lundi 26 juin 2017

V comme Vignerons d'#Availles86 #ChallengeAZ


Pas une vieille maison d'Availles sans son tonneau de souvenirs !
 Le grand-père SARRAZIN de Prinçay reste célèbre pour sa cave dans laquelle il offrait un p'tit verre de son cru aux messieurs tandis que leurs dames étaient en face à la messe !
Si on ne s'étend pas sur la qualité du breuvage, on loue les vertus de bonne humeur qu'il engendrait !
Le vin était pressé à la ferme, le pressoir arrivait en charrette se souvient le p'tit-fils du producteur local.
Certains curés de nos paroisses furent bavards sur les vendanges. Le vin est souvent à l'honneur du bilan de l'année, lorsque le curé nous offre cette mise au point. Mais hélas, rien sur les vendanges dans les registres paroissiaux de Prinçay !
Pour avoir une idée de l'exploitation de la vigne à Availles, reportons-nous aux statistiquse agricoles des années 1940. Le village compte environ 606 habitants (recensement 1936) et 73 producteurs de vin ! Parmi eux, 13 veuves. Si trois exploitations s'étendent sur 1 à 2 hectares, la plupart des vignes ne  font que quelques ares (30 à 60) 10 ares pour les plus petites (6 exploitations déclarées). La plus petite parcelle fait 6 ares .
Où étaient les vignes ? Dans les bois vers la Thomassinière pour les gens de Prinçay, vers Ternay et pour les autres hameaux ? Je compte sur vos souvenirs !
Au total 558 Hl sont produits (du rouge, du rosé et du blanc moins souvent): 441 Hl en production familiale et 117 Hl à la vente.
La plus petite production est de 2 Hl, la plus importante de 78 Hl
On réserve à l'usage familial jusqu'à 10 Hl, au delà le vin est vendu.
La mémoire du village raconte les vendanges, les échanges de vendangeurs, la participation des enfants, la fête de cette période de l'année.


Je n'ai pour le moment qu'une seule photo de vendanges au village dans les années 70 ? Reconnaissez-vous la plus belle vendangeuse de Prinçay  ? Et en arrière plan, la grand-mère Sarrazin et son regard sévère !

Quelques patronymes des Viticulteurs d'Availles.
ANTIGNY , ARNAULT, BEAUVAIS, BECOGNEE , BEGEAU , BIET,  BLANCHARD ,  BODIN , BOUCHET ,  BROSSIER , CANTIN, COGNEE ,COMTE,  CONGOURDEAU, CRUGEON ,  DUBOIS  GALIPEAU Marie, GARDIEN Jules, GAUTHIER Eugène, GENINET Fernand, GENINET,   GIRAULT , HENNETEAU , JOSEPH , JOSEPH , JOSEPH , LABROUSSE , LANTZ , LAROCHE  , LEPINE , LE ROUX , MAINGAULT , MARTIN , MARTN ,  MICHAUD , MIREBEAU , MIREBEAU , MONDON ,  MORICET , NAUDIN , PAJARD , PELTIER ,  PIGNON  RABEAU , RIBE , RICATEAU , RION , ROY , SARRAZIN,  SENECHAULT , SERREAU, SIMON SIMONNEAU , THIOLLET , THOMAS ,TOUZALIN , VENAULT , VITAL

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Le témoignage de Jacques : Camille LAROCHE vigneron des Nauds. 

Aujourd’hui disparue, la vigne de mon grand-père Camille LAROCHE se trouvait au bout de l’impasse des Nauds.
La vigne (1) couvrait  environ 2000m2, c’était du rouge, bachot de mémoire. Camille y faisait du vin de table qui était loin d’être un grand cru. Toutefois, son vermouth était apprécié de toute la famille, j’en ai encore la mémoire du goût. Bien entendu, aucun export vers les Etats-Unis, la consommation était uniquement familiale.
La vigne demande un soin constant et même s’il habitait ensuite à Châtellerault (travaillait à la Manu), il venait très souvent à Availles. Les seuls travaux qu’il n’effectuait pas seul étaient le labour ; grâce à monsieur PAJARD (cité aussi comme vigneron) qui lui prêtait son âne.  Les vendanges donnaient l’occasion de réunir la famille LAROCHE, HENNETEAU, MICHELET et DURAND. Que de bons souvenirs ; après la matinée de récolte, le repas étaient préparé par les femmes et servi dans la grange (4). Une grande table revêtue de vieux draps blancs était constituée avec tréteaux et planches.

Après le repas, nous les enfants, filions à l’anglaise dans les champs alentours pour nous amuser. C’est ainsi que j’ai fumé ma première cigarette, un cousin nous ayant appris à en confectionner avec du papier journal et de la barde de maïs, une horreur vite abandonnée.

Pendant ce temps, tout le monde s’activait, l’oncle Hubert MICHELET à la hotte, le grand-père au pressoir (2), plus tard, le vin était stocké dans la cave  (3). Belle cave voûtée toujours en bon état.
La maison (1) n’existe plus. A mon grand regret je n’ai  même pas une photo.

Camille LAROCHE vieillissant a cédé l’ensemble à sa nièce Eliane HENNETEAU qui y vit toujours. La vigne a été arrachée, il y a longtemps déjà, mais j’ai plaisir à revenir aux Nauds et me remémorer.

Vient ensuite la nostalgie…
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Le témoignage de Régis sur le vin de Georges Alfred SARRAZIN : 
Le bon curé Longer était un consommateur, pour son vin de messe, de la production du vin blanc dit vin de messe, par le grand père. La production venait de la vigne à Madame au lieudit les Ballottes. Différents cépages le  noa (vin interdit depuis) et d'un cépage "rayon d'or"  raisin de bouche. lui donnaient un gout très particulier très apprécié des consommateurs. Entre deux et trois barriques annuelles. 
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Le témoignage de Marie-France sur le vigneron Ernest MARSAUD :

Parmi les "vignerons", il y avait mon grand-père Marsaud Ernest qui cultivait une assez grande surface à la Thomassinière et faisait appel aux gens du village pour l'aider dont Monsieur Lépine. 

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