Il me revient en mémoire une anecdote que mon frère Paul m’a
racontée.
« Le grand-père
Camille LAROCHE et moi partions des «Nauds » à Availles pour rejoindre
Châtellerault, lui à mobylette et moi à vélo. Ma bicyclette restaurée à partir
d’un ancien cadre et repeint à neuf. Sur la route, nous sommes arrêtés pour
contrôle par des gendarmes mais catastrophe le grand-père avait oublié de
s’acquitter de la plaque réglementaire, le voilà verbalisé ! Vexé, le
retour s’est effectué à toute vitesse et j’avais même du mal à le suivre. Il
faut dire que cet ancien poilu, plusieurs fois médaillé, citoyen modèle s’était
senti humilié, hors la loi … »
Le récit évoque une plaque
de vélo ; qu’est-ce que cette plaque aujourd’hui oubliée ?
Et bien, il s’agit d’une
taxe ou pour mieux comprendre ce que
cela était,
il s’agissait bien d’un impôt. Matérialisé par une sorte de bague
en métal
à fixer sur sa bicyclette.
A compter du 1er mai 1900, la plaque vaut pour quatre ans. Elle
comprend
un espace suffisant pour y faire graver les nom, prénom et adresse
du propriétaire
Les propriétaires de bicyclette doivent se faire enregistrer à la
mairie de leur domicile.
Une plaque métallique leur est fournie prouvant le paiement.
Elle pouvait être en fer blanc, laiton, cuivre et voire en couleur.
En 1943, la plaque de vélo est remplacée par un timbre fiscal
A partir de 1949, le timbre sera remplacé par un formulaire
nominatif.
Le nom de « plaque de vélo » sera gardé. Il était vendu
dans les bureaux de tabac
et sera émis en cinq couleurs différentes, après vint la vignette.
Obligatoire, cet impôt dura
jusqu'en 1959 date à laquelle, il fut définitivement supprimé.

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