bague en métal
à fixer sur sa bicyclette.
A compter du 1er mai 1900, la plaque vaut pour quatre ans. Elle comprend
un espace suffisant pour y faire graver les nom, prénom et adresse du propriétaire
Les propriétaires de bicyclette doivent se faire enregistrer à la mairie de leur domicile.
Une plaque métallique leur est fournie prouvant le paiement.
Elle pouvait être en fer blanc, laiton, cuivre et  voire en couleur.
En 1943, la plaque de vélo est remplacée par un timbre fiscal
A partir de 1949, le timbre sera remplacé par un formulaire nominatif.
Le nom de « plaque de vélo » sera gardé. Il était vendu dans les bureaux de tabac
et sera émis en cinq couleurs différentes, après vint la vignette.
Obligatoire, cet impôt dura jusqu'en 1959 date à laquelle, il fut définitivement supprimé.

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