vendredi 23 juin 2017

T comme au Tableau avec la Série 1T 2 des #AD86 ! #challengeAZ #Availles86




22 juin 2017, Canicule toujours. Un jour à se réfugier aux AD86 ou comment conjuguer patrimoine et plan canicule.
Nous avons poursuivi l'exploration de la Série 1T 2 à la recherche des instituteurs de l'école d'Availles. La tâche est longue et parfois frustrante. Tous les instituteurs répertoriés au fur et à mesure des recherches (registres d'état civil, recensements, histoire de l'école) ne bénéficient pas d'un dossier (peut-être faudra-t-il chercher encore, ailleurs, mieux). Néanmoins lorsqu'il existe celui-ci nous donne de précieux renseignements sur leur parcours, l'évaluation de leur travail et de leur école. Une mine d'informations sur le village et les écoliers.
La série 1T est classée par ordre alphabétique. Chaque boite est explorée en totalité, au delà de l'instituteur ciblé, à la recherche des enseignants méconnus du village.
Nous faisons ainsi la connaissance de Pierre LEFORT.


Celui-ci est né le 13 avril 1813 à Andrezé en Maine et Loire. Il obtient son brevet simple le 2 septembre 1833 à La Roche-sur-Yon. Puis une mention honorable en 1851.
Marié à Marie-Estelle GIRARD, il est père d'un garçon. Il enseigne successivement à Saint-Sauveur, Montmorillon, Loudun, Ceaux, Saint-Martin l'Ars, St Georges puis Availles à partir du 2 septembre1874.
Le rapport d'inspection fait à l'école d'Availles le 23 juin 1876 nous donne les informations suivantes :


  • Notre instituteur âgé de 63 ans a 26 ans de service. 
  • Il est marié et père d'un fils de 21 ans; 
  • La population de la commune est de 735 habitants
  • 115 enfants sont en âge de fréquenter l'école. 
  • Sur les 66 enfants inscrits à l'école, 47 sont présents le jour de l'inspection dont 19 élèves gratuits. 
  • Aucun enfant au-dessous de 6 ans. 
  • L'école est mixte, mais il devrait y avoir une école de filles. 
  • Le registre matricule n'est pas en ordre, le registre scolaire est mal tenu, de même que le journal. 
  • Le registre des abonnements compte 43 abonnés. ? 
  • L'appréciation de l'inspecteur sur la capacité , la conduite , les principes religieux de l'instituteur , ses rapports avec les autorités locales et les familles, la considération dont il jouit :
    • Conduite : bien. 
    • Considération : peu
    • Capacité : une maladie, dont il a été atteint dernièrement lui a enlevé une partie de ses facultés mentales. 
    • Zèle : s'en va. Plus du tout dans la tenue des registres scolaires. 
    • Relations : bien
    • Tenue : le paletot. 
  • Soins donnés à l'éducation : passable
  • Tenue générale de l'école et moyens disciplinaires :
    • ordre : manque
    • Exactitude : à 1H1/2 on n'était pas encore rentré
    • Assiduité : 21 sortis pour 87 ; 19 absents sur 66
    • Propreté : assez bien
    • Discipline : faible
    • Politesse : assez. 
  • Enseignement 
    • Instruction religieuse : bien
    • Lecture : mal, aucune amélioration
    • Ecriture : 17 garçons et 10 fille ne peuvent rien écrire au tableau noir
    • Langue française : médiocre
    • Calcul et système métrique ; idem
    • Histoire et géographie : Point d'histoire. 2 filles et trois garçons ont vu de la géographie. 
    • Travaux à l'aiguille : assez bien
    • Matières facultatives : assez bien
    • Enseignement agricole ou horticole : assez bien
  • Appréciation générale et valeur de l'établissement : Cette école va de plus en plus mal. M. Lefort ne peut pas être laissé plus longtemps dans cette classe nombreuse. 
  • Nom de la maîtresse des aiguilles : Mme LEFORT

Suivent la description de la salle de classe, du logement du maître et de l'école. La cour est fermée, le préau couvert, la classe à blanchir. On a réparé le soupirail de la cave. 
Un inventaire est fait du mobilier scolaire : 10 tables, 4 bancs, 4 tableaux noirs, 1 boulier, 1 (carte) Europe , 1 France bonne , 1 autre France neuve, 1 Vienne par Longuemar bonne, 1 France, 1 Europe, 1 mappemonde sur toile, ??? vieilles, 1 mètre de ??? , 1 horloge 
Liste des mobiliers qui manquent : 3 tables, 2 tableaux noirs, un nécessaire métrique, 1 globe géographique, 1 autre matériel de lecture, des lettres mobiles, le plan de la commune, les cartes du canton, de l'arrondissement, une cloche. 
Il n'y a pas de bibliothèque. 
Le curé de Prinçay ne fait pas la classe chez lui. 

Dossier complet et synthèse à venir avec l'ensemble des instituteurs retrouvés et l'évolution de notre école au fil de son inspection académique ! 


Source AD86 Série 1 T 2 79 





jeudi 22 juin 2017

S comme Santé à #Availles86 #challengeAZ




21 juin 2017, canicule. Si on en profitait pour prendre la température du village et parler un peu Santé. 



Voici notre plus belle archive insolite sur le sujet. Elle date du XVIIème siècle. 

Le 25ème jour de mai mille six cent quatre-vingt
est décédé Jean Guiot, qui a reçu tous les sacrements
après avoir été paralytique et dépourvu de l'usage
de tous ses membres à la réserve de la langue et de son
jugement l'espace de seize ans et est inhumé dans le cimetière de céans. 
René Fradin. 

Que pouvons-nous lui faire raconter de plus ?
 Jean GUIOT s'est marié avec Vincente GAUVAIN, le 10 Juillet 1633, à Availles. Cet acte de mariage est réduit au minimum. Il ne nous apprend rien de plus, sinon que personne ne signe. La condition sociale des mariés est peut-être modeste, bien que les GAUVAIN fassent partie parfois des VIP de chez nous ! 
Comme il est d'usage à l'époque, nos tourtereaux, lorsqu’ils convolent, ont probablement plus de 25 ans. On ne se marie pas jeune au XVIIème siècle, c'est une manière d'assurer la survie de la famille en prêtant ses bras et c’est également une méthode de régulation des naissances...
Ensemble, Jean et Vincente  auront, sept enfants (4 filles et 3 garçons) entre 1635 et 1658, soit 23 ans de fertilité.
Les naissances se suivent régulièrement avec un intervalle de 2 à 6 ans entre chaque petit.
Vincente met au monde son dernier enfant à l'âge de 48 ans. Quelle santé ! 
Nous ne savons rien du métier de Jean GUIOT/GUYOT
Sa paralysie survient 16 ans avant son décès, nous dit le bon curé Fradin. Soit en 1664. Jean GUIOT , 56 ans, se retrouve paralysé des quatre membres alors que le plus jeune de ses enfants n'a que 6 ans.
La vie se complique pour cette famille. 
Vincente, épuisée sans doute, meurt, 9 ans plus tard, à l'âge de 60 ans.
 Le petit dernier de la famille a alors 15 ans. 
Les ainés sont là, solidaires pour leur frère, pour leur père. Forcément solidaires. La date de son décès, mais aussi le détail de cet acte de sépulture, le ton solennel du curé, l'importance qu'il apporte à  partager le détail de cette âme sauvée, nous donne la mesure du dévouement de cette fratrie.

Jean GUIOT, peut-être victime d'un accident vasculaire cérébral, ou d'une mauvaise chute, paralysé des quatre membres, mais ayant gardé toutes ses facultés mentales et l'usage de la parole, meurt à l'âge d'environ 72 ans.
Après seize ans d’une survie exceptionnelle face à un problème de santé d'une telle gravité.
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Les registres paroissiaux et d'Etat Civil nous livrent aussi les morts en nombre, les épidémies, Certains évènements concordent avec des catastrophes connues à l'échelle régionale ou nationale. Voici les années de grande mortalité à Availles. 
1631 – 47 morts (Peste  et famine )
1652 – 51 morts (épidémies peste, choléra, variole, typhus)
1662 – 50 morts (Famine)
1681 – 31 morts
1694 – 30 morts (Froid, famine)
1702 – 32 morts
1710 – 22 morts (Froid)
1738 – 31 morts (mauvaises récoltes, disettes)
1834 – 31 morts (Choléra)
1840 – 28 morts
1871 – 32 morts. ( Variole)
Etc…
A noter : Mortalité moyenne selon les siècle de 7 à 12 décès par an. Population de 500 à  750 habitants environ entre le 17ème et 19ème siècle. 


1871 épidémie de variole à Availles ! 
23 cas répertoriés dont 9 enfants – 14 décès dont 7 enfants.
32 décès dans la commune cette année-là.
Epidémie apportée par les soldats revenus sur Châtellerault.
Face à ce problème sanitaire, décision de translation du cimetière. Il sera construit en dehors du village, à l’écart des habitations.
Source AD86 Série 4 M 160
La série 4 M n'a pas fini de nous raconter la santé à Availles. 

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 La météo prend sa part à la santé du village. 

23 décembre 1662 Louis DUDOIGT paroissien de St Jehan de Chatellerault est trouvé mort dans la neige le long de l'Ozon

(AD86/Availles-en-Chat/S-1629-1687-Vue 18)
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La longévité s'affiche dans les détails, même au XVIIIème siècle 

Le sixième Janvier mil six cent soixante dix huit
est décédéee Jeanne MARQUET femme de deffunt
Melaine FRADIN aagée de quatre vingt huit ans et
quatre mois et est inhumée dans l'église de céans
proche le confesionnal
René FRADIN. 
Jeanne MARQUET est peut-être née 
le 6 septembre 1589 !

Aucune étude statistique encore à notre disposition, mais on semble vivre vieux et bien au village d'Availles ! 

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Que serait la Santé sans le Social ? 
Au XVIIème, au XVIIIème siècle, il n'y a pas de médecine. La longévité tient au hasard, celui d'être passé entre les gouttes des maladies, des accidents, les plaies infectées. 
Vivre longtemps ne tient qu'à une multiplication de coups de chance. 
D'ailleurs c'est assez rare. 
Le XIXème siècle commence à se préoccuper de la misère et de la santé. 
Les délibérations de Conseil municipal nous apprennent que c'est le village qui s'occupe des vieux, des indigents, des malades. La médicalisation progresse doucement. On envoie à l'hopital puis exceptionnellement à la maternité de Poitiers ! Avant la Sécu, il faut payer, et bien souvent le Conseil municipal délibère pour choisir d'aider ou non, tel ou tel availlais en difficulté. 
On aidera les femmes enceintes, puis les familles nombreuses. Quelquefois ces aides obéissent à des directives nationales, quelquefois l'initiative est communale. 
Viendront les premières campagnes de vaccination, le BCG à l'école, les timbres contre la tuberculose, les campagnes contre le tabac, l'alcool. 
On finira même par créer un bureau de bienfaisance à Availles... en 1910 ! 

Source AD86 série 2X6


De l'AVC de Jean GUIOT à l'installation d'un DAE (Défibrillateur Automatisé Externe) au village, cinq siècles d'avancées médicales et sociales se racontent !  


mercredi 21 juin 2017

R comme Reines, Roy et Rentiers d'#Availles86 - #ChallengeAZ


L'alphabet s'égraine doucement, nous voilà arrivés au R, la rédaction se fait toujours au jour le jour, et parfois un peu tard le soir. C'est le charme de ce challenge de laisser place aux associations d'idées de dernière minute, en piochant dans notre patrimoine : les photos, les documents, les ressources d'archives, les patronymes du village.

Honneur aux Dames. 
Les Reines d'Availles sont, bien sur, celles qui trônèrent sur les chars !


Voici la fête des vendanges, à moins qu'il ne s'agisse de celle des fromages ? Vous trancherez, chers Availlais, car vous n'êtes pas tous d'accord. Il semblerait que la Reine de la fête soit LULU !!!! La Lulu la plus célèbre d'Availles serait dans ces années-là ( quelle année ? 1950 ? Avant ? ) Lucienne LEGER et à coté nous aurions Simone VALET ?















En voilà une autre qui pour le moment reste anonyme. 
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Les reines ne sont pas toujours épouses de princes héritiers...


 Et pourtant ce ne sont pas les ROY qui manquent au village. Voici Jean-Joseph, né le 31 décembre 1867 à Availles-en-Châtellerault. Ce ROY là fut toute sa vie...Domestique. Ses ancêtres se perdent du coté d'Archigny et de Chenevelles.
Des ROY d'Availles nous en trouvons jusqu'au XVIIème siècle dans nos registres. Le plus ancien est une reine d'ailleurs, Anne ROY décédée au village, le 28 février 1652.
Reste-t-il encore des ROY à Availles ?

Au royaume d'Availles, combien de rentiers ? 
Ce sont les recensements de population qui nous livrent les nantis. Nous avons la chance, de bénéficier aux AD86, d'une indexation collaborative. Mon p'tit doigt me dit qu'une insomniaque a beaucoup oeuvré pour notre village. Voilà le résultat de la recherche par profession !

Les DEGENNE, les FONTENY, les TEXIER, les GRANDIN, les PIORRY bien sur, les FURGER, les GIRAUDEAU, les ROUX, les MORIN... mais pas de ROY !

Par contre, cette liste nous donne l'occasion d'une première participation exclusive au dernier jeu en vogue chez les généabloggeurs. Ceux qui suivent le #challengeAZ sur Twitter ou sur Facebook sont au courant, il s'agit de l'opération :

Adopte_un_pépé_éponyme ! 
Nous tenons le premier !!! 

Il s'agit de Jean FENEANT  né en 1780 et toujours rentier à l'âge de 76 ans !! Il vivait aux Bouzereaux ! 


Bon courage travailleurs d'Availles et d'ailleurs et à demain ! 

mardi 20 juin 2017

Q comme coQ d'Availles #challengeAZ



Q comme coQ illustré aujourd'hui spécialement pour le #ChallengeAZ  par Marie-France, native d'AVailles. 
Ce Challenge est collaboratif, qu'on se le dise ! 
Ceux qui suivent les Bistrot-Patrimoine commencent à le savoir. Quel que soit le thème, j'aime partir de l'archive la plus ancienne à notre disposition.
Le coQ est emblématique d'Availles. Nous le retrouvons en deux lieux clés/sacrés : le bistrot et l'église :)
Commençons par l'église. Au sommet du clocher se trouve un coq. Depuis quand ? Et bien depuis belle lurette, figurez-vous,  si nous en croyons l'archive retrouvée au hasard d'une lecture de registre paroissial (on ne louera jamais assez les bienfaits de la sérendipité).

Le vingtième dudit mois (aout 1676) le feu du ciel a tombé sur
le clocher de cette église, a fracassé presque toutes
les ardoises et n'a pu estre esteint que par l'eau
benitte que Michel Grabot et Jean Taisson paroissiens
y ont porté au lieu où le coq est attaché et le
rétablissement en a esté fait quinze jours après.
Fradin Curé d'Availles.

Au XVIIème siècle notre petite église d'Availles avait un coq au sommet de son clocher. Clocher qui, je vous le dis en passant, n'était pas du tout à l'endroit où il se trouve actuellement, mais en plein milieu de l'église. Ceci est un autre sujet, aussi étonnant que passionnant, sur lequel nous reviendrons plus tard. Cette translation fut-elle l'occasion de changer le coq en 1868 ? Le journaliste de la NR semble le dire,mais je n'ai pas trouvé l'archive qui le prouve.

De 1868 à 1987, le coq vit sa vie au sommet de Notre Dame.
Ce challenge est collaboratif vous dis-je. Les coupures de presse confiées par Michel, viennent raviver notre mémoire.


En 1987, le conseil municipal, avec l'aide du Conseil Général, décide d'engager des travaux de réfection du clocher. Il est alors décidé de remplacer l'ancien coq qui avait de plus en plus de mal à indiquer correctement le sens du vent. Ce coq remplacé lors de la translation du clocher avait servi pendant la Grande Guerre de cible à certains  pour l'essai de leur Lebel, il était transpercé en plusieurs endroits et menaçait même de faire un saut très dangereux de plus de 26 mètres. Le maire se mit en quête d'un nouveau coq et c'est M. Louis de l'entreprise PLI METAL qui se chargea de le forger . L'abbé Fouillet procéda à la bénédiction en faisant lecture d'un poème de sa composition :
"Seigneur... Daigne bénir ce coq en métal destiné à être monté au sommet de notre clocher pour nous donner tous les jours le sens du vent. Fais, nous t'en supplions, que le bon vent de l'amour et de la fraternité, le bon vent de la paix et de la joie souffle toujours sur les chrétiennes et chrétiens d'Availles..."
Et bien sur tout ça se termina par un vin d'honneur !


A force d'invoquer le vent, il a fini par tourner et le clocher a bien failli en perdre la boule ! L'article n'est pas daté, mais l'affaire se situe entre 1989 et 1990. "Le coq surplombant le clocher du village d'Availles avait provoqué par ses balancements vertigineux dus au fort vent de ces derniers jours, la désolidarisation d'une partie des pierres du sommet du clocher."
Les pompiers tentent une première fois de descendre le coq. Peine perdue, le vent n'est pas d'accord, on se met à l'abri. Finalement la seconde tentative sera la bonne grace à Monsieur Boucq qui s'était chargé des travaux, deux ans plus tôt, et finit par réussir à maitriser la bête  !!
Après consolidation du clocher, on finira par rendre son Coq à Notre Dame !!! 
Je suis certaine que vous ne manquerez pas de m'aider à préciser la généalogie du Coq d'Availles ! 



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Et notre Coq Hardi depuis combien de temps veille-t-il sur  sa cabaretière et nos conversations de bistrot ? 
Je n'ai pas la réponse. 
Qui a eu l'idée ? Quand ? Pourquoi ? 
J'en appelle à vos souvenirs et à vos témoignages. 
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, notre bistrot ne semble pas porter de nom, en tous cas, il n'est pas mentionné. On distingue alors les différents établissements soit par le nom de leur propriétaire (Salle Hilleret, café Léger) soit par le lieu (la Thomassinière, Prinçay, le bourg). 
Si vous avez des indices, je suis preneur ! 
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Sources :
AD86 - Registres paroissiaux
AD86 - Série 2 0 - Travaux du clocher
Collecte et Mémoire des Availlais. 

lundi 19 juin 2017

P comme Patronage d' #Availles86 #ChallengeAZ



Grandir à Availles c'est passer ses jeudis au patronage ! Pas une conversation de collecte de mémoire sans évocation de ces beaux jeudis récréatifs ! Deux générations d'Availlais ont bénéficié des bienfaits des petites soeurs de Prinçay : Marguerite la plus petite et Madeleine la plus grande.
Au patronage, on jouait au ballon, au raquettes, on faisait de la balançoire (la balançoire est bricolée avec une échelle), on donnait un coup de main aux petites soeurs, on jouait la comédie (il y avait un théatre au presbytère de Prinçay), on partait en promenade. On se déguisait, on se faisait beau, on mettait l'uniforme, on riait et on obéissait.
Beaucoup de moments de joie pour les enfants du village et autant d'occasion de mixité sociale, car au patronage tout le monde y allait !

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Voici la photo confiée la semaine dernière par Monsieur BERTON qui nous a gentiment identifié presque toutes les participantes. Monsieur BERTON est un jeune homme de 97 ans. 
1er rang en bas de Gauche à droite : Soeur Marguerite, Gilberte SIMON (?), Ginette LEPINE, Yvette MORICET, Gilberte SIMON (?), Madeleine LEPINE (née BOULINEAU), Madeleine BEAUFILS (née BONNEREAU), Odette TRAIN, Soeur Madeleine
Rang 2 :  ? , Jacqueline GRATEAU, Jeanine GIRAULT, Lucienne RIBES (née PREVOST, ? , Madeleine RIBES (épouse LEPINE), Marcelle MORICET, Veuve LEREQUE.
Rang 3 : ? , Paulette DEBAIN, Madeleine VITAL,  Marcelle MORICET
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Vous retrouverez bientôt, un fichier pdf complété avec toutes les photos du patronage et les identifications établies. 
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Soeur Marguerite et Soeur Madeleine 


Comme dit le poète : celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas...
Tous adoraient Marguerite et Madeleine, les petites soeurs de Prinçay.
Marguerite, la plus petite, la plus douce. Madeleine la plus grande et la plus sévère.

Quelques anecdotes autour des petites soeurs :
  •  La pompe du puits du presbytère de Prinçay : Les petites sœurs de Prinçay demandaient aux enfants qui venaient le jeudi et le dimanche au patronage, de manœuvrer la pompe (c’était trop difficile pour elles) et ainsi le bassin était plein pour les jours qui suivaient. (Source - Alain D et Thierry L)
  • Laurent BERTON, 97 ans, me racontait hier que les petites soeurs étaient bien inquiètes à l'arrivée des allemands dans le village et qu'il partit dormir quelques jours au presbytère pour leur assurer protection !  
  • Après avoir longtemps parcouru les chemins en carriole, elles finirent par adopter la mobylette pour livrer leurs bons soins de maison en maison avant de trouver un chauffeur pour leurs vieux jours
  •  La bague, l'âne et l'ancêtre. La mémoire orale se souvient que l'âne des petites soeurs se nommait "Gazelle". 
  • Pour fournir aux petites soeurs une voiture et un âne, une souscription est ouverte qui réunit de nombreux donateurs ! 

"Sœur Marie-Marguerite, la petite sœur de Prinçay.
On apprenait la semaine dernière le décès de Sœur Marie-Marguerite, survenu au sein de la petite communauté de Leigné-les-Bois.
La nouvelle aura profondément marqué les habitants d’Availles-en-Châtellerault, Sœur Marie-Marguerite, en effet résida pendant de très longues années dans la petite paroisse de Prinçay (qui fait partie intégrante d’Availles) avec une autre religieuse qui était aussi sa sœur par le sang et qui est décédée il y a déjà plusieurs années, sœur Madeleine.
Marie-Marguerite était boulotte ; sœur Madeleine était grande. Comme elles se déplaçaient toujours de conserve, il était déjà amusant de relever cette dissemblance. Le pittoresque de la situation provenait surtout du fait qu’elles avaient comme moyen de locomotion une petite charrette à âne. C’est ainsi (du moins dans les débuts) qu’elles portaient leurs secours aux malades, avec un inlassable dévouement.
Leur mission ne se limitait pas là, puisque, profitant de l’existence à Prinçay, d’une salle des fêtes, elles jouèrent longtemps un rôle d’animatrices, en organisant le patronage pour les jeunes et des séances théatrales avec les adolescents.
C’est l’abbé LONGER, célèbre curé d’Availles, qui, au départ du desservant de Prinçay dans les années 30, les avait installées dans les locaux du presbytère (propriété de la famille TREUILLE à l’époque). Avec beaucoup de zèle, elles relayaient son propre ministère  et y ajoutaient, ainsi que nous l’avons dit, une note pittoresque qui avait beaucoup contribué à les rendre populaires.
A l’heure de la vieillesse, elles avaient trouvé en la personne du commandant Pierre HUGUET, un chauffeur tout à leur dévotion. Il n’était pas rare de voir l’ancien chef des pompiers de Châtellerault, homme d’une grande droiture mais qui n’était cependant pas un pilier d’église, se promener dans les rues de Châtellerault en compagnie des deux religieuses, qu’il avait prises d’amitié.
Sœur Madeleine et sœur Marguerite dépendaient de la petite communauté des « Ancelles rurales du Saint-Sacrement » de Léigné-les-Bois, fondée par Marie SAIVEAU une fille de cette commune qui, bouleversée par un chagrin d’amour, se découvrit l’étoffe d’une fondatrice. La petite communauté aujourd’hui prise en charge par un groupe de dominicaines, ne compte plus que deux sœurs très agées.
Après sœur Marguerite, ce sont les deux dernières survivantes."

La date manque hélas à la coupure de presse, et l'enquête n'a pas avancé quand à la biographie exacte de ces deux personnages du village. Marguerite est morte dans les années 80, puisque j'ai eu le plaisir de la rencontrer au tout début de ma rencontre avec mon futur épousé. J'étais loin à l'époque d'imaginer l'intérêt que je porterai à la vie d'Availles, si j'avais su, j'aurais été bien plus curieuse !


Sources :
Archives Diocésaines
Collecte de documents - Mémoire des Availlais. 

samedi 17 juin 2017

O comme la petite fille de l'Ozon. #challengeAZ


Sujet de philo de l'année : "Pour trouver le bonheur, faut-il le chercher ?" 
Il me semble que la réponse est dans cette photo lumineuse. 
Cette petite fille de 87 ans, évoque aujourd'hui encore avec gourmandise l'enfance qu'elle passa chez sa grand-mère availlaise à la Martinière. 
Le bonheur court au fil de l'eau  en 1934 ! 
Les rivières du village sont : La Vienne, L'Ozon, l'Embarde (qui n'a plus d'eau), les petites rivières dans le bourg, quelques étangs dont celui du Marchais. Il y a aussi des fosses dans les bois, des sources. 
L'eau, c'est la vie, la toilette, la lessive, le repos du dimanche, les rires. 


Quand on s'promène au bord de l'eau que tout est beau, quel renouveau....

  


Source : Collecte et mémoire des Availlais. 


vendredi 16 juin 2017

N comme Naître à #Availles86 - #challengeAZ




C'est une tradition ancestrale, quand le ventre de la jeune mariée s'arrondit, les femmes autour d'elle, parlent. Toutes les femmes parlent autour de la vie, les mères, les grand-mères...
"J'ai mis au monde mes enfants au village, à la ferme. Quand ça a commencé à me brasser, le grand-père est parti chercher la sage-femme, avec la charrette. C'était pas bien rapide, déjà, il fallait atteler. Il n'y avait pas de sage-femme à Availles, il fallait la faire venir de Vouneuil-sur-Vienne. Il n'y avait pas de téléphone non plus. Il n'y avait pas grand chose tu sais.
La voisine était restée avec moi. Elle n'était pas bien courageuse, la pauvre fille !  Voilà l'enfant qui demande à naître sans attendre ! Voilà la voisine, qui s'affole, et me voilà seule pour recevoir l'enfant, ! Ben quoi ?  C'est pas bien compliqué ma p'tite fille, ne me regarde pas comme ça ! J'ai fait ce qu'il y avait à faire et pis c'est tout !  La sage-femme est arrivée bien après la bataille ! On a bien ri de la trouille de la voisine ! Et on a sorti la bouteille de prune pour fêter l'affaire !"
Les femmes d'Availles accoucheront longtemps  à la maison. Une des plus célèbres d'entre elles, Cora Millet-Robinet nous confiera dans son ouvrage "Conseils aux jeunes femmes", qu'elle fut accompagnée par le "meilleur des accoucheurs". Celui-ci est resté bien longtemps mystérieux. Et finalement en travaillant sur l'histoire de la maternité dans la Vienne, nous avons appris que Delphin Pingault, l'un de nos plus célèbres accoucheurs poitevins du XIXème, vécut à Availles, au château de la Doubtière. A une portée de charrette de la Cataudière.
Sage-femmes de Vouneuil ou de Châtellerault, le médecin est peu présent. Puis, progressivement dans les années 30, il commence à se déplacer plus systématiquement. Après guerre, c'est souvent lui qui fait les accouchements.
Les délibérations de conseil municipal, mentionnent les aides aux femmes enceintes et parfois les frais payés par la mairie pour la prise en charge des mamans hospitalisées.
Les deux dernières naissances sont enregistrées à Availles en 1968. Enfin... Presque... Les temps modernes gardent leur part de surprise.

Voici répertoriés quelques maternités particulières retrouvées au fil des registres. Il n'est pas toujours facile de tirer des conclusions de ces quelques données.
La mort rôde autour de la naissance, la mort de l'enfant, la mort de la mère.


Gemellité. Un siècle de jumeaux à Availles (1622-1738)


DATE EVENEMENTNomPrénomNé(e) leDécédé le Lieu Remarques
1622/08/01MONDON Michelleavant 1600AvaillesPerrine et Françoise GUILLOTEAU filles de Jean
1638/11/01LANDOISPerrineavant 1609AvaillesGilles et Vincent LEMERLE fils de Gilles
1639/11/29MARINMarieavant 1617AvaillesCatherine et Tienette POUVREAU fils de Pierre
1639/12/20BOBINETAnneavant 16191648/08/27AvaillesJeanne et Pierre FONTENY fils de François
1643/03/14VIONAntoinetteavant 16181666/05/16AvaillesJeanne et Perrine BOUCHER filles de René
1645/01/25THUREAUJacquetteavant 1616AvaillesJeanne et Renée BAUDEAU filles de Louis
1648/02/18LEMERLE Perrineavant 1619AvaillesCatherin et Françoise COUHE fils de Hilaire
1650/10/24LIMOUSINCatherineavant 1630AvaillesAndré et François TESSIER fils de Jean
1651/09/13THOMASRadegondeavant 1631AvaillesAntoine et Françoise LARCHER fils de Jean
1656/01/20LUSSAULT Jeanneavant 16361681/06/06PrinçayMarie et Françoise ARNAULT filles de Jean
1658/01/06BOULAINEFulgenteavant 1632AvaillesEtienne et Henry LE DE fils de Jean
1665/03/31FLEURAND Marieavant 1644AvaillesClaude et louise AMETEAU fils/fille de Jean
1667/08/22FLEURAND Marieavant 1644AvaillesPhilippe et Hiérosme AMETEAU 2ème paire de jumeaux
1673/02/14FRADINGabrielle1636/07/151694/02/15Availlesep GUIGNARD
1683/07/29COULONRenéeavant 1663PrinçayCharles est Marie Anne PROUST de Jacques
1685/09/21DEGENNESMarieavant 16571687/03/08PrinçayAntoinette et Marie Anne FOMBEUR de François
1707/11/08TESSIER Jeanneavant 1680PrinçayGabrielle et Philippe CARDINEAU
1713/10/01BARBOTMarieavant 1680AvaillesJean et Charles BAILLET fils de Charles
1716/12/17AUTEXIERJeanne1681/02/16PrinçayPierre et Jean ARNAULT fils de Jean
1718/03/09BARBOTMarieAvaillesAntoine et Jean BAILLET fils de Charles
1718/03/21MOUSNIERMarieAvaillesFrançois et Fulgente MORICET fils de Pierre
1718/04/25AUTEXIERJeanne1681/02/16PrinçayJeanne et Etienne ARNAULT fils de Jean
1721/02/23LEPAGEMarieAvaillesLouis et Mathurine HILLERET fils de Louis meurent le même jour
1721/03/10JAHANLaurenceavant 1695PrinçayJeanne et Florence TOUILLET filles de Pierre
1793/01/31DEGENNESMarguerite1689AvaillesJacques et Pierre BOBIN fils de Pierre

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Morts maternelles (1632-1732)
Un siècle de naissances (2300 naissances). 20 morts maternelles soit environ 10/1000 naissances. L'étude de 2007/2009 donne un taux de 8,9/100000. On meurt 100 fois moins aujourd'hui !!! Le danger pour la mère est aux deux extrêmes pour la première naissance mais aussi avec un risque aggravé pour la dernière, lorsque l'âge avance ou quand le nombre de grossesses est important.

DATE EVENEMENTNomPrénomNé(e) leDécédé le Lieu Remarques
1632/01/04JARRYDeniseavant 16121632/01/04Availlesen couches
1634/04/25BARBOTJeanneavant 16121634/04/25Availles2J après
1635/12/15BERTRANDMarieavant 16041635/12/15Availles6J après
1639/12/06MARINMargueriteavant 16001639/12/06Availles2J après
1668/07/05DEGENNESMarieavant 16281668/07/05Availles3 S après
1671/11/05SÉNÉCHAULTMichelleavant 16501671/11/05Prinçay7 J après
1673/09/28SENECHAUAnne4 février 16521673/09/28Prinçay2J après
1683/11/28BASINETPerrineavant 16601683/11/28Prinçay3 S après
1692/06/27CLERTÉAnneavant 16701692/06/27Availles10 J après
1698/01/11JARRYJeanne4 mars 16681698/01/11Availlesen couches
1699/10/06GUIGNONCharlotteavant 16731699/10/06Availles3 S après
1706/09/24DEGENNESMarieavant 16851706/09/24Availlesen couches
1710/10/29CARDINEAUMarieavant 16661710/10/29Availlesen couches
1715/02/24PIRONETFrançoiseavant 16781715/02/24Availles6 S après
1715/03/17FEURGERRenée16901715/03/17Availlesen couches
1715/05/03BRIONJeanneavant 16781715/05/03Availlesen couches
1721/09/09CARDINEAUJeanneavant 17001721/09/09Prinçay3 S après

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Grandes Multipares (Plus de 8 naissances)
Les grandes familles appartiennent aux millieux aisés, meilleure santé de la mère et plus grande longévité.  

DATE EVENEMENTNomPrénomNé(e) leDécédé le Lieu Remarques
1649/12/02DUPLEXFulgenteavant 1610Availles10 enfants avec COUDREAU François
1650/09/23CHARRAULTDeniseavant 1614Availles9 enfants avec MOUSNIER Charles
1653/03/29LANDOISPerrineavant 1709Availles8 enfants avec LEMERLE Gilles
1670/09/11BÉCOUGNÉEHilaireavant 16391671/02/20Prinçay9 enfants avec CARRE Charles
1673/01/09AUTEXIERMarieavant 16331711/01/06Prinçay9 enfants avec RAIMOND Etienne
1678/05/21CHARRONLouiseavant 1645Prinçay8 enfants avec GUIGNARD Aymé
1682/04/16RAGUENEAULéonardeavant 16491701/12/30Availles8 enfants avec PELLETIER André
1684/10/18PELOURDEPerrineavant 16441714/04/10Availles9 enfants avec MAILLOU Jean
1690/06/24GUIGNARDMarieavant 16551708/03/19Availles8 enfants avec COUDREAU Fulgent
1691/05/21SERREAULéonore1 janvier 16461697/01/18Availles9 enfants avec FONTAINE Jean
1693/00/00GUILLOTFrançoiseavant 1648Availles11 enfants avec SERREAU René.
1697/02/10OUVRARDJeanneavant 16501707/02/14Availles9 enfants avec LE DE Marc
1700/08/12SAULNIERJeanneavant 16581721/10/26Prinçay11 enfants avec AUTEXIER Jean
1702/03/28TESSONMarguerite17 juillet 16681702/06/27Availles9 enfants avec BRUNEAU François
1711/10/12JOUBERTHilaireavant 16731719/08/28Availles11 enfants avec CARDINEAU Jean
1712/07/15DOUSSETMargueriteavant 1676Prinçay9 enfants avec GUILLE René
1712/08/01CHEVALIERCharlotteavant 1673Availles11 enfants avec VAISSAULT François
1715/05/03BRIONJeanneavant 16781715/05/03Availles8 enfants avec POINTUREAU Gabriel, morte en couches
1715/05/13DUBOISMarieavant 16751715/12/23Availles10 enfants avec MEUSNIER Charles
1716/01/19PAILLÉRenée28 février 1669Availles12 enfants avec FRADIN François
1721/01/15MERIGOTHeliette8 février 16811724/11/07Availles10 enfants avec COUDREAU Fulgent
1721/02/24DAVAILLEMathurineavant 1684Availles11 enfants avec LEPAGE Jean
1722/03/05AUTEXIERJeanne16 février 1681Prinçay9 enfants avec ARNAULT Jean, gemellaire X 2
1722/11/21DEGENNESMargueritevers 1689Prinçay8 enfants avec AUTEXIER Pierre
1724/11/05DUBOISMarguerite22 mars 1685Availles12 enfants avec MEUSNIER Louis,
1725/08/05BARBOTMarieavant 1680Availles10 enfants avec BAILLET Charles, gemellaire X2
1725/11/10SERREAURadegonde13 août 1685Availles8 enfants avec JOLLY René Pierre
1726/04/18LAVERGNEMarieavant 1690Availles9 enfants avec LEPAGE Philippe
1849/09/05ARNAULTFrançoise1803Availles8 enfants avec HELIN Jean

jeudi 15 juin 2017

M comme Manuchard d'#Availles86 #challengeAZ


Ils ou Elles étaient armuriers à la Manu. La Manu c'est la Manufacture d'armes de Châtellerault. La gloire de la Ville du bon accueil. La naissance de l'industrie chatelleraudaise, en 1819. En fabriquant des armes blanches, puis des fusils,  elle offre un essor industriel à la ville. ça commence au XIXème siècle, ça se terminera dans les années 68.
Dans les familles du chatelleraudais, des travailleurs de la Manu, tout le monde en a dans sa généalogie, c'est comme ça. Et à Availles, c'est pareil. On peut toujours être un petit village agricole, on a du monde à la Manu. Passer du journalier à l'ouvrier, c'était pas forcément une affaire, mais parfois ce fut une chance, une chance de se nourrir, de nourrir les siens. Une chance de partir un peu du village, pour mieux y revenir. Une chance pour une veuve de guerre, d'élever des  pupilles de la Natioin. Une chance de travailler dur, dangereusement souvent.
La Manu c'est aussi le thème du challenge de Sébastien Pissard avec les noms du Poitou, et parmi eux, les noms de la Manu. Suivez son travail, si précieux pour la généalogie du Poitou.
La Manu ce sont des bouquins. Celui du CCHA est une somme. N'hésitez pas, lisez-le, achetez-le, demandez le à la médiathèque, pour comprendre.

Revenons sur nos manuchards d'Availles.
 Nos sources :
- Les registres d'état civil qui indiquent les professions des protagonistes. Ils sont mentionnés armuriers.
- Les recensements de population qui indiquent aussi les professions
- Le travail des associations et en particulier du CCHA au sein duquel Monsieur CHOTARD indexe tous les Manuchards  avec leur date et lieu de naissance, leur lieu de résidence, leur carrière à la manu avec leur fonction, date d'entrée, de sortie, détails mentionnés. Bref une mine d'infos.
Availlais, je sais que vous aimez les listes autant (plus ?) que mes bavardages. Moi aussi. J'aime retrouver les noms, les patronymes familiers, ceux des ancêtres de mes enfants, de mes amis, de mes voisins, de vous qui cherchez votre histoire.

A part de cette liste,  notre VIP de la Manu, Adrien TREUILLE, polytechnicien, qui dirigea la Manufacture d'Armes de 1889 à 1895. On lui doit la commande russe de 500 000 fusils, tout une histoire. Adrien Treuille, propriétaire de la Tour d'Oyré, fut maire d'Availles de 1890 à 1917. Nous reviendrons sur ce beau et haut personnage de notre village.

Voici la liste ouverte des plus anciens Manuchards d'Availles : impossible de tout détailler ici. Si vous retrouvez un des vôtres contactez-moi, il est possible d'en savoir plus.


Les Manuchards d'Availles répertoriés par le CCHA


Les Manuchards d'Availles répertoriés par le CCHA


Les Manuchardes d'Availles de la Guerre de 14. 




Quelques manuchards relevés dans les registres. 

La collecte des Manuchards d'Availles 


Camille Laroche, 2ème à gauche, rang du haut. Manuchard et Poilu d'Availles. Merci à Jacques son petit-fils pour cette belle archive ! 


Sources :
CCHA 
Mémoire des Availlais
Registres d'Etat civil et Recensements de population AD86 et Archives municipales. 
Sur le montage, à gauche, Elise VENAULT  et Ginette SARRAZIN, à droite Adrien TREUILLE. Aidez-moi à compléter l'album des Manuchards d'Availles.

mercredi 14 juin 2017

L comme Les Loups d' #Availles86 - #challengeAZ


Loup y-es-tu au village d'Availles ?
Que fais-tu ?
M'entends-tu ?
Ouhhhhhhhhhh ! Je mets mes bottes sur les bords de la Vienne, pour dévorer la p'tite Marie !
Ouhhhhhhhhhh ! Je mets mes lunettes pour échapper au rusé Barreau !
Ouhhhhhhhhhh ! Je mets mon collier pour plaire au bon De Bessé !
Ouhhhhhhhhhh ! Je rôde dans l'archive, tapi dans la mémoire collective. Mon fantôme hante les chemins et les cheminées de la Doubtière.
Ouhhhhhhhhhh ! Je suis prédateur de petites bergères, bouc émissaire des crimes divers, victime, bourreau.
Ouhhhhhhhhhh !  Je suis un masque au théatre de la vie.


A Availles, j'apparais dans l'archive en 1774 à Poitiers, en série C66. Un document époustouflant qui relate nominativement ma destruction  dans toute la Généralité  de 1751 à 1796. Tous les chasseurs y sont, tous mes frères chassés aussi. C'est clair, net, précis. On peut même en tirer quelques conclusions.





A Prinçay, Charles BARREAU, futur maire chasse la bête que je suis. Il ramène ses trophées à Poitiers où il reçoit une indemnité. Sacré Charles ! Pauvre Charles ! Prédateur de loups, qui ne sait pas encore qu'il finira assassiné, comme moi, après avoir été traqué comme une bête, sur le chemin du retour de la foire. Massacré par l'amant de sa femme Jean GRELU... Une vie de chien pour un chasseur de loups.


Quelques années plus tard, en l'an VI, j'attends mon repas, tapi dans les buissons, le long de la Vienne. Marie PICHOT  morte noyée git sur la berge. La nuit tombe, l'officier de santé ne viendra plus. La procédure interdit de déplacer le cadavre, Je le sais, alors alors j'attends en me lêchant les babines. En vain, car l'homme choisit de mettre à l'abri les restes de ma pauvre pitance ! Une vie de misère pour un chagrin de bergère.


Ma plus belle histoire d'amour c'est au château de la Doubtière que je l'ai vécue. L'histoire d'une passion entre un homme et moi. Un homme qui, par amour passa de la chasse à l'élevage. 
Cet homme s'appellait Gontran de Bessé, fils d'Adolphe de Bessé qui acheta en 1875, le relais de chasse qu'était la Doubtière et le transforma en château douillet. 




 Gontran naquit à Availles, le 1er Juin 1880. Il aimait la Doubtière, l'agrémenta, s'y installa, participa à la vie municipale, chassa et croisa mon regard. Une passion dévorante était née, il serait éleveur de loups ! 


Gontran me fit venir de Sibérie, m'installa douillettement à la Doubtière.  Au dessus de la lourde porte, un loup reste gravé dans la pierre témoignant de cette singulière rencontre. Dans la cheminée , voyez comme je trône, empaillé et terrible. Qui balada l'autre au bout d'une laisse sur cette étrange  photos ? Conte de fées à la Doubtière pour les loups solitaires !

Ouhhhhhhhhhh ! Ouhhhhhhhhhh ! D'autres histoires de loups, en connaissez-vous ? En connaissez-vous ?
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Avec la lettrine de Marie-France ! 
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Sources : 
Bulletin municipal d'Availles 1999 : La Doubtière par Mme M.de Vries. 
AD 86 Availles-en-Châtellerault NMPD 1778/1882. 
AD86 Série C66
Généanet -  Société des Antiquaires de l'Ouest. 

mardi 13 juin 2017

K comme Kermesse. #ChallengeAZ



Kermesse, synonyme de fête paroissiale. 
Voici un petit échantillon de bonne humeur populaire. 


 les fêtes d'école
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les processions
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Encore des processions
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Toujours des processions ! 
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Des chars fleuris
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encore des chars fleuris 
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Toujours des chars fleuris ! 
qui vont parader jusqu'à Châtellerault ! 
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Des concours de pêche à l'étang du  Marchais
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Un p'tit coup d'prune à Robert derrière le collier Monsieur l'maire Roger Morin ? 
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Tiens Monsieur l'curé n'est pas du défilé qui passe devant l'épicerie Girault ! 
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Des mascarades 


 et de belles bohémiennes ! 


Et le plaisir simple de se retrouver pour trinquer en habits du dimanche ! 

Chers Availlais, vous me mettrez bien quelques noms sur ces photos ? 

Source : Collecte de documents