vendredi 24 février 2017

Une série, un épisode - Série 3 T aux #AD86 - Sur le chemin de l'école



Explorer aux Archives de la Vienne, une nouvelle série pour le prochain Bistrot Patrimoine.
La Serie 3 T nous mène sur les chemins de l'école d'Availles.

Voici le descriptif détaillé précisé en ligne par les #AD86. Série 3 T  De l'an X à 1952 :
Écoles normales primaires, comptabilité, créations et fermetures d'écoles, cours d'adultes, conseil académique, écoles primaires supérieures, écoles libres, personnel, caisse des écoles, bibliothèques scolaires, cantines, constructions scolaires, sociétés cantonales mutuelles.

Comme toujours, il faut s'armer d'un peu de patience et tourner quelques pages. Feuilleter peut sembler rébarbatif. C'est compter sans l'oeil. L'oeil, cet outil de précision, à la fois scanner et moteur de recherche. Les saccades concentrent leur recherche sur quelques lettres alignées "A-V-A-I-L-L-E-S", s'adaptent à la confusion calligraphique, repèrent les mots-clés associés "V-O-U-N-E-U-I-L",envoient au cortex occipital qui trie avec une éblouissante efficacité (pour son âge). Série après série, l'oeil apprend à lire. Lire c'est donner du sens à l'alignement des lettres, des mots des phrases et à la succession des textes. L'oeil valorise tous les éléments traités. Pas question de laisser l'ennui s'installer. Soutenu par le frontal et l'amygdale cérebelleuse, la logique et l'émotion sont les béquilles du lorg d'archives. La matière grise est un traitement de texte qui se nourrit des hors-sujet. Sur les chemins de l'histoire de l'école, il y a des petits mendiants, des bébés qui cherchent des bras, des adultes qui voudraient apprendre, des femmes qui travaillent, des hommes qui construisent la liberté en grattant à la plume et à la lueur des bougies des rapports alarmants mais combattifs, des projets utopistes mais vainqueurs, une république qui pointe, une laïcité qui s'installe. Au delà du nombril communal, l'oeil ouvre un regard sur l'horizon historique.
Un sandwich et quelques boites-archives plus tard, au bout d'une journée trop courte, la glycémie et les douleurs cervicales sonnent la fin de la récré. Non seulement j'ai retrouvé le premier maitre d'école et la première petite écolière récompensée, mais parmi les mots du Préfet de la Vienne, parmi les phrases maladroites des maires de nos villages, GUIZOT et Jules FERRY ont chuchoté à mes oreilles et la Série 3 T a balayé quelques préjugés sur ma vision des chemins que prit l'école dans notre pays.
Rendez-vous au Coq Hardi, jeudi prochain à 17H pour une balade buissonnière autour de l'école !
En espérant éviter le bonnet d'âne !



mardi 14 février 2017

Une série, un épisode - AD86 Série 4 U 31 Justice de Paix à Availles.

Source AD86 - Série 4 U 31 

L'exploration du patrimoine d'Availles me mène régulièrement aux Archives Départementales de la Vienne. J'y découvre des ressources inexplorées et des pépites incontestables. Celles-ci construisent petit à petit l'histoire de notre commune. Les informations se recoupent. Les personnages deviennent familiers. Derrière l'anecdotique qui sait ce qu'il est possible d'apprendre ? 
Ici la Justice de Paix du canton de Vouneuil-sur-Vienne (4 U 31), dont dépendent les communes d'Availles et de Prinçay (en 1808, Prinçay est encore une commune). Le Juge de Paix est M. DELAFOND, propriétaire de la Cataudière. C'est dans son château qu'est rendue la Justice. La Justice de Paix est mise en place en 1790. C'est une justice de proximité, simple, rapide et gratuite dont le but est la conciliation. 
La Série 4 U est savoureuse : c'est le feuilleton des petits tracas, qui finissent par s'arranger, moyennant une amende et un peu de bonne volonté ! 
Ainsi en septembre 1808, le Sieur RABAUD s'agace après ses voisins, tous ses voisins...
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o   26/09/1808 - René RABAUD de Prinçay contre René GUILLE. GUILLE ne cesse de « passer et repasser » journellement dans un pré de 50 ares appartenant à RABAUD et situé au « Pré des Eaux ». Il y passe pour aller cultiver une pièce de terre. Le 19 aout dernier il est même passé avec ses bœufs !
-  Le juge de Paix ordonne une amende de 40F de dommages et intérêts.
 GUILLE dit qu’il a un droit de passage, qu’il n’est que fermier et demande le renvoi sous huitaine pour informer son maitre.
o   3/10/1808 Audience à la simple police. GUILLE est certes « passé et repassé » mais sur les ordres de son maitre Jacques Antoine DELAFOUCHARDIERE. Celui-ci confirme qu’il a un droit de passage de « temps immémorial ». Renvoi car le juge est absent.
o   10/10/1808 Devant Pierre ARNAULT suppléant de la Justice de Paix, tenant audience à la Catodière, appartenant à Mr DELAFOND, juge de Paix, Etienne François CHABOT est secrétaire ordinaire. René RABAUD contre DELAFOND. On voit ici que RABAUD entre en guerre contre le Juge de Paix et le fait passer de l'autre coté du barreau !!! Au Pré des Eaux, RABAUD possède une terre de 140 ares, renfermée de toutes parts de « fossés ». DELAFOND s’est permis de curer le fossé qui "lui touche du coté nord" et de jeter la terre en provenance sur son terrain. De plus, il a coupé quelques "boussées d’épine et un petit ormeau". Pierre ARNAULT, le suppléant, qui ne doute de rien, condamne DELAFOND, son supérieur, à tout remettre en état. DELAFOND s’étonne de la présentation de RABAUD, car il possède le fossé ainsi que l’ormeau et l’épine. Rien n’est à RABAUD !  La décision est prise de se transporter sur les lieux le 22 du mois.
o   17/10/1808 – DELAFOUCHARDIERE et RABAUD devront se présenter devant les juges compétents (la Justice de Paix a ses limites) pour savoir ce qui appartient à qui. Les pièces fournies sont insuffisantes…
o   22/10/1808 – Transport sur le fossé de la Contestation (qui est à deux pas de la Cataudière pour ceux qui l’ignoreraient). Conciliation entre RABAUD et DELAFOND.
  Preuve à l'appui, le fossé appartient à RABAUD
  DELAFOND aura le droit de faire rouir ses chanvres dans le dit fossé et faire rouir ceux de ses métayers. Il fera curer à ses frais le fossé sans nuire aux récoltes de l’autre.

- Le Juge est à l'amende, pour le fossé,  RABAUD reçoit 22F ! 
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Souvenez-vous. Nous en avons parlé ensemble au premier Bistrot Patrimoine. Celui sur les lavoirs.   La mémoire orale du village retenait la culture de chanvre.
Il se dit, encore aujourd'hui,  que l'on faisait rouir le chanvre dans l'ancien lavoir des Petites Rivières. 
Le rouissage consiste à laisser macérer la plante dans l'eau, afin de faire pourrir une partie des fibres pour mieux séparer celles qui seront utiles au tissage. 

Nous n'avions aucune archive ancienne attestant de cette activité. Et bien désormais nous l'avons et grâce à la Justice de Paix ! Qui l'eut cru ? 





mardi 24 janvier 2017

Permanences et Travail sur les photos.



2017 est l'année de la Grande Collecte d'Availles. A partir des différents thèmes qui vont animer les soirées Bistrot-Patrimoine, nous allons ensemble réunir les documents à notre disposition. Ils serviront au projet de monographie qui nous occupe.
Boite à chaussures, valise en carton, enveloppes, tiroir de commode... Elles sont bien quelque part ces photos jaunies qui ont traversé le temps, résisté aux déménagements, aux héritages, aux grands ménages !
Ne pensez pas qu'elles n'ont rien à raconter ! Il suffit d'un peu de patience, d'un peu de partage, nous allons les identifier, les sauvegarder, les exposer.
La plus ancienne photo de mariage d'Availles-en-Châtellerault date de 1894, la plus ancienne photo d'école de 1907. Qui dit mieux ? Je vous attends !
J'assure une permanence à la médiathèque de 14H30 à 17H00 le mercredi. Demain je travaillerai sur les photos anciennes. Vous passez rendre un livre, en emprunter un autre ? N'hésitez pas à venir regarder par dessus mon épaule. Les enfants sont bienvenus, ils pourront découvrir à quoi ressemblaient leurs petits camarades d'école, il y a 110 ans !
 Généalogie, vie du village, Grande Guerre, vous avez des questions, j'essaierai d'y répondre.
Vous n'avez pas le temps le mercredi ? Je serai au Coq Hardi le jeudi matin, aussi souvent que possible.
Vous n'avez pas le temps le jeudi ? Contactez-moi.
A demain !

mardi 17 janvier 2017

GOUJON Henri ( 1878/1917) - Poilus d'Availles.


  • Né le 29 Octobre 1878 à Availles-en-Châtellerault
  • Fils de Eugène et THOMAS Marie domiciliés à Vouneuil-sur-Vienne
  • Cultivateur, taille 1,64m, niveau d'instruction 3


mercredi 11 janvier 2017

LAROCHE Camille - Poilu d'Availles

Suite au Bistrot-Patrimoine du jeudi 5 janvier, 
un grand merci à Jacques 
pour le partage du travail qu'il a réalisé concernant son grand-père
 Camille LAROCHE, poilu d'Availles.      
      
   
Camille LAROCHE, mon grand-père maternel, est né à Availles.  Ses parents avaient un moulin à « La Vergnaie », qui avait une double activité minoterie et scierie. A la mort des parents, leurs deux garçons ne pouvaient faire vivre leur famille sur l’exploitation et c’est donc le cadet, Camille, qui est parti s’installer sur la commune d’AVAILLES aux «  Nauds » et travailler encore un peu au moulin puis chez un scieur de long Mr Otessier (orth ?) pour enfin travailler à Châtellerault à la Manufacture d’Armes où il usinait des crosses de fusil

  




Les filles, Rolande LAROCHE (épouse DURAND), qui est ma mère et sa soeur Suzanne (épouse MICHELET) y ont passé leur enfance. Les Nauds, malheureusement, aucune photo de cette époque, en encadré jaune, la    maison qui est tombée en ruine mais que j’ai connue. Une grande pièce qui comme très souvent était cuisine, salle à manger et chambre…en encadré rouge se trouvait la vigne et le potager. La vigne n’a jamais été un grand cru classé, elle fournissait le vin de table et l’apéritif, vermouth, que toute la famille a longtemps apprécié. Qui dit vigne dit vendange, que de bons souvenirs car les familles Laroche, Durand, Michelet étaient réquisitionnées et renforcées par les cousins, tante Andrée (sœur de Camille) et son mari, Eliane fille d’Andrée et ses enfants Jean Bernard et Christian.

Période de guerre :
Camille est incorporé le 10 avril 1915 (classe 1916) et arrivé au corps le 11 au 90 ième Régiment d’Infanterie.
Nommé 1ère classe le 4 octobre 1915, il part au front à compter du 1er décembre 1915.

Camille en tenue du 90 R.I.

Compte tenu des pertes importantes, les régiments sont réorganisés et c’est ainsi qu’il est affecté au 147 RI le 16 septembre 1916.
Cité à l’ordre du 147 RI le 29 mai 1917 « Très bon soldat, courageux, s’est particulièrement distingué dans la nuit du 5 et 6 mai 1917 se portant au secours d’un camarade blessé très grièvement pansant ses blessures sous un violent bombardement. »
Est nommé Caporal le 9 mars 1918.
Blessé le 17 juillet 1918 à Château Thierry (Aisne) au dos et à la cuisse droite par éclat d’obus.
Cité une nouvelle fois à l’ordre du 147 RI le 16 août 1918 « distingué par sa belle conduite au cours d’une attaque du 17 juillet 1918 se maintenant à la place qui lui avait été assignée malgré le feu violent des mitrailleuses ennemies. »
Pour tous ces faits, reçoit les :
  • Croix de guerre à 2 étoiles (2 citations)
  • Médaille militaire
  • Médaille de Verdun
  • …puis plus tard la Légion d’honneur

Camille, caporal au 147 RI

Démobilisé le 18 septembre 1919.


Le 147ème Régiment d'Infanterie. 
Camille LAROCHE est au deuxième rang, le troisième en partant de la gauche de l'image. 











                       

samedi 7 janvier 2017

"Les Poilus de la Vienne" Bistrot Patrimoine au Coq Hardi




L'année généalogie et Patrimoine de la commune d'Availles a démarré le 5 janvier au Coq Hardi sur le thème des Poilus d'Availles. Nous étions trente, encore une belle réussite pour cette rencontre mensuelle ! Merci à tous !  Notre cabaretière Marie-Claire, avait cuisiné de délicieuses galettes, l'ambiance était là, chaleureuse, l'émotion aussi, autour des plus anciens venus avec des photos et des souvenirs de leurs grand-parents... Des rencontres inattendues avec la participation de Jacques et son épouse venus de Touraine pour nous parler de Camille LAROCHE, le grand-père de Jacques. Merci à Jacky, spécialiste de la Grande Guerre et Monique ma prof d'histoire préférée, attentifs, en arrière-garde, prêts à combler mes lacunes.
Cette réunion fut l'occasion de présenter le travail en cours :
  • L'indexation des 155 Poilus de la commune. Commencée en 2014 avec l'aide de Fred Coussay, ce travail comprend les soldats Morts pour la France mais aussi ceux qui sont revenus.  Chaque nom indexé sur le blog renvoie vers la fiche matricule disponible sur le site des AD86. 
  • La collecte des photos et documents familiaux commencée en novembre et qui porte doucement ses fruits. Merci Micheline, Madeleine, Régis, François, Mado, Martine, Marie-Noëlle, Thérèse, Marie-Claire, Cathy,Christine, Patricia, Monique, Lili, Jacky, Jacques pour votre aide et votre confiance. 
  • Les documents d'archives disponibles à la mairie concernant la Grande Guerre. Ils sont peu nombreux, et souvent lacunaires (factures, avis de décès, transfert des corps, pupilles de la Nation, anciens combattants) . Cependant certains sont particulièrement instructifs, touchants. Dans notre village, certaines notes griffonnées au crayon de papier, sur du papier brouillon murmurent. Elles sont conservées avec soin, classées, photographiées et indexées. Elles sont ainsi préservées et utilisables pour des recherches familiales ou historiques. 
  • Les délibérations de Conseil Municipal durant la période de la Grande Guerre. L'essentiel de la transcription est faite, merci à Cathy  pour son aide ! 

  Il faut poursuivre le travail (travail sur le cimetière, sur les journaux, sur les blessés, sur les régiments, sur les médailles...), afin de mettre en place une exposition-hommage pour le centenaire de la Paix en 2018,  compléter notre participation au travail du CCHA sur le sujet (projet de DVD sur la Grande Guerre en cours) et écrire le livre d'Availles.
Grâce à votre aide précieuse sur le terrain et grâce à l'outil virtuel "Généanet",nous avons pu en un petit mois retrouver les portraits de six poilus d'Availles. Un article détaillé leur sera consacré et publié sur le blog. Ils sont 155 dénombrés à ce jour, il reste à faire !
  • BEAUDET Jules
  • BIET Paul
  • DOUCET Eugène Camille Daniel
  • LAROCHE Camille
  • SARRAZIN Georges Alfred
  • VENAULT Alexandre
Comme pour chaque "Bistrot-Patrimoine", j'ai réalisé une "version papier" sous forme de classeur. C'est artisanal mais facile à enrichir. 114 pages à feuilleter sur les poilus d'Availles, presque un livre à part entière ! J'ai constaté avec satisfaction le plaisir que vous avez à consulter ces documents lors de nos rencontres, mais aussi dans les jours qui suivent. Un exemplaire de ce classeur est consultable au Coq Hardi, un autre circule ,dans le village gâce à Lili (petite-fille d'Alexandre VENAULT, Poilu Mort pour la France), ma précieuse aide de camp, un autre est en dépôt à la bibliothèque et bien sur vous en trouverez un à la mairie !  Un fichier pdf de ce travail sera prochainement réalisé et téléchargeable sur le site de la mairie. N'hésitez pas à compléter, annoter et corriger ce travail et à me contacter.
Parmi les bonnes résolutions de 2017, mise en place d'ateliers de travail et de permanences autour de la généalogie, de l'archive et du patrimoine : à la bibliothèque le mercredi après-midi, et au moins une matinée par semaine au Coq Hardi, le plus souvent le jeudi. Je suis régulièrement à la mairie, le matin ou l'après-midi en fonction de l'organisation des recherches et de mon emploi du temps. J'irai aussi régulièrement aux AD86, vous pouvez profiter du co-voiturage pour participer.

Bonne Année Généalogie et Patrimoine à tous !  

jeudi 22 décembre 2016

Les Joyeux Noël d'Availles ! Mise à Jour 2016


La cigogne et le Père Noël !!
Bienvenue aux petits Noël, Natal, Noëlle, et Marie !  
Petite mise à jour de ces naissances particulières dans notre village.  
Ils étaient 6 l'année dernière, ils sont 20 cette année ! 
Le maillage généalogique de la commune d'Availles-en-Châtellerault a donc bien avancé ! 
Retrouvez ce travail en ligne 
 Joyeux Noël à tous !
  • ANDRAULT Noël né avant 1624
  • BERTRAND Marie née le  25 décembre 1735
  • BAUDEAU Louis né le 24 décembre 1690
  • BOBIN Noël né avant 1611
  • CHABOT Marie née le 25 décembre 1663
  • CREUZE Robert Augustin né le 24 décembre 1873
  • DEGENNE Marie née le 24 décembre 1721
  • GASCHARD Natal  né le 25 décembre 1662
  • GAUVAIN Noël né avant 1614
  • JOUBERT Natal né avant 1645
  • MERCIER Jean-Noël 25 décembre 1736
  • MERLE Marie né le 25 décembre 1700
  • MEUSNIER Jeanne née le 24 décembre 1669
  • MORIN Jeanne Françoise née le 24 décembre 1717
  • NEVEU Jeanne 25 décembre 1727
  • PELTIER Marguerite née le 24 décembre 1736
  • PIGNON Louis né le 25 décembre 1695
  • TRANCHANT Jean Denis né le 24 décembre 1783
  • VARENNES Paul 25 décembre 1644
  • VILLAUME Adèle 25 décembre 1846


jeudi 15 décembre 2016

Bistrot-Patrimoine - Les Poilus d'Availles. 5 janvier 2017.


Bistrot-Patrimoine autour des Poilus d'Availles,
Rendez-vous le 5 janvier  au Coq Hardi de 17 à 19 H. 
Nous recherchons des photos, des documents, des lettres, des objets et bien sur la si précieuse mémoire orale. 
148 hommes de la commune ont participé au conflit, il nous reste, à ce jour, deux photos... et quelques archives. 
Venez découvrir ces documents et n'hésitez pas à enrichir notre patrimoine. 







dimanche 27 novembre 2016

Revue de Presse. L'enterrement de Georges-Alfred - 1976.


L'histoire du village se construit autour de petites anecdotes. Nous sommes à Prinçay en 1976.  Je vous laisse découvrir une bien émouvante histoire de chasse au cours de l'enterrement de Georges-Alfred SARRAZIN, décédé le 28 février 1976, à l'âge de 84 ans. 
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samedi 19 novembre 2016

Revue de Presse. Les petites soeurs de Prinçay.


Tous ceux qui ont grandi au village, dans les années 1960, les ont connues. Les petites soeurs de Prinçay : Marguerite la plus petite et Madeleine la plus grande. Elles vivaient au presbytère, et organisaient le patronage avec en particulier les activités de théatre pour les enfants d'Availles.
Qui peut dater précisément cette coupure de presse ? La mémoire du village nous dit 1976 ?

"Sœur Marie-Marguerite, la petite sœur de Prinçay.
On apprenait la semaine dernière le décès de Sœur Marie-Marguerite, survenu au sein de la petite communauté de Leigné-les-Bois.
La nouvelle aura profondément marqué les habitants d’Availles-en-Châtellerault, Sœur Marie-Marguerite, en effet résida pendant de très longues années dans la petite paroisse de Prinçay (qui fait partie intégrante d’Availles) avec une autre religieuse qui était aussi sa sœur par le sang et qui est décédée il y a déjà plusieurs années, sœur Madeleine.
Marie-Marguerite était boulotte ; sœur Madeleine était grande. Comme elles se déplaçaient toujours de conserve, il était déjà amusant de relever cette dissemblance. Le pittoresque de la situation provenait surtout du fait qu’elles avaient comme moyen de locomotion une petite charrette à âne. C’est ainsi (du moins dans les débuts) qu’elles portaient leurs secours aux malades, avec un inlassable dévouement.
Leur mission ne se limitait pas là, puisque, profitant de l’existence à Prinçay, d’une salle des fêtes, elles jouèrent longtemps un rôle d’animatrices, en organisant le patronage pour les jeunes et des séances théatrales avec les adolescents.
C’est l’abbé LONGER, célèbre curé d’Availles, qui, au départ du desservant de Prinçay dans les années 30, les avait installées dans les locaux du presbytère (propriété de la famille TREUILLE à l’époque). Avec beaucoup de zèle, elles relayaient son propre ministère  et y ajoutaient, ainsi que nous l’avons dit, une note pittoresque qui avait beaucoup contribué à les rendre populaires.
A l’heure de la vieillesse, elles avaient trouvé en la personne du commandant Pierre HUGUET, un chauffeur tout à leur dévotion. Il n’était pas rare de voir l’ancien chef des pompiers de Châtellerault, homme d’une grande droiture mais qui n’était cependant pas un pilier d’église, se promener dans les rues de Châtellerault en compagnie des deux religieuses, qu’il avait prises d’amitié.
Sœur Madeleine et sœur Marguerite dépendaient de la petite communauté des « Ancelles rurales du Saint-Sacrement » de Léigné-les-Bois, fondée par Marie SAIVEAU une fille de cette commune qui, bouleversée par un chagrin d’amour, se découvrit l’étoffe d’une fondatrice. La petite communauté aujourd’hui prise en charge par un groupe de dominicaines, ne compte plus que deux sœurs très agées.
Après sœur Marguerite, ce sont les deux dernières survivantes."


Cette coupure de presse provient des Archives Diocésaines de  Poitiers, auxquelles j'ai rendu une première visite cette semaine. J'y ai trouvé quelques trésors, dont je reparlerai. Une fois de plus, croiser les sources et les ressources est indispensable. L'histoire du village se construit, se complète et prend vie grâce aux Archives Municipales d'Availles, aux Archives Départementales de Poitiers et aux Archives Diocésaines de  Poitiers, aux Archives de Presse, aux Archives familiales et à la mémoire orale.
Vous avez d'autres coupures de presse concernant Availles ? Merci de les partager afin que nous construisions ensemble l'histoire du village.

Anecdotes autour des petites soeurs de Prinçay :
  •  La pompe du puits du presbytère de Prinçay : Les petites sœurs de Prinçay demandaient aux enfants qui venaient le jeudi et le dimanche au patronage, de manœuvrer la pompe (c’était trop difficile pour elles) et ainsi elles avaientl’eau dans le bassin pour les jours qui suivaient. (Source - Alain D et Thierry L)
  •  La bague, l'âne et l'ancêtre. La mémoire orale se souvient que l'âne des petites soeurs se nommait "Gazelle".