samedi 19 novembre 2016

Revue de Presse. Les petites soeurs de Prinçay.


Tous ceux qui ont grandi au village, dans les années 1960, les ont connues. Les petites soeurs de Prinçay : Marguerite la plus petite et Madeleine la plus grande. Elles vivaient au presbytère, et organisaient le patronage avec en particulier les activités de théatre pour les enfants d'Availles.
Qui peut dater précisément cette coupure de presse ? La mémoire du village nous dit 1976 ?

"Sœur Marie-Marguerite, la petite sœur de Prinçay.
On apprenait la semaine dernière le décès de Sœur Marie-Marguerite, survenu au sein de la petite communauté de Leigné-les-Bois.
La nouvelle aura profondément marqué les habitants d’Availles-en-Châtellerault, Sœur Marie-Marguerite, en effet résida pendant de très longues années dans la petite paroisse de Prinçay (qui fait partie intégrante d’Availles) avec une autre religieuse qui était aussi sa sœur par le sang et qui est décédée il y a déjà plusieurs années, sœur Madeleine.
Marie-Marguerite était boulotte ; sœur Madeleine était grande. Comme elles se déplaçaient toujours de conserve, il était déjà amusant de relever cette dissemblance. Le pittoresque de la situation provenait surtout du fait qu’elles avaient comme moyen de locomotion une petite charrette à âne. C’est ainsi (du moins dans les débuts) qu’elles portaient leurs secours aux malades, avec un inlassable dévouement.
Leur mission ne se limitait pas là, puisque, profitant de l’existence à Prinçay, d’une salle des fêtes, elles jouèrent longtemps un rôle d’animatrices, en organisant le patronage pour les jeunes et des séances théatrales avec les adolescents.
C’est l’abbé LONGER, célèbre curé d’Availles, qui, au départ du desservant de Prinçay dans les années 30, les avait installées dans les locaux du presbytère (propriété de la famille TREUILLE à l’époque). Avec beaucoup de zèle, elles relayaient son propre ministère  et y ajoutaient, ainsi que nous l’avons dit, une note pittoresque qui avait beaucoup contribué à les rendre populaires.
A l’heure de la vieillesse, elles avaient trouvé en la personne du commandant Pierre HUGUET, un chauffeur tout à leur dévotion. Il n’était pas rare de voir l’ancien chef des pompiers de Châtellerault, homme d’une grande droiture mais qui n’était cependant pas un pilier d’église, se promener dans les rues de Châtellerault en compagnie des deux religieuses, qu’il avait prises d’amitié.
Sœur Madeleine et sœur Marguerite dépendaient de la petite communauté des « Ancelles rurales du Saint-Sacrement » de Léigné-les-Bois, fondée par Marie SAIVEAU une fille de cette commune qui, bouleversée par un chagrin d’amour, se découvrit l’étoffe d’une fondatrice. La petite communauté aujourd’hui prise en charge par un groupe de dominicaines, ne compte plus que deux sœurs très agées.
Après sœur Marguerite, ce sont les deux dernières survivantes."


Cette coupure de presse provient des Archives Diocésaines de  Poitiers, auxquelles j'ai rendu une première visite cette semaine. J'y ai trouvé quelques trésors, dont je reparlerai. Une fois de plus, croiser les sources et les ressources est indispensable. L'histoire du village se construit, se complète et prend vie grâce aux Archives Municipales d'Availles, aux Archives Départementales de Poitiers et aux Archives Diocésaines de  Poitiers, aux Archives de Presse, aux Archives familiales et à la mémoire orale.
Vous avez d'autres coupures de presse concernant Availles ? Merci de les partager afin que nous construisions ensemble l'histoire du village.

Anecdotes autour des petites soeurs de Prinçay :
  •  La pompe du puits du presbytère de Prinçay : Les petites sœurs de Prinçay demandaient aux enfants qui venaient le jeudi et le dimanche au patronage, de manœuvrer la pompe (c’était trop difficile pour elles) et ainsi elles avaientl’eau dans le bassin pour les jours qui suivaient. (Source - Alain D et Thierry L)
  •  La bague, l'âne et l'ancêtre. La mémoire orale se souvient que l'âne des petites soeurs se nommait "Gazelle". 

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