mardi 20 juin 2017

Q comme coQ d'Availles #challengeAZ



Q comme coQ illustré aujourd'hui spécialement pour le #ChallengeAZ  par Marie-France, native d'AVailles. 
Ce Challenge est collaboratif, qu'on se le dise ! 
Ceux qui suivent les Bistrot-Patrimoine commencent à le savoir. Quel que soit le thème, j'aime partir de l'archive la plus ancienne à notre disposition.
Le coQ est emblématique d'Availles. Nous le retrouvons en deux lieux clés/sacrés : le bistrot et l'église :)
Commençons par l'église. Au sommet du clocher se trouve un coq. Depuis quand ? Et bien depuis belle lurette, figurez-vous,  si nous en croyons l'archive retrouvée au hasard d'une lecture de registre paroissial (on ne louera jamais assez les bienfaits de la sérendipité).

Le vingtième dudit mois (aout 1676) le feu du ciel a tombé sur
le clocher de cette église, a fracassé presque toutes
les ardoises et n'a pu estre esteint que par l'eau
benitte que Michel Grabot et Jean Taisson paroissiens
y ont porté au lieu où le coq est attaché et le
rétablissement en a esté fait quinze jours après.
Fradin Curé d'Availles.

Au XVIIème siècle notre petite église d'Availles avait un coq au sommet de son clocher. Clocher qui, je vous le dis en passant, n'était pas du tout à l'endroit où il se trouve actuellement, mais en plein milieu de l'église. Ceci est un autre sujet, aussi étonnant que passionnant, sur lequel nous reviendrons plus tard. Cette translation fut-elle l'occasion de changer le coq en 1868 ? Le journaliste de la NR semble le dire,mais je n'ai pas trouvé l'archive qui le prouve.

De 1868 à 1987, le coq vit sa vie au sommet de Notre Dame.
Ce challenge est collaboratif vous dis-je. Les coupures de presse confiées par Michel, viennent raviver notre mémoire.


En 1987, le conseil municipal, avec l'aide du Conseil Général, décide d'engager des travaux de réfection du clocher. Il est alors décidé de remplacer l'ancien coq qui avait de plus en plus de mal à indiquer correctement le sens du vent. Ce coq remplacé lors de la translation du clocher avait servi pendant la Grande Guerre de cible à certains  pour l'essai de leur Lebel, il était transpercé en plusieurs endroits et menaçait même de faire un saut très dangereux de plus de 26 mètres. Le maire se mit en quête d'un nouveau coq et c'est M. Louis de l'entreprise PLI METAL qui se chargea de le forger . L'abbé Fouillet procéda à la bénédiction en faisant lecture d'un poème de sa composition :
"Seigneur... Daigne bénir ce coq en métal destiné à être monté au sommet de notre clocher pour nous donner tous les jours le sens du vent. Fais, nous t'en supplions, que le bon vent de l'amour et de la fraternité, le bon vent de la paix et de la joie souffle toujours sur les chrétiennes et chrétiens d'Availles..."
Et bien sur tout ça se termina par un vin d'honneur !


A force d'invoquer le vent, il a fini par tourner et le clocher a bien failli en perdre la boule ! L'article n'est pas daté, mais l'affaire se situe entre 1989 et 1990. "Le coq surplombant le clocher du village d'Availles avait provoqué par ses balancements vertigineux dus au fort vent de ces derniers jours, la désolidarisation d'une partie des pierres du sommet du clocher."
Les pompiers tentent une première fois de descendre le coq. Peine perdue, le vent n'est pas d'accord, on se met à l'abri. Finalement la seconde tentative sera la bonne grace à Monsieur Boucq qui s'était chargé des travaux, deux ans plus tôt, et finit par réussir à maitriser la bête  !!
Après consolidation du clocher, on finira par rendre son Coq à Notre Dame !!! 
Je suis certaine que vous ne manquerez pas de m'aider à préciser la généalogie du Coq d'Availles ! 



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Et notre Coq Hardi depuis combien de temps veille-t-il sur  sa cabaretière et nos conversations de bistrot ? 
Je n'ai pas la réponse. 
Qui a eu l'idée ? Quand ? Pourquoi ? 
J'en appelle à vos souvenirs et à vos témoignages. 
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, notre bistrot ne semble pas porter de nom, en tous cas, il n'est pas mentionné. On distingue alors les différents établissements soit par le nom de leur propriétaire (Salle Hilleret, café Léger) soit par le lieu (la Thomassinière, Prinçay, le bourg). 
Si vous avez des indices, je suis preneur ! 
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Sources :
AD86 - Registres paroissiaux
AD86 - Série 2 0 - Travaux du clocher
Collecte et Mémoire des Availlais. 

2 commentaires:

  1. Qu'est devenu le vieux coq transpercé et remplacé en 1987 ? On espère qu'il a été respectueusement installé à la maison de retraite des coqs de clocher.

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    1. Le vieux coq est bien à l'abri à la mairie ! il est en effet bien transpercé ;)

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